Message des petits bâtisseurs du nouveau monde

 

À combien de reprises devrais-je retourner encore dans ce monde fantastique ? 

Ce monde où tous vivent en paix et où personne ne se soucie du lendemain, car celui-ci fait déjà partie du passé… Le retour sur Terre est pour moi chaque fois de plus en plus difficile à supporter. Le contraste entre ici et là-bas est tellement grand que j’en ai toujours pour plusieurs jours à m’en remettre. Plus le temps passe et plus l’incertitude prend de place.

Si je n’avais pas fait le bon choix ? Aurais-je la force de mener à bien cette importante mission ? Comment sera reçue cette connaissance ? Autant de questions auxquelles je ne peux trouver de réponse, et cela ne fait que renforcer mon insécurité. Je sais pourtant que je dois me rappeler cette fameuse phrase qu’un de mes professeurs m’avait dit un jour, un jour qu’il avait mon attention : « Si tu es incapable de te faire confiance, comment veux-tu que les autres puissent avoir confiance en toi ? »

L’appel de la destinée vint frapper une autre fois à ma porte. Elle attend de moins en moins longtemps maintenant avant de faire son entrée dans mon inconscient. Après tout, les formes de politesses ont déjà été faites il y a de ça un bon moment.

loi enfant

Devrais-je encore m’en surprendre ?

Où vais-je atterrir cette fois ?

Je m’étonne presque à essayer de trouver…

Bonjour Alasira, mon ami, ça va bien ?

Comment se passent tes journées depuis que tu sais ce que tu sais ?

— Ça va bien. Seulement, j’ai quelques craintes… Je me demande si j’aurai la force de mener à bien cette mission. C’est un lourd poids que je devrai porter sur mes épaules, et ce, pour le restant de mes jours. J’ai l’impression que plus je prendrai de l’âge et plus il sera difficile à supporter.

— C’est là que tu te trompes mon ami. Tu auras de l’aide, beaucoup d’aide.

Aujourd’hui, tu as l’impression d’être seul, mais déjà tu ne l’es plus. La conscience a commencé à faire son propre chemin dans le cœur des hommes et des femmes de la Terre. Très bientôt, plusieurs se joindront à toi, et ta charge te paraîtra soudainement bien légère. Ce qui fait la force d’un homme ce ne sont pas les muscles qui couvrent son corps, mais le cœur qui les fait vivre. Ton cœur est fort, mon ami, très fort. Tu n’as rien à craindre. Tu sauras être la bonne personne lorsque sera venu le temps.

— Tu me rassures.

— Maintenant, je ne sais pas si tu te souviens, mais je t’avais dit que tu verrais bientôt comment les habitations du nouveau monde prenaient forme. Bien, le moment est venu d’assister à l’élévation de l’un de ces gigantesques monuments. Suis-moi et tu verras.

Ce que je fis. J’étais tellement occupé à me demander si je saurais être à la hauteur de cette tâche, que je ne m’étais même pas rendu compte de l’endroit où j’étais. Pour faire une image plutôt simpliste de ce lieu, disons que je me trouvais dans ce que l’on pourrait appeler un chantier de construction. Toutefois, sans machinerie, sans outils et sans matériaux. La seule chose qu’il y avait sur place était un gros amas de glaise ou d’argile.

Enfin, absolument rien qui laissait supposer un seul instant qu’une bâtisse d’envergure colossale allait bientôt prendre forme sous mes yeux. Qui plus est, le chantier était complètement désert.

— Tu verras, cela ne sera plus long maintenant. Les bâtisseurs du nouveau monde vont arriver incessamment.

Au moment où mon ami prononça ces paroles, je vis arriver à la marche un attroupement d’hommes, de femmes et d’enfants tenant dans leurs mains toutes sortes d’objets les plus inusités les uns les autres. Il y avait des bâtons avec un bout plat qui ressemblaient à des bâtons de cricket, des sceaux, des grattoirs de toutes sortes, de petits instruments semblables à des mirettes, des ébauchoirs, enfin, de tout pour retourner, égaliser, aplatir et sculpter la terre.

Toutefois, ces objets ressemblaient beaucoup plus à des jouets que les enfants utilisent pour fabriquer des châteaux de sable qu’à des outils servant à la construction d’édifices. En voyant arriver ces hommes et ces femmes dans leurs tenues du dimanche avec leurs bâtons à la main, je les imaginais devoir affronter, ainsi parés, une horde de guerriers sauvages…

Pas besoin de vous dire qu’ils en auraient fait qu’une bouchée! Mais bon, ces gens n’étaient pas là pour faire la guerre, mais plutôt pour la construction d’un édifice. De toute façon, il y avait sûrement déjà belle lurette que ces hommes et ces femmes n’avaient pas connu la guerre. On peut même se demander si ce mot faisait encore partie de leur vocabulaire.

C’était tellement étrange, chacun arrivait avec un large sourire accroché à sa figure, comme s’il s’en allait participer à une fête ou à un carnaval. Des mères tenaient leurs jeunes enfants dans leurs bras alors que les plus âgés couraient en avant du groupe. Il y en avait d’autres qui étaient grimpés sur les épaules de leurs pères. En tout cas, une chose est sûre, nous étions bien loin des travailleurs de la construction que l’on connaît aujourd’hui.

Alors ça oui, très loin!

— Mon ami, as-tu déjà assisté à la construction d’un temple en une seule journée ?

Sûrement pas ! Bien, pour la première fois dans l’histoire de ton humanité, tu seras témoin de ce prodige. Assois-toi confortablement et regarde ces bâtisseurs de génie à l’œuvre.

Comme mon ami me l’avait si bien suggéré, je m’assis près de lui dans un petit coin tranquille, à l’écart, afin d’assister à ce prodige. Je dois vous dire que, en regardant tous ces gens qui paraissaient avoir beaucoup plus le cœur à la fête qu’à travailler, sans parler de leurs enfants qui couraient dans tous les sens, j’avais beaucoup de difficulté à croire qu’ils arriveraient à faire quelque chose de bien dans ce brouhaha. Mais bon, je devais quand même leur laisser le bénéfice du doute.

C’est alors que commença le travail – si je peux appeler cela du travail, car chacun rigolait et paraissait avoir tellement de plaisir que cela ressemblait bien plus à un jeu qu’à un travail. Pendant que les jeunes enfants jouaient accompagnés de leur mère, les autres commençaient à travailler l’amas de terre qui était déjà là à leur arrivée.

Certains transportaient de la terre dans de petits récipients alors que d’autres commençaient à la manipuler afin d’élever des sortes de murets. Ce ne fut pas long que l’œuvre commença à prendre forme. Leurs gestes étaient adroits et très précis ; leurs talents, vraiment extraordinaires! J’assistais à ce moment même à la construction en direct d’un superbe château tout en argile, à une échelle réduite. Il commençait à prendre des allures royales avec ses magnifiques figures gravées sur les parois et ses colonnes sculptées sur la façade. Tout ceci était magnifique, mais nous étions encore loin d’un gigantesque monument. Je ne savais pas trop quoi en penser de ce travail, ma foi superbe certes, mais tout de même inutile.

C’est alors qu’il se passa quelque chose de très surprenant.

Le temps autour de nous se mit à accélérer. Les personnages filaient devant mes yeux comme des centaines de petites fourmis pressées par le temps, Pareil à l’image d’un film que l’on passe à vitesse rapide. Je regardais alors mon ami, très surpris, mais je me doutais bien que ce petit manège avait sûrement été commandé par lui…

extrait du livre LE MESSAGER sur mon autre blog : http://francesca1.unblog.fr/

Instruction au Moyen Age

… ou comment les écoles primaires étaient déjà légion sur l’ensemble du territoire

« On a cru longtemps que le Moyen Age n’avait connu rien qui ressemblât à ce que nous appelons l’instruction primaire. C’est une grave erreur ; il est fait à chaque instant mention d’écoles dans les documents où on s’attendait le moins à trouver des renseignements de ce genre, et l’on ne peut douter que pendant les années même les plus agitées du XIVe siècle, la plupart des villages n’aient eu des maîtres enseignant aux enfants la lecture, l’écriture et un peu de calcul », affirme au XIXe siècle l’historien médiéviste Siméon Luce, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et archiviste aux Archives nationales. Beaucoup de nos provinces connurent en effet dès cette époque les bienfaits de l’enseignement populaire, et les éléments de l’instruction y furent mis à la portée des classes laborieuses.

Du Ve au XIIe siècle, le clergé seul s’occupe des choses de l’enseignement et si nous voulons avoir une idée de l’état intellectuel de nos pères en ces siècles reculés, c’est uniquement aux documents ecclésiastiques qu’il faut recourir, ce sont les collections de conciles qu’il faut étudier.

Le premier texte que nous puissions citer est celui du concile de Vaison (529) exhortant les prêtres établis dans les paroisses à recevoir chez eux de jeunes lecteurs et à les instruire. L’Église avait sans doute en vue, dans ces prescriptions, le recrutement du clergé, mais leur accomplissement avait des conséquences plus générales, car beaucoup de ces jeunes lecteurs restaient dans le monde, comme le Concile le prévoit expressément.

grammaire

La Grammaire et son amphithéâtre d’élèves
(Extrait de Noces de Philologie et de Mercure, Xe siècle)

Au-dessus de ces écoles paroissiales, qui, selon Guizot « se multiplièrent fort irrégulièrement, assez nombreuses dans certains diocèses, presque nulles dans d’autres » (Histoire de la civilisation en France) s’élevaient les écoles épiscopales dont les plus florissantes, du VIesiècle au milieu du VIIIe furent celles de Poitiers, Paris, Le Mans, Bourges, Clermont, Vienne, Chalon-sur-Saône, Arles et Gap. A côté d’elles, des écoles dans tous les monastères où pendant longtemps, non seulement les novices, mais les étrangers furent admis. Une assemblée d’abbés et de moines tenue à Aix-la-Chapelle en 817, ayant décidé que les écoles intérieures des monastères seraient ouvertes uniquement aux oblats, dans toutes les abbayes de quelque importance, les écoles furent de deux sortes, les unes intérieures pour les oblats et les moines, les autres extérieures pour les clercs et les laïques qui les voulaient fréquenter.

C’est ainsi que plus tard Guillaume, abbé de Fécamp, au dire de son ancien biographe, « institua dans tous les monastères dont il était chargé, des écoles sacrées, où, pour l’amour de Dieu, des Frères instruits et propres à l’enseignement, distribuaient gratuitement le bienfait de l’instruction à ceux qui se présentaient, sans exclusion de personne. Serfs et libres, pauvres et riches avaient une part égale à cet enseignement charitable. Plusieurs recevaient de ces monastères en même temps que l’instruction, la nourriture qu’ils n’auraient pas eu le moyen de se procurer, et parmi ceux-là il s’en trouva qui prirent l’habit monastique. » (cité par Beaurepaire, Guillaume de Fécamp vivait au XIe siècle)

Nous n’ignorons pas que l’histoire de ces écoles n’a qu’un rapport éloigné avec celle de l’instruction primaire, puisque les arts libéraux et l’écriture sainte y étaient enseignés. Néanmoins nous avons dû signaler leur existence, car il est bien évident, ou bien que leurs élèves étaient préparés à recevoir leur enseignement dans des écoles inférieures, ou bien qu’elles commençaient elles-mêmes par leur donner les premières leçons.

A l’avènement de Charlemagne, la décadence était déjà venue pour ces écoles. Mais ce grand homme, admirablement secondé par les évêques de son empire, fit d’énergiques efforts pour leur rendre leur ancien lustre. A Aix la-Chapelle, en 789, il reprend la tradition du Concile de Vaison et ordonne aux prêtres de tenir école dans leurs paroisses, nous apprend l’érudit du XVIIIe siècle Jean Hardouin. En 797, nous avons le célèbre capitulaire de Théodulfe évêque d’Orléans, si souvent cité : « Que les prêtres établissent des écoles dans les villages et dans les bourgs, et si quelqu’un de leurs paroissiens veut leur confier ses enfants pour leur apprendre les lettres, qu’ils ne les refusent pas, mais qu’ils accomplissent cette tâche avec une grande charité. » D’autres évêques s’approprièrent les prescriptions de Théodulfe, et les communiquèrent à leur clergé, nous explique Maggiolo dans Du droit public et de la législation des petites écoles. Plusieurs conciles donnèrent aux prescriptions de Charlemagne la sanction de l’autorité ecclésiastique, par exemple, celui de Mayence en 813, enjoignant aux prêtres d’exhorter le peuple chrétien à envoyer ses enfants aux écoles, explique encore Hardouin.

Le IXe siècle nous fournit d’autres témoignages. Le capitulaire d’Hérard de Tours (858) prescrivant aux prêtres d’avoir des écoles et de bons livres, l’ordonnance de Vautier d’Orléans (860) rappelant la même obligation, enfin celle d’Hincmar de Reims enjoignant aux visiteurs des paroisses de s’enquérir si chaque prêtre a chez lui un clerc qui puisse tenir l’école. Il est vrai que de bons critiques ont affirmé que les écoles dont il est question dans ces textes étaient uniquement destinées au recrutement du clergé, mais outre qu’ils restreignent sans preuves évidentes le sens d’expressions générales, on peut leur opposer un texte presque contemporain ; c’est la constitution de Riculfe, évêque de Soissons (889) rappelant aux prêtres la modestie dont ils ne se doivent jamais départir en gouvernant leurs écoles, et leur défendant d’y recevoir des filles avec les garçons. Eut-il été besoin d’une ordonnance spéciale pour interdire aux filles, l’accès d’écoles exclusivement destinées aux clercs, comme le précise Hardouin dans le tome VI de son Histoire littéraire de la France.

Il est certain que ces écoles épiscopales, monastiques et paroissiales eurent beaucoup à souffrir de l’état déplorable de l’Europe aux Xe et XIe siècles. Mais quand vint la grande époque du Moyen Age, à partir du XIIe siècle, grâce au concours de l’Eglise et de l’État, elles refleurirent et l’on a pu retrouver leurs traces en beaucoup de provinces. Pour nous rendre compte de la situation de l’instruction primaire en France au Moyen Age, nous interrogerons d’abord les contemporains, nous citerons les faits particuliers qu’une étude attentive des documents originaux a fait découvrir aux érudits qui ont publié les travaux spéciaux sur notre question, enfin nous présenterons quelques considérations qui nous semblent de nature à légitimer une large induction.

enseignement

Enseignement de la morale (Extrait de Verger de Consolation, XIIIe siècle – XIVe siècle)

Pour apprendre à l’enfant comment conduire sa vie selon les préceptes de la morale,
on lui présente les vertus comme un château dont chaque pierre
porte un précepte : « aime tes parents », « fuis la colère ».
La porte du château de vertu a comme devise « obéissance et patience »

Voici d’abord un texte explicite de Guibert de Nogent : « Il y avait un peu avant cette époque (1065) et même encore depuis, une si grande rareté de maîtres d’école, qu’on n’en voyait pour ainsi dire aucun dans la campagne, et qu’à peine on pouvait en trouver dans les grandes villes ; encore étaient-ils d’une si faible science qu’on ne pouvait les comparer aux clercs qui sont maintenant (1110) dans les campagnes. » (Vie de G. de Nogent par lui-même) A en croire le même chroniqueur, au commencement du XIIe siècle tous les hommes furent pris d’une ardeur extraordinaire pour l’étude… « Voyant, dit-il, que de tous côtés, on se livre avec fureur à l’étude de la grammaire et que le nombre toujours croissant des écoles en rend l’accès facile aux hommes les plus grossiers… » (Histoire des croisades, par G. de Nogent)

Un texte du continuateur de Guillaume de Nangis, est également significatif. Parlant des malheurs que causa l’effroyable peste de 1348, il dit : « On trouvait alors peu de maîtres qui sussent ou voulussent apprendre les rudiments de la grammaire aux enfants, dans les maisons, les villages et même les villes closes. » La pensée de signaler cette disette de maîtres fût-elle venue à l’esprit de l’historien, si elle n’eut été un fait exceptionnel et temporaire ? Comment encore si les écoles primaires eussent été un mythe ou si l’on veut une exception très rare, Gerson, dans son traité de la visite des paroisses écrit dès l’an 1400, eût-il conseillé aux visiteurs de s’enquérir avec soin, « si chaque paroisse possède une école, comment les enfants y sont instruits, et d’en établir dans les lieux où il n’en existe pas. »

L’étude des documents inédits a prouvé la justesse des conclusions qu’on a tirées de ces textes. Il y a longtemps déjà que L. Delisle, a pu écrire dans son remarquable ouvrage sur la Condition de la classe agricole en Normandie : « Des documents nombreux établissent surabondamment combien les écoles rurales étaient multipliées au XIIIe siècle et aux suivants dans la Normandie. » Et Siméon Luce n’a pas craint de dire : « On a cru longtemps que le Moyen Age n’avait connu rien qui ressemblât à ce que nous appelons l’instruction primaire. C’est une grave erreur ; il est fait à chaque instant mention d’écoles dans les documents où on s’attendait le moins à trouver des renseignements de ce genre, et l’on ne peut douter que pendant les années même les plus agitées du XIVe siècle, la plupart des villages n’aient eu des maîtres enseignant aux enfants la lecture, l’écriture et un peu de calcul. » (Histoire de Du Guesclin, 1876)

De fait, nous pouvons citer un grand nombre d’écoles, non seulement dans les villes, mais dans des paroisses rurales peu importantes des diverses provinces de notre pays. Delisle en signale 33 en Normandie (Etudes sur la condition de la classe agricole en Normandie). Son enquête forcément restreinte a été étendue et approfondie par de Beaurepaire. Les archives de la Seine-Inférieure lui ont fourni la preuve irrécusable de l’existence d’écoles nombreuses à partir du XIIe siècle. Et ces écoles ne se rencontrent pas seulement dans des villes ou des localités populeuses ; d’humbles villages en sont pourvus, villages dont quelques-uns ont aujourd’hui trop peu d’importance pour former des communes distinctes. La mention de ces écoles de paroisses avec l’indication sommaire des documents qui en ont révélé l’existence forme un très long et très curieux chapitre du livre de l’érudit normand.

Il faut ici, d’une part, remarquer l’absolue certitude de renseignements fournis uniquement par des textes contemporains, d’autre part se bien convaincre de la rigueur de l’induction qu’on en peut tirer. « Quand on rencontre, dit de Beaurepaire, des écoles dans des localités d’une aussi mince importance que celles que nous avons énumérées, il n’y a plus moyen de douter qu’il n’y en ait eu, sinon dans toutes les paroisses rurales, du moins dans la plupart, et surtout dans celles où la population était un peu considérable. » A l’autre extrémité de la Normandie, dans le département actuel de la Manche, l’abbé Trochon a retrouvé la trace des écoles de Coutances. D’autre part l’auteur contemporain de la vie du B. Thomas de Bivllle, chapelain de Saint-Louis nous apprend qu’il enseigna en diverses écoles de ce pays, rapporte Delisle. De Charmasse a pu retrouver 8 des anciennes écoles de l’Autunois ; Quantin, 28 du département de l’Yonne ; Sérurier, 10 des Pyrénées occidentales ; de Resbecq, 11 du département du Nord ; Babeau, 7 de l’Aube ; Bellée, 9 de la Sarthe ; Maître, 3 du comté Nantais ; Port, 13 de Maine-et-Loire ; de Jussieu, 5 de la Savoie.

Une sentence arbitrale de l’an 1216 entre le doyen et le chapitre de Saint-Apollinaire de Valence porte que le chapitre nommera le maître des écoles. Dans un acte du doyenné de 1471, il est établi que le doyen confère les écoles à Valence et dans tout le diocèse, hormis les lieux collégiés (L’instruction primaire dans la Drôme avant 1789 par Dupré de Loire, 1874). On peut également citer en Dauphiné les écoles de Montbéliard dès le XIIe siècle, de Romans, de Montélimar, de Briançon, du Buis. Battault a prouvé par des textes qualifiés de suffisants et décisifs par la Revue des Sociétés savantes en 1876, qu’en Bourgogne et spécialement à Chalon, comme en beaucoup d’autres villes et villages, il a existé très anciennement des écoles dont on peut suivre la trace à dater du XIIIe siècle dans la plupart des cartulaires. L’intéressant mémoire de Rameau prouve l’existence d’écoles à Mâcon dès le XIVe siècle et à Basgé au XVe (Revue de l’Ain, juillet-août 1876).

Nous relevons dans le Dictionnaire de Pédagogie de Buisson les règlements des écoles de Bourg (Ain) en 1391, et la taxe scolaire de 1429, une requête du maître d’école de Foix au XVesiècle sollicitant des officiers municipaux l’assainissement du local qu’il occupait, l’indication des écoles de Moulins (1424) ; de Jaligny-sur-Allier où l’on trouve dès le XIII>sup>e siècle un Rector Scholarum ; de Marseille, où l’on a retrouvé les diplômes accordés par les évêques aux XIVe et XVe siècles pour les écoles des paroisses, et une allocation accordée en 1401 à l’école communale, d’Antibes (1483), de Brie et Redon (1096), Pornic (1113), Quimper (1260), Saint-Malo (1350).

GEOMETRIE

Leçon de géométrie (Extrait de Image du monde, XIVe siècle)

Dans la même province, le docteur Dupuy a signalé des écoles à Goezbriand, à Nantes, Rennes, Vannes et Tréguier (article du Bulletin de la Société académique de Brest intitulé Les écoles et les médecins en Bretagne au XVesiècle). « L’instruction, ajoute-t-il, était moins répandue au XVe siècle qu’au XIXe, mais elle n’était pas entièrement négligée. Le seigneur pour administrer ses domaines, le marchand pour tenir ses comptes, le gentilhomme pauvre et le bourgeois ambitieux pour exercer quelque fonction lucrative dans le notariat ou la judicature avaient besoin de s’instruire ; les notables de chaque paroisse pouvaient devenir fabriqueurs et trésoriers. Ils avaient des recettes à noter, des dépenses à enregistrer. Il leur était nécessaire d’apprendre à écrire. Aussi les illettrés sont rares dans les nobles, la bourgeoisie et parmi les paysans qui possèdent quelque aisance. »

D’un canon du concile de Cognac présidé en 1260 par Pierre, archevêque de Bordeaux et interdisant aux écoliers les combats de coqs, on peut légitimement conclure que les écoles n’étaient pas inconnues au XIIIe siècle dans la province ecclésiastique de Bordeaux. L’abbaye de la Sauve recevait les enfants du voisinage pour les instruire (Histoire de l’abbaye de la Sauve, par Cirot de la Ville). Nous voyons d’ailleurs dans les hommages rendus en Guyenne par les serfs questaux à leurs seigneurs, qu’ils s’engagent ordinairement à ne pas mettre leurs enfants à l’école sans la permission desdits seigneurs. Cette clause ne serait pas régulièrement insérée si les écoles rurales eussent été inconnues dans le pays.

En 1414, nous trouvons parmi les notables de la ville de Bordeaux, Me Mohan Andrieu « meste de l’escola » (Archives de la ville de Bordeaux, Série BB, Registre de la jurade, 1414-1417). Maggiolo mentionne des règlements donnés aux écoles de Mende en 1286-1296, et la nomination des maîtres de cette ville en 1331 et 1361, des écoles presbytérales dans toutes les paroisses de Toul en 1240 des écoles presbytérales et claustrales à Nancy en 1221, 1298, 1342, 1484, une école à Vézelise en 1292. Nous disposons également de preuves de l’existence d’écoles au XVe siècle à Amiens, à Abbeville, à Corbie, à Saint-Omer, à Goupillières, à Decize (Nièvre). Nous indiquerons encore celles de Rethel, d’Albi où les questions scolaires ont une grande part dans la vie municipale, de La Rochelle, de Reims, de Haon-le-Châtel (Loire), de Montauban, de Montfort-l’Amaury, de Sisteron, de Saint-Léonard, de Mortain, d’Hermant en Auvergne, de Beaune, du diocèse de Chartres, de Nîmes.

Signalons aussi quelques faits concernant les écoles de Paris au Moyen âge. Dès 1292, le rôle de la taille donne les noms de 11 maîtres et d’une maîtresse d’école ; ils sont taxés au cinquantième de leurs revenus (Paris sous Philippe le Bel par H. Géraud, 1837). En 1380, le grand chantre de Paris, Guillaume de Sauvarville, réunit les maîtres, maîtresses, au nombre de 63, pour leur notifier les statuts qui les doivent régir et leur faire jurer de s’y conformer (Statuts et règlements des petites écoles de Paris, par Martin-Sonnet). Au XVe siècle, on compte à Paris environ cent écoles.

En l’absence de documents originaux démontrant l’existence des écoles en d’autres provinces au Moyen Age, l’énumération qui précède nous donne le droit de conclure, sans violer les lois de la logique, que ces provinces ne furent pas moins favorisées que celles dont nous avons parlé jusqu’ici. Au fond, si l’on considère la nature des pièces d’archives qui ont révélé l’existence des écoles signalées par nous, il faut bien reconnaître que la plupart d’entre elles ne semblaient pas faites pour un semblable usage. Au Moyen Age, il n’y avait rien qui ressemblât à notre centralisation, à notre administration uniforme. Personne ne songeait à dresser des statistiques, à cataloguer des institutions.

Comment donc l’existence des écoles du Moyen Age a-t-elle été révélée ? Ici par un jugement d’une officialité ou d’un tribunal quelconque en matière civile ou criminelle, là par une donation, ailleurs par une enquête, un procès de canonisation où nous découvrons par hasard la trace d’une école, d’un régent. Mille fois pour une, il y a chance pour que des documents de ce genre aient péri ou n’aient pas été explorés, puisqu’ils ne peuvent être étudiés que par des érudits de profession. Force nous est donc de faire une certaine part à la conjecture, et de nous attacher à certains indices qui paraissent significatifs à des érudits autorisés. Signalons-en quelques-uns.

Tout d’abord nous ne saurions négliger un argument d’une grande valeur. C’est celui qui se base sur le grand mouvement littéraire, scientifique et artistique des beaux temps du Moyen Age. « Quand on a devant les yeux, dit excellemment Ch. Jourdain, le tableau des universités qui furent établies du XIIIe au XVe siècle, dans les différents pays de l’Europe et particulièrement en France, quand on considère la multitude des collèges dont elles se composaient, les privilèges importants concédés aux écoliers et à leurs maîtres par les papes et par les rois, enfin le grand nombre de bourses fondées en faveur des étudiants pauvres, quelque lent que paraisse le progrès des études et des sciences durant le Moyen Age, on ne saurait méconnaître que l’éducation de la jeunesse n’ait été une des plus constantes préoccupations de l’Église et de la royauté, des seigneurs féodaux et de la bourgeoisie. » (Mémoire sur l’éducation des femmes au Moyen Age) La prospérité de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur au Moyen Age sont incontestables. Les écoliers accouraient par milliers aux universités. Cette prospérité suppose nécessairement l’existence de l’enseignement primaire.

ECOLE

Une école bondée (Extrait de Heures de Louis de Savoie, vers 1450)

Une autre preuve de la diffusion de l’instruction primaire au Moyen Age, c’est le grand nombre de clercs mariés qui se trouvaient alors dans les campagnes. « Assez rares aux époques antérieures, dit Siméon Luce, frappés de mesures répressives par les papes de la fin du XIIIe siècle, les clercs mariés se multiplient au XIVe à la faveur du relâchement de la discipline ecclésiastique et deviennent si nombreux à tous les degrés de la société qu’ils forment presque une classe nouvelle. Cette classe ne comprend pas seulement des tabellions, des avocats, des commerçants qui portent la tonsure, quoique mariés, et relèvent à ce titre de la justice épiscopale. En Normandie, un certain nombre de riches paysans sont à la fois clercs et vavasseurs. A Louviers, à Tournay, on trouve des clercs jusque parmi les teinturiers et les apprentis teinturiers ; cette qualité s’étend, à vrai dire, à toutes les professions manuelles. La noblesse elle-même apporte son contingent… Il tend ainsi à se former une sorte de classe neutre composée de nobles, aussi bien que de gens du peuple de toutes les professions et embrassant en quelque sorte l’élite de la société que nous appellerions aujourd’hui laïque. Or on ne peut entrer dans cette classe, si l’on ne possède au moins les premiers éléments de l’instruction. Car, outre qu’il y a un droit à payer au roi, si l’on est son bourgeois, ou au seigneur si on relève de quelque justice féodale, on n’accorde généralement la tonsure qu’aux personnes qui savent lire et écrire. » (Histoire de Du Guesclin)

Une preuve supplémentaire de la diffusion de l’enseignement primaire au Moyen Age se trouve dans les contrats d’apprentissage et de tutelle. Il est stipulé bien souvent que le pupille ou l’apprenti, quelquefois même l’enfant placé dans une maison comme serviteur sera mis aux écoles et instruit selon sa condition. Du reste, l’article 220 de la coutume de Normandie, relatif à la garde noble, porte que « où les seigneurs ne feraient leur devoir tant de la nourriture et entretènement que de l’éducation des soubz-aages, les tuteurs ou parrents se pourront pourvoir en justice pour les y contraindre. »

Les prédicateurs du Moyen Age si patiemment étudiés par Lecoy de la Marche nous montrent maintes fois dans leurs sermons, les petits enfants s’en allant par bandes aux écoles avec un alphabet pendu à leur ceinture (L’enseignement au Moyen Age, article paru dans Les Lettres chrétiennes en mai 1880). De Beaurepaire a observé qu’au Moyen Age on prenait dans les actes, comme titre d’honneur, la qualité d’écolier et quelquefois même on la préférait à celle d’écuyer ou de noble homme.

Beaucoup de documents par les signatures dont ils sont revêtus, prouvent que, dès le XIIIe siècle, l’instruction commençait à se répandre largement. Delisle a cité ce fait des vavasseurs de Troarn certifiant, en 1234, par leurs signatures autographes, l’exactitude du censier de la baronnie dressé par l’abbé Siffred : sept vavasseurs sont présents, sept signent. Évidemment des faits de ce genre ne sauraient être généralisés qu’à bon escient ; mais nous croyons avoir acquis le droit d’affirmer avec Baudrillart « qu’on rencontre un assez grand nombre d’écoles au Moyen Age et qu’il n’est pas douteux que la classe rurale en profita. »

Les filles elles-mêmes n’étaient pas totalement privées du bienfait de l’instruction, il suffit de lire l’important mémoire de Jourdain que nous avons cité pour s’en convaincre. N’omettons pas, pour rester rigoureusement dans les limites de la vérité historique, une observation importante. Le degré d’instruction du peuple au Moyen Age a beaucoup varié selon les lieux et les époques. Telle province, la Normandie par exemple, était infiniment plus favorisée que telle autre à cet égard. La situation scolaire de la France était bien meilleure au commencement du XIVe siècle qu’au milieu du XVe, après les désastres de la guerre de Cent Ans. Mais il est impossible à tout esprit éclairé et au courant des résultats obtenus par l’érudition contemporaine, de nier que beaucoup de nos provinces, au Moyen Age, connurent les bienfaits de l’enseignement populaire et que les éléments de l’instruction y furent mis à la portée des classes laborieuses.

 D’après « L’instruction primaire en France avant la Révolution
d’après les travaux récents et des documents inédits », paru en 1881

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En Connexion avec ce que vit votre Enfant

 

 

Les théories sur les enfants de l’ère nouvelle se fondent souvent sur des classifications générales de comportement extérieur. Les syndromes et les diagnostics se basent sur des symptômes observables de l’extérieur. Mais ce qui manque ici et qui est vital pour réussir à aider ces enfants, c’est une connexion intérieure avec ce que vit l’enfant : les sentiments et les émotions qui génèrent le comportement extérieur.

Pour regarder quelqu’un d’une manière ouverte et impartiale, il est nécessaire de lâcher prise de notions et d’attentes préconçues. Vous pouvez vous connecter de façon authentique à quelqu’un (qui que ce soit), seulement à condition d’oublier tout ce que vous pensez savoir à son sujet. C’est seulement ainsi qu’il y a de la place pour être présent à l’instant de manière intuitive et sensitive. C’est aussi une belle façon d’accueillir quelqu’un, car vous vous permettez alors d’être touchés par l’énergie de son âme.

À partir d’une telle attitude d’ouverture, qui est de l’ordre du sentiment plus que de la pensée, il vous est possible d’entrer dans une communication avec l’autre qui est bénéfique et enrichissante pour tous deux. L’interaction avec un enfant n’est jamais à sens unique. Dans cette relation, chacun de vous est alternativement enseignant et étudiant. C’est ce qui caractérise toute relation spirituelle significative.

Lorsque la relation entre le guide et l’enfant a été définie d’une telle façon claire et transparente, il y a de nombreuses possibilités d’offrir un soutien à l’enfant dans son évolution. Je vais vous en indiquer quelques-unes de manière générale, qui n’ont pas la prétention d’être complètes mais indiquent plutôt une direction générale.

A

– L’appréciation positive de leurs qualités uniques (ce qui les rend différents)

Aidez-les à se souvenir de ce qu’ils sont. Aidez-les à prendre conscience que leur extrême sensibilité et leur idéalisme font partie des plus belles qualités qu’ils possèdent. Laissez-les  s’articuler autour de ce qui fait leur différence et encouragez-les à découvrir comment ces qualités apportent un enrichissement et une contribution au monde. Trouvez des manières créatrices d’exprimer leur haute sensibilité de façon à ce qu’ils y trouvent de la joie. Rassemblez-les et laissez-les échanger leurs expériences et partager leurs énergies.

– Le développement de l’intuition

Exercer leurs facultés intuitives de manière ludique les aide à se connecter à leur corps et à leurs émotions, et renforce leur conscience de soi. S’enraciner, connaître ses limites de l’intérieur et utiliser son intuition pour découvrir ce qui est bon pour soi, sont des talents que ces enfants sensibles peuvent aisément apprendre lorsqu’ils sont jeunes et sans contraintes. Plus grands, ils peuvent se sentir plus inhibés en ce qui concerne leur tendance naturelle à ressentir, imaginer et fantasmer. Si tel est le cas, il est important de les aider d’abord à prendre conscience des émotions et des croyances limitantes qui bloquent le cours de leur intuition. S’il y a des problèmes à ce sujet, presque toujours, le courant de l’énergie est bloqué dans les trois derniers chakras. Il y a des peurs, des frustrations et des déceptions chez ces enfants, c’est pourquoi ils peuvent se sentir en insécurité, déprimés ou même avoir envie de mourir.

– Respecter leur maturité d’âme

Sachez que leur haute sensibilité et leur différence a été un choix conscient de leur part et ayez confiance en leur capacité naturelle à résoudre leurs problèmes. Ne les traitez pas en victimes. Faites appel à leurs dons et à leurs talents et, autant que possible, laissez-les découvrir leurs propres réponses et leurs solutions. Encouragez-les à être en contact avec leur passion, leur inspiration et aidez-les à découvrir comment exprimer et manifester leur énergie d’inspiration sur la terre d’une manière concrète.

– Faire de la place à l’expression de soi 

L’énergie des nouveaux enfants et adolescents peut être si éthérée et idéaliste qu’elle peut sembler intangible. Il est important qu’ils s’expriment dans la forme matérielle. Ce peut être une forme d’expression artistique, comme la peinture ou la musique, ou encore les sports ou les jeux. Ce qui est important, c’est qu’ils sachent enraciner leur énergie et la rendre visible pour les autres. C’est ainsi qu’ils canalisent leur énergie à la terre. En tous cas, le point de départ devrait être leur joie de s’exprimer dans la forme matérielle. Lorsqu’on les encourage à explorer librement et à faire leurs expériences, ils vont découvrir les formes qui leur conviennent.

– Médecine alternative

Des formes de traitement doux, holistiques, tels que la lecture et la guérison psychiques et les médecines alternatives, peuvent être très utiles pour soigner les symptômes physiques de ces enfants qui sont liés à leur condition générale et psychologique. Comme ils sont très sensibles à l’énergie, ils répondent facilement aux modes de traitement centrés principalement sur le niveau énergétique (la psyché) et seulement en second plan, sur le corps. Il est important là encore de ne pas choisir un traitement ou une médecine basés uniquement sur les symptômes externes mais de faire une connexion intérieure avec la situation unique de chaque enfant. Le parent ou le thérapeute peut demander à l’enfant au niveau intérieur si le traitement lui est bénéfique. Lorsque l’enfant est plus âgé, il peut faire le choix lui-même.

– L’éducation

Les formes d’éducation illuminées prennent comme point de départ l’enfant et son monde intérieur. Dans le passé, la connaissance a souvent été déversée sur les enfants selon un mode magistral. On les considérait comme des récipients vides qui avaient besoin d’être emplis de connaissances utiles et de compétences. Mais si l’on considère l’enfant comme une âme mûre, qui a ses propres centres d’intérêts et ses buts, l’éducation revêt une forme très différente.

Le défi n’est pas tant de faire quelque chose à partir de rien, mais d’éveiller et de libérer ce qui est déjà présent en l’enfant : l’énergie naturelle de son âme qui veut se manifester et s’exprimer dans le monde matériel. Il y a en l’enfant une tendance naturelle à vouloir apprendre, à explorer et découvrir le monde.

Ce n’est que lorsqu’on les force systématiquement à ingurgiter des connaissances qui ne sont pas reliées à leur façon de faire l’expérience des choses qu’ils commencent à rechigner et à ne plus vouloir apprendre. Préserver et travailler avec l’appétit naturel de l’enfant à apprendre est la base d’une éducation nouvelle.

Selon cette approche, le rôle de l’enseignant est très différent. Ce qui lui est demandé avant tout, c’est d’être présent à l’enfant d’une manière ouverte et intuitive. L’enseignant admet au départ que l’on peut faire confiance aux facultés naturelles uniques de chaque enfant. Il permet à l’enfant de donner la direction, et lui offre son soutien en fournissant la connaissance et les matériaux nécessaires pour atteindre ses buts.

 SOURCE : Pamela Kribbe 2008  – Quelques Extraits….

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site https ://prendresoindenosenfantsquantiques.wordpress.com/

 

 

La maltraitance de l’enfant et la notion de pardon à l’âge adulte selon le travail d’Alice Miller

 

 

Voici un extrait concernant la maltraitance de l’enfant et la notion de pardon selon Alice Miller pris de son site que vous pouvez consulter en cliquant sur le lien suivant : http://alice-miller.com/index_fr.php

 

aliceLe point de départ du travail d’Alice Miller est la découverte du « 4ème commandement » et surtout de ses effets nocifs. Ce 4ème commandement nous exhorte à respecter et à honorer nos parents, et donc de ne pas les accuser, de les considérer comme innocents et d’accuser l’enfant, mais l’aspect nocif et dévastateur de cette injonction morale que l’on retrouve partout dans la société, même chez les psys ou dans la religion catholique qui prône le pardon envers ceux qui nous ont offensés est passé inaperçu car cela aurait conduit à accuser les parents de ce qu’ils ont fait subir à l’enfant. Il est donc nécessaire pour l’enfant pour survivre de “s’aveugler” pour montrer aux parents son “respect” envers eux et ne pas les “trahir”, mais l’enfant doit donc pour cela se trahir lui même, ce qui n’est pas sans conséquences.

Car Alice Miller nous dit que le pardon et ces injonctions morales ne servent qu’à masquer la réalité, car notre corps ne se laisse pas leurrer, il connait nos véritables sentiments et les sentiments ne s’éprouvent pas sur commande, une injonction morale ne peut faire naître un sentiment que l’on n’éprouve pas. Ce commandement nous pousse donc à nous trahir nous même, ce qui conduit inévitablement à des souffrances.

Ce 4ème commandement nous demande de pardonner à nos parents et nous interdit de voir ce qu’ils font subir à l’enfant « pour son bien », mais cette aveuglement à un prix qui se paye par des souffrances à l’âge adulte. Cette morale traditionnelle est dangereuse car elle nous force à réprimer nos sentiments qui permettent l’accès à qui nous sommes vraiment. L’ordre derrière ce commandement est « Tu ne t’apercevras de rien », car pour ne pas accuser nos parents, nous devons nous interdire de nous apercevoir de ce qu’ils font subir à l’enfant.

Dans une interview sur son site officiel, « La cruauté s’apprend dans l’enfance » , elle nous dit au sujet du 4ème commandement:

« Vous avez établi que le respect du quatrième commandement (“tu honoreras ton père et ta mère”) par l’enfant nuit à une vie émotionnelle saine. Voilà qui doit choquer bien des gens. Comment avez-vous découvert que cette “injonction solennelle” n’a en fait pas d’autre fonction que la manipulation et l’asservissement de l’enfant ?

Ce n’est pas à l’enfant que le quatrième commandement nuit, mais plus tard à l’adulte. Tous les enfants aiment leurs parents et n’ont nul besoin d’un commandement pour leur dire de le faire. Mais quand nous devenons adultes et que nous réalisons que notre amour a été exploité et qu’on a abusé de nous, nous devrions être capables de percevoir nos sentiments véritables, y compris la rage, et rien ne devrait nous obliger à continuer à aimer des parents qui ont été cruels envers nous. La plupart des gens ont peur de ces sentiments “négatifs” à l’égard de leurs parents, c’est pourquoi ils se défoulent sur leurs enfants et perpétuent de cette façon le cycle de la violence. C’est là que je situe les effets destructeurs du quatrième commandement. Et comme il n’existe toujours pas de commandement ni de loi qui interdirait aux parents de décharger leur colère sur leur progéniture, rien ne s’oppose à ce que le comportement parental le plus brutal continue de porter le nom d’”éducation”.

Vous allez jusqu’à affirmer que le quatrième commandement est la cause de maladies physiques. Comment en arrivez-vous là ? En a-t-il été ainsi pour vous personnellement ?

C’est la répression des sentiments authentiques qui nous rend malades. Nous les réprimons par peur. La peur inconsciente que ressent l’enfant confronté à des parents violents peut nous accompagner toute notre vie si nous en restons au stade du déni pour refuser de nous confronter à elle.

Nous considérons comme une évidence que les parents “aiment” leurs enfants. Malheureusement, ce n’est bien souvent rien de plus qu’un mythe. Peut-on parler d’amour parental si les parents ne “corrigent” leurs enfants qu’occasionnellement ?

Comme parents nous devrions savoir que toute forme de violence éducative, aussi bien intentionnée soit-elle, tue l’amour. »

Cette morale traditionnelle et répandue nous empêche d’avoir accès à nos véritables sentiments que le corps connait, le corps ne peut accepter ces mensonges qui nous rendent malades et tente de nous montrer notre propre vérité.

Elle explique que notre corps connait la vérité et que les injonctions morales ne servent à rien si l’on ne connait pas la vérité sur notre enfance, si l’on a pas l’expérience de tels sentiments dans notre propre enfance. En d’autres termes, prêcher l’amour de notre prochain ne sert à rien si nous n’avons pas été aimés, les sentiments ne peuvent naitre sur commande. Elle nous explique aussi que ces injonctions morales ne servent à rien, car tout enfant aimé, respecté, respectera ses parents, elle nous l’explique dans cette même interview.

« A votre avis, comment naissent la morale et l’éthique ? Pourquoi quelqu’un devient-il (im)moral ?

Un individu n’accède jamais à la morale grâce aux sermons qu’on peut lui faire, il acquiert des valeurs éthiques uniquement par le biais de l’expérience. Personne ne vient au monde méchant. Il est ridicule de penser, comme on le pensait au Moyen Age, que le diable enverrait un enfant méchant dans une famille, qui aurait à le corriger en le frappant, pour qu’il puisse devenir une personne comme il faut. Un enfant maltraité deviendra plus tard à son tour un tourmenteur et très certainement aussi un parent cruel, à moins qu’il n’ait trouvé dans son enfance un témoin secourable, une personne auprès de laquelle il pouvait se sentir en sécurité, aimé, protégé, respecté, une expérience qui lui aurait donné une idée de ce que peut être l’amour. Un enfant qui a vécu cela ne deviendra pas un tyran, il (ou elle) sera capable de respecter les autres et d’être en empathie avec eux. Il est très significatif que dans l’enfance de tous les dictateurs que j’ai étudié, je n’aie pas trouvé ne serait-ce qu’un seul témoin secourable. Il ne resta plus alors à l’enfant qu’à magnifier la violence qu’il avait eu à subir.

L’éducation religieuse nous apprend à pardonner à nos tourmenteurs. Devrions-nous vraiment leur pardonner ? Est-ce réellement possible ?

On peut comprendre que nous voulions pardonner et oublier pour ne pas avoir à ressentir la douleur, mais c’est une voie sans issue. Il apparaît tôt ou tard que ça n’est absolument pas une solution. Prenons le cas des nombreux auteurs d’abus sexuels recensés parmi les ecclésiastiques. Ils ont pardonné à leurs parents les abus dont ceux-ci se sont rendus coupables à leur égard, que ce soit sur le plan sexuel ou qu’il s’agisse d’autres types d’abus de pouvoir. Mais que font alors beaucoup d’entre eux ? Ils répètent les “péchés “de leurs parents, justement PARCE QU’ils leur ont pardonné. Si ils étaient capables de condamner en toute conscience les actes de leurs parents, ils ne seraient pas contraints de les reproduire, de harceler et de troubler profondément des enfants en les forçant à garder le silence, comme si ce qui s’était produit était la chose la plus naturelle qui soit, et non pas un crime. C’est tout simplement eux-mêmes qu’ils trompent. Les religions peuvent exercer un pouvoir énorme sur nos esprits et nous pousser de bien des façons à nous tromper nous-mêmes. Mais elles n’ont pas la moindre influence sur notre corps, qui connaît parfaitement nos émotions vraies, et qui insiste pour que nous les respections. »

Alice Miller dénonce donc aussi la morale traditionnelle du Pardon encouragée par la tradition religieuse qui ne tient pas compte du corps qui ne se laisse pas leurrer par une telle morale, en contradiction avec ce qui s’est réellement passé, les injonctions morales n’ont pas de poids face aux faits, et à leur conséquences. Ces “moralités” nous empêchent de reconnaitre la cruauté de nos parents pour ce qu’elle est, pardonner revient à minimiser ce que nous avons subis.

Avoir accès à ces véritables sentiments est le seul moyen de connaitre notre vérité et de guérir de nos souffrances, ce qu’empêche la morale traditionelle et les injonctions comme le Pardon, qui veulent se substituer à nos véritables sentiments. C’est comme de faire passer du poison pour de l’eau et d’expliquer qu’il suffit de croire que ce n’est pas du poison pour éviter les effets nocifs du poison…

Extrait de l’article d’Alice Miller “Le corps et la morale” :

“Les personnes qui ont été aimée sans condition dans leur enfance n’ont pas à se forcer, une fois devenues adultes, pour donner à leurs parents cette même affection qu’ils ont jadis reçue. Par contre, les personnes qui ont été maltraitées et trahies en tant qu’enfant développent une haine latente, s’en prennent à leurs enfants et propagent l’opinion selon laquelle les fessées sont nécessaires et sans danger. Ils répandent ces opinions sans hésiter, bien que le contraire ait été démontré depuis longtemps. Ils font cela parce que le Quatrième Commandement leur impose de dénier les dommages qui leur ont été fait, les dommages causés à leur cerveau et à leur capacité innée à ressentir de la compassion. Malheureusement, sans cette compassion, ils sont capables de fesser leurs enfants sans pour autant ressentir leurs souffrances, et ils acceptent leur propre mutilation sans se plaindre, de sorte qu’ils puissent ” honorer leurs parents “. Ils obéissent aux commandements de leurs parents du fait d’un sentiment de respect qui découle surtout de leur attente que leurs mères et pères deviennent enfin ces parents que l’enfant attendait. En conséquence, la loyauté infantile de l’adulte associée à un discours moraliste (” J’ai mérité ces châtiments “, ” Tous les parents font parfois des erreurs “) conduit souvent à l’hypocrisie et à la violence envers des personnes innocentes. Qu’obtenons-nous en obéissant au Quatrième Commandement ? Un commandement est-il susceptible d’engendrer une compassion véritable ? Pouvons-nous dicter un sentiment d’amour à un être humain dont le corps a enregistré la violence au lieu de l’amour au cours des premières années, cruciales, de sa vie ? Nous savons qu’une telle personne réprime ses sentiments véritables au profit de la morale, ce qui souvent engendre des affections comme le cancer ou les maladies cardio-vasculaires. En effet, nous ne pouvons nous débarrasser, une fois pour toutes, de cette haine réprimée que nous retournons souvent contre nous-mêmes, bien que nous tentions de le faire en faisant usage de la morale. C’est pourquoi il est rare que quelqu’un ait le courage de dire clairement et honnêtement : ” Je n’ai jamais reçu d’amour de ma mère et donc je ne ressens pas d’amour pour elle. En vérité, elle est une étrangère pour moi. Elle est seule et aurait peut-être besoin d’un fils aimant, mais je ne veux pas mentir pour lui donner cette illusion. Je lui dois, ainsi qu’à moi-même, la vérité que je ne peux ressentir un sentiment d’amour véritable pour elle en tant qu’adulte, parce que j’ai tellement souffert de son aveuglement en tant qu’enfant. ” Une personne osant dire cela ne mettra plus ses enfants en danger et n’aura vraisemblablement plus à craindre de maladies graves, parce qu’elle est en mesure de comprendre les messages de son corps avant qu’il ne soit trop tard.”

Le Pardon dans le domaine des thérapies est aussi dénoncé par Alice Miller, car l’on croit que c’est de ne pas pardonner aux parents, de ne pas leur obéir qui rend malade alors que c’est précisément le contraire, comme elle nous l’explique dans l’article “A Propos du Pardon ” :

“Chez les survivants de pareilles tortures, qui ont abouti à un refoulement total, l’enfant martyrisé continue cependant à vivre: dans les ténèbres de l’angoisse, de la répression, de la menace. Lorsque toutes les tentatives pour amener l’adulte à écouter son histoire ont échoué, il essaie de se faire entendre par le langage des symptômes, à travers la toxicomanie, la psychose, la délinquance. Cet enfant, devenu à son tour adulte, se prend à soupçonner l’origine de ses souffrances, et demande à des spécialistes si elles ne pourraient pas être en relation avec l’enfance; on lui assure dans la plupart des cas qu’il n’en est rien. Ou, si l’on confirme son intuition, on lui explique qu’il doit apprendre à pardonner, que c’est son attitude rancunière qui le rend malade. Dans ces groupes fort connus où l’on propose une thérapie aux personnes en état de dépendance et à leurs proches, le mot d’ordre est toujours : Tu ne pourras guérir que quand tu auras pardonné à tes parents tout ce qu’ils t’ont fait. Même s’ils étaient tous les deux alcooliques, s’ils ont abusé de toi, t’ont battu, plongé dans un total désarroi, soumis à des exigences au-dessus de tes forces, exploité – tu dois tout leur pardonner, sinon tu ne pourras pas guérir. De nombreux programmes, baptisés thérapeutiques, ont pour principe d’apprendre dans un premier temps à exprimer ses sentiments et, simultanément, à tenter de voir ce que l’on a vécu dans son enfance. Mais, ensuite, il faut s’astreindre au ” travail du pardon “, prétendument nécessaire à la guérison.”

 

au feminine

“La ” thérapie ” qui prêche le pardon dévoile par là sa position éducatrice. Et cela révèle également l’impuissance des prêcheurs de pardon, qui se baptisent étrangement thérapeutes mais devraient, ce serait plus exact, se désigner du nom de prêtres. Le résultat est, au bout du compte, la perpétuation de l’aveuglement acquis dans l’enfance, qu’une véritable thérapie aurait pu dissiper. Le patient ne cesse de s’entendre dire, jusqu’à ce qu’il le croie – et le thérapeute est alors tranquillisé: ”

Ta haine te rend malade ; pour guérir, tu dois pardonner et oublier. ” Or ce n’est pas la haine, mais justement cette morale si instamment conseillée qui a, dans son enfance, plongé le patient dans ce désespoir muet et l’a finalement rendu malade, en le coupant de ses sentiments et de ses besoins. L’exhortation au pardon n’a rien à voir avec une thérapie efficace ni avec la vie. Et elle a barré à nombre de personnes cherchant de l’aide le chemin de la délivrance. Les thérapeutes sont sous l’emprise de leur propre peur, la peur de l’enfant maltraité qui redoute la vengeance de ses parents, et se laissent guider par l’espoir que, malgré tout, une bonne conduite vous permettra un jour ou l’autre d’acheter l’amour de vos parents.

Cet espoir illusoire des thérapeutes, les patients le paient d’un prix élevé: recevant, en guise de ” thérapie “, des informations fausses, ils ne peuvent trouver le chemin de la délivrance. En me refusant à pardonner, je renonce à toutes les illusions. Certes, un enfant maltraité ne peut pas survivre sans ses illusions – mais un thérapeute adulte doit s’en montrer capable. Dès lors, son patient pourra se dire: ” Pourquoi devrais je pardonner, si personne ne me le demande ? Mes parents se refusent bien à savoir, à comprendre ce qu’ils m’ont infligé. Pourquoi donc devrais-je continuer à m’efforcer, par exemple à l’aide de la psychanalyse ou de l’analyse transactionnelle, de comprendre mes parents et leur enfance, et de leur pardonner ? A quoi cela peut-il servir ? Qui en sera aidé ? Cela n’aide pas mes parents à voir la vérité, et moi, cela m’empêche de vivre les sentiments qui m’ouvriraient l’accès à la vérité. Sous la cloche de verre du pardon, les sentiments n’ont ni le droit ni la possibilité de s’exprimer librement. ” Semblables réflexions ne sont hélas pas d’usage dans les milieux thérapeutiques, où le pardon a force de loi.

La seule concession que l’on fait est d’établir une distinction entre vrai et faux pardon. Mais le prétendu vrai ” pardon “, reste en tout cas considéré comme l’objectif thérapeutique, et n’est jamais remis en question. J’ai demandé à beaucoup de thérapeutes pourquoi ils estiment le pardon nécessaire à la guérison, mais n’ai jamais reçu de réponse. Selon toutes apparences, ils n’avaient jamais encore remis en question cet impératif qu’ils jugeaient comme allant de soi, au même titre que les mauvais traitements connus dans leur enfance. Je ne puis m’imaginer qu’une société qui ne maltraite pas ses enfants, mais au contraire les respecte et les protège avec amour, développerait l’idéologie du pardon d’inconcevables cruautés. Cette idéologie est indissolublement liée au commandement: ” Tu ne te rendras compte de rien ” , ainsi qu’à la répétition de la maltraitance à la génération suivante, qui paie le prix fort pour le pardon auquel ont été astreints ses parents. La peur de la vengeance des parents imprègne notre ” morale “.”

Nombre de thérapeutes et de thérapies sont donc encore prisonniers de telles conceptions moralisatrices et dangereuses. Alice Miller propose même sur son site une « FAQ » (Comment trouver le/la thérapeute qui me conviendra ? ) pour aider à trouver un thérapeute qui soit vraiment une aide, libéré des préceptes moraux traditionnels de l’éducation, ce qui tranche avec l’opinion répandue que la plupart des psys sont compétents, elle nous dit le contraire, que seulement une minorités sont compétants et peuvent vraiment aider leurs patients, car peu d’entre eux ont osés remettre en question leurs propre éducation, leurs propres parents.

Articles pris du site de Alice Miller : http://alice-miller.com/index_fr.php

 

Apprendre à Guider nos Enfants


         Message de Marie transmis par Pamela : Le 24 Janvier 2008

 

Mes chers amis,

Je vous salue. Nous sommes très heureux de votre présence ici aujourd’hui et nous célébrons le fait que vous soyez sur la terre en ce moment. Avant d’aborder le sujet d’aujourd’hui, les enfants de l’ère nouvelle, je désire attirer votre attention sur vous.

Chaque jour, vous essayez d’incarner de plus en plus de votre lumière et de votre être intérieur sur la terre. Vous faites souvent l’expérience de pesanteur dans votre vie et il semble que parfois, vous ayez l’impression d’être prisonniers de votre corps ou d’humeurs et d’émotions qui vous étouffent. Nous aimerions vous dire que nous avons confiance en vous et vous respectons pour tout ce que vous traversez et accomplissez dans votre vie. Nous vous aimons tels que vous êtes et nous voudrions que vous ayez plus de respect pour vous et pour tout ce que vous avez déjà accompli dans votre vie jusqu’ici.

En restant optimistes, en chérissant vos rêves et vos buts même si la lumière disparaît autour de vous temporairement et qu’il vous faut essuyer des revers, vous témoignez de votre grandeur et de votre énorme force. Vous plantez des graines de lumière sur la terre et elles porteront fruit. Grâce à votre oeuvre intérieure, vous avez créé un pont pour une génération d’âmes nouvellement incarnées qui veulent faire luire leur lumière sur la terre. C’est de ces âmes que nous souhaitons parler aujourd’hui.

Avant de parler d’elles directement, je vous demande de revenir en arrière dans le temps et de ressentir qui vous étiez avant d’entrer comme nouveau-né dans la sphère terrestre. Ressentez l’innocence et la beauté de votre énergie. Ressentez la sincérité de vos intentions et la délicatesse de votre énergie.

Eloane juillet 2018 - Copie

Ah ! Cela fait si longtemps que vous êtes en lien avec la terre ! Vous avez tant de fois fait le grand plongeon sous la forme d’un bébé. À présent, ressentez quelle était votre intention cette fois-ci. Il est probable que vous ayez eu un bagage personnel que vous souhaitiez résoudre dans cette vie, des blessures au fond de votre âme que vous vouliez guérir et surmonter. Mais en-dehors de cela, vous étiez guidés par un idéal plus vaste et plus universel, celui de renforcer la prise de conscience et la croissance spirituelles sur la terre. Vous saviez que vous alliez naître à une époque de transition, une époque critique autant qu’opportune. Vous saviez qu’il y avait du travail à faire au niveau intérieur, qui ouvrirait d’autres voies dans la pensée et le sentiment. Vous avez ressenti un lien avec cette grande transformation globale sur la terre et vous étiez prêts à faire une nouvelle fois le grand plongeon pour participer à rendre vraie cette vision ancienne d’une terre en paix : une conscience nouvelle d’unité parmi les hommes et une harmonie renouvelée entre tous les êtres vivants sur la planète.

Encore et encore, vous avez repoussé les limites anciennes de la pensée et du sentiment. Chaque fois que vous vous sentiez étouffer dans les structures et les lois traditionnelles, sachant au fond de vous que votre âme ne pouvait pas s’épanouir dans un environnement ou une relation dominés par la peur, vous avez ressenti la nécessité de vous libérer.

Parfois, ce fut douloureux de dire adieu et de voyager sur de nouveaux chemins, oui, cela a été difficile et pénible, mais il vous fallait rester fidèle à votre sentiment que quelque chose n’était pas juste, que ça n’avait pas de sens pour vous ou que quelque chose manquait. Cette impression lancinante vous rappelait les intentions et les buts originels de votre âme. Il ne vous a pas été possible de vous ajuster aux exigences et aux modes de vie de la société, car ils ne correspondaient pas à ce que votre âme voulait vivre sur la terre. Vous étiez destinés à être différents, non parce que Dieu ou une autorité extérieure l’avait planifié pour vous, mais parce que c’est vous. À un certain point de l’histoire de votre âme, vous avez commencé à être inspirés par une conscience nouvelle, que nous pouvons appeler la conscience de Christ, l’éveil du coeur ou l’amour. Peu importe le nom que vous lui donnez. L’important, c’est que vous ayez été touchés par cela, que vous ayez été atteints par une étincelle d’inspiration qui depuis, vous a poussés à chercher constamment, à rêver et à élargir votre conscience.

L’étincelle qui allume une conscience nouvelle atteint maintenant une multitude de gens. C’est pour cette raison que les enfants de l’ère nouvelle se sont sentis appelés à venir. C’est pour cette raison que depuis quelques décennies, ils s’incarnent sur la terre en grand nombre. Ils sont ici pour achever ce que vous avez commencé.

Vous qui appartenez à la précédente génération d’artisans de lumière, nés grosso modo avant 1980, vous étiez les précurseurs et les pionniers. Vous étiez inspirés par le même idéal que les nouveaux enfants actuels ; c’était le même appel de l’âme. Mais les territoires que vous avez défrichés, spécialement dans les années soixante et soixante-dix, étaient beaucoup plus marqués par les croyances conventionnelles et les peurs profondes quant à la liberté d’expression, les émotions, la créativité et la sexualité.

Quand vous regardez ce qu’il se passait il y a quarante ou cinquante ans, le champ d’énergie collectif de la terre semblait très différent de ce qu’il est à présent. Il était moins transparent, plus dense, plus chargé, et par conséquent moins accessible aux claires énergies d’amour qui trouvent actuellement leur chemin vers la terre. L’une des choses qui a renforcé cet apport d’amour et de clarté est la montée de l’égalité des droits pour les femmes (depuis le début du XXème siècle) ou en d’autres termes, la prise de conscience croissante de l’égalité et des qualités uniques de l’énergie féminine. La réhabilitation vraiment nécessaire de l’énergie féminine a soutenu l’éveil et la confirmation de la dimension du sentiment dans la vie. Au cours des années soixante et soixante-dix du siècle dernier, une grande ouverture s’est faite dans le domaine des émotions, de l’intuition et de la créativité.

Un grand travail a été accompli par la génération plus ancienne d’artisans de lumière,  à grand prix, car ils ont traversé les déserts intérieurs du doute et de la solitude, avant de pouvoir ouvrir de nouveaux horizons pour les générations à venir. Si vous faites partie de cette génération plus ancienne, sachez que vous avez créé un flambeau de lumière pour ceux qui suivent.

À présent, vous transmettez ce flambeau à une nouvelle génération. Et en le transmettant, vous avez la possibilité de leur offrir votre soutien et vos encouragements, tandis qu’ils vous offrent l’inspiration de leur passion et de leur pureté de coeur.

Ils sont encore plus différents que vous ne l’étiez. Alors que vous aviez la capacité de vous adapter partiellement ou temporairement à un environnement qui n’était pas vraiment en résonance avec vous, eux, ils en sont incapables, même   au niveau du comportement extérieur. En d’autres termes, ils ne peuvent même pas faire semblant.  Leurs émotions et leur corps physique protestent en profondeur lorsqu’ils sont confrontés aux énergies limitantes de nombreux systèmes d’éducation ou de façons d’élever les enfants. L’adaptation n’est pas une option pour beaucoup de ces enfants. Spécialement, les plus sensibles  vont se fracasser physiquement et émotionnellement dans un environnement d’énergie ancienne et leur comportement va devenir si problématique que l’environnement va devoir répondre et changer. Il n’est plus possible de refouler ou d’ignorer les problèmes. Les enfants qui arrivent maintenant vont forcer la société à réfléchir en profondeur sur ses présomptions au sujet des enfants et de la vie en général.

Les enfants qui naissent maintenant (et depuis quelques décennies) apportent une plus grande conscience de leur âme entière dans la sphère terrestre que la plupart d’entre vous. En entrant dans la sphère terrestre, vous traversez un voile d’ignorance, qui vous garde séparés de la dimension d’où je vous parle en ce moment. Ce voile est comme une paire de lunettes qui, lorsque vous les portez, vous font croire que vous êtes un je séparé, prisonnier du corps.

En fait, le voile de l’ignorance vous rend capables de faire l’expérience de la dualité sur la terre, il a donc sa valeur, mais en ce moment, le temps est mûr pour que le voile devienne plus transparent et permette une plus grande communication d’un côté à l’autre. Il y a de plus en plus de gens qui traversent ce voile et qui réalisent qu’ils sont un avec quelque chose de plus grand que juste ce corps et cette personnalité. Plus les gens font cela, plus un canal se forme par lequel l’énergie cosmique se déverse dans la dimension de la terre. C’est sur cette vague d’énergie cosmique que voguent les nouveaux enfants.

Essayez un instant de ressentir l’énergie de ces enfants. Ayez la sensation de la vague d’énergie cosmique sur laquelle ils voguent. N’y pensez pas, ouvrez juste votre coeur et permettez aux sensations de vous traverser. Ils vibrent à un niveau plus élevé. Il se peut que leur énergie paraisse enjouée, légère et semblable à celle d’un papillon, mais en même temps, d’une sagesse et d’une profondeur hors du commun. Ils choisissent très consciemment d’incarner une plus grande part de leur âme, de leur soi divin, sur la terre. Ils le font car ils veulent contribuer ainsi à la transformation de la conscience sur la terre et ils réalisent très bien que cela pourrait les mettre dans l’embarras.

Au niveau de leur soi supérieur, la part d’eux-mêmes la plus éveillée, ils ont fait ce choix consciemment. Mais au niveau du soi émotionnel (l’enfant intérieur) il se pourrait qu’ils soient traumatisés par le choc dont ils font l’expérience avec la réalité de la terre. Ils courent le risque très réel de se perdre et de s’attirer des ennuis dans la sphère terrestre, car ils ne peuvent pas débrancher leur sensibilité et leur fréquence vibratoire plus élevée lorsqu’ils sont dans un environnement moins évolué. Par conséquent, ils vont devoir soit trouver un espace sur la terre où exprimer leur énergie en toute sécurité et liberté, soit ils vont devoir affronter des doutes et des frustrations intenses en eux.

Vous pouvez voir à quel point ces âmes sont courageuses et pleines d’amour, à courir ce genre de risques. C’est le même courage et la même puissance d’amour que vous avez manifestés, lorsque vous vous êtes incarnés sur la terre.

Je vais maintenant aborder certaines caractéristiques de cette nouvelle génération d’enfants. Bien sûr, ils ne sont pas tous pareils, et certains manifestent ces caractéristiques plus que d’autres. D’une certaine façon, tous les enfants sont différents de nos jours. Ils entrent par un voile différent (plus fin) et avec l’intention d’exprimer plus de leur âme dans la matière que jamais auparavant. Mais chaque âme a un développement qui lui est propre et parmi la nouvelle génération d’enfants, il y a ceux qui sont extraordinairement sensibles, ceux qui sont plus différents que les autres et qui sont souvent appelés « les enfants de la nouvelle ère » ou simplement « les nouveaux enfants ». Je vais maintenant énumérer certaines des caractéristiques les plus importantes de ce groupe spécifique d’enfants, gardez présent à l’esprit qu’elles s’appliquent à un degré moindre à tous les enfants actuels.

En fait, grâce au développement de la conscience à l’échelle collective, un nouvel être humain voit le jour sur la terre. Une évolution prend place vers une espèce humaine spirituellement et socialement plus intelligente, capable de vivre en harmonie avec la nature et reliée à ses semblables par un sentiment d’unité et de respect. L’évolution vers ce nouvel être humain est présagée par ces enfants.

Les caractéristiques des nouveaux enfants

– Les nouveaux enfants sont de plus en plus clairvoyants, empathiques et télépathesIls absorbent facilement les humeurs et les émotions des autres. Ils franchissent facilement la frontière entre le monde perçu par les cinq sens et le monde invisible des sentiments et des énergies. Ils perçoivent souvent l’aspect intérieur des choses aussi aisément que leur aspect extérieur (physique). Ils ne se laissent pas tromper par un comportement extérieur qui ne reflète pas vraiment ce qu’il se passe à l’intérieur. Leur perception intuitive est astucieuse.

– Ce sont des médiateursIls ressentent l’impulsion de réunir les opposants et d’apaiser les conflits. Avec leurs facultés intuitives, cela signifie souvent qu’ils ont une maturité précoce et une sagesse au-dessus de leur âge. Ils comprennent souvent leurs parents à un niveau plus profond que leurs parents ne se comprennent. Ils deviennent aisément les parents de leurs parents et cela peut les écarter de leur part spontanée, sans inhibitions, innocente. Lorsqu’ils s’identifient fortement au rôle de celui qui aide, ils endossent un trop lourd fardeau de responsabilité.

– Les nouveaux enfants sont idéalistes. Ils sont spirituels, philosophes et imaginatifs. Ils sont inspirés par des idéaux tels que l’égalité, la fraternité et le respect de la nature. Dans leur aura, on peut souvent remarquer que les deux chakras supérieurs sont grands ouverts. C’est par là qu’ils reçoivent souvent plein d’inspiration, de cognition et d’enthousiasme. Mais par ailleurs, ils peuvent aussi aisément devenir inquiets, excessivement rêveurs et irréalistes à cause de ces chakras supérieurs grands ouverts. Leur énergie ne s’est pas encore pleinement enracinée ; elle doit encore se connecter pleinement au corps et au plan de réalité terrestre.

– Ils sont plus sensitifs que penseurs. Ils ont des difficultés à s’ajuster aux structures préétablies et aux lois qui laissent peu de place à l’intuition, l’imprévisible et l’individualité. Ils sont en fait ici pour nous enseigner comment nous libérer d’une tradition où la pensée et l’analyse étaient surestimées. Tous les enfants sont en quelque sorte des sensitifs plus que des penseurs. Mais ce qui distingue les plus sensibles d’entre eux, c’est qu’il leur est impossible physiquement et émotionnellement de s’ajuster à un environnement rigide et excessivement structuré. Ils tombent malades ou manifestent de sérieuses perturbations de comportement. Ils sont déjà ancrés dans une conscience fondée sur le coeur à tel point qu’il leur est impossible de faire marche arrière.

– À cause de leur grand éveil intuitif et de leur incapacité à s’adapter, ces enfants peuvent passer pour obstinés, rebelles et différents. Ce n’est pas leur intention d’être rebelles. Ils veulent juste être eux-mêmes. Mais ils ont l’impression qu’il n’y a pas de place pour cela, ils peuvent devenir reclus, voire marginaux, vivant en marge de la société. Comme ils sont moins dirigés par la peur et le besoin de se préserver, ils sont moins sensibles à la discipline et à l’autorité. Pourtant ils peuvent souffrir intensément et être perturbés par le manque de compréhension qu’ils rencontrent. De ce fait, ils peuvent se sentir étrangers et solitaires et se demander quelle est la signification de leur présence sur la terre. Mais s’ils trouvent leur chemin dans la vie et commencent à exprimer leur énergie créatrice et spirituelle dans la forme matérielle, ils vont s’épanouir et beaucoup de gens seront touchés par la profondeur de leurs idées et leur comportement relationnel doux et non-compétitif.

Les problèmes qu’affrontent les nouveaux enfants

Un résumé de ces caractéristiques nous montre déjà dans quels problèmes les nouveaux enfants peuvent se précipiter. Le plus gros problème est que leur énergie spécifique n’est pas reconnue ni comprise par leur entourage. Lorsqu’on ne leur donne pas les moyens ou l’opportunité d’exprimer leurs sentiments et qu’il y a un manque de communication réelle, plusieurs perturbations de comportement peuvent survenir.

Les enfants peuvent devenir rebelles, furieux et difficiles à gérer. Ils se sentent incompris et maltraités, et c’est à cela qu’ils veulent dire non, mais ils ne savent pas comment. Ils n’ont pas encore l’expression juste ni les outils de communication. Ce qu’il se passe après quelque temps, c’est qu’ils ne comprennent plus eux-mêmes ce qu’il se passe en eux. Lorsque leur vie intérieure ne leur est pas renvoyée en miroir par un parent ou un enseignant compréhensif qui identifient leurs sentiments et les écoutent le coeur ouvert, ils peuvent se renfermer sur eux-mêmes et avoir des comportements qui semblent ingérables et irrationnels. À ce point, cela requiert beaucoup d’attention et d’écoute profonde pour comprendre ce qui affecte ces enfants, car ils ont perdu contact avec leurs sentiments.

Il se peut aussi que ces enfants, se sentant indésirables ou incompris, se replient sur eux-mêmes et se déconnectent de leur environnement. Ils ne déchargent pas leurs émotions par un comportement agressif ou indiscipliné. Ils s’enferment dans leur petit monde et il est difficile de les atteindre. Ces enfants sont souvent extrêmement sensibles et réagissent fortement aux énergies discordantes qui les entourent.

Comme il est difficile d’imaginer ce que c’est que d’être si sensibles, leurs limites sont facilement enfreintes, et pour survivre émotionnellement, ils verrouillent leur centre du sentiment. On appelle généralement ce mécanisme de survie « autisme ». Il est paradoxal que l’on qualifie les enfants autistes de non-empathiques (c’est-à-dire incapables de voir les choses selon le point de vue d’une autre personne) parce qu’ils sont extrêmement sensibles. On pourrait dire qu’ils ont tant de peine à maintenir leurs limites qu’ils ne peuvent se permettre d’aller vers les autres, d’élargir leur conscience de manière à inclure l’autre. Ils ont l’impression que leur monde va s’effondrer s’ils le font, et qu’ils seront avalés par le chaos. Le comportement non-empathique de l’enfant autiste provient donc d’une énorme perméabilité par rapport à l’énergie des autres. C’est en ayant affaire à  cette sensibilité débordante que l’enfant autiste cherche à se protéger et se verrouille émotionnellement. Le comportement non-empathique ou associal des enfants autistes est un mécanisme de survie et non une caractéristique essentielle de l’âme.

Les enfants qui tentent de résoudre leurs problèmes de manière extravertie (rébellion, agitation, manque de concentration) aussi bien que ceux qui recherchent une solution introvertie (repli sur soi et verrouillage émotionnel) ont en commun certains éléments.

– Ils se sentent indésirables, non-reconnus ou pas vraiment appréciés pour ce qu’ils sont.

– Ils ne sont pas fermement enracinés dans leur corps physique. Vous pouvez le percevoir clairement dans leur aura qui n’est souvent pas pleinement connectée à la terre dans sa partie inférieure.

Pratiquement, cela signifie qu’ils manquent de fondations émotionnelles ou d’une ancre de sécurité en eux, à partir de laquelle explorer le monde d’une manière détendue et ouverte. Il y a un sentiment fondamental de malaise qui rend difficile pour eux d’être simplement, de manière insouciante.

– Il en résulte qu’ils peuvent manifester des symptômes physiques et des dérangements et/ou réagir fortement à certains aliments ou substances.

– En grandissant et en devenant adolescents, ils peuvent avoir des difficultés à trouver leur place dans la société (en trouvant la bonne forme d’éducation ou un métier qui leur convient)

J’aimerais en dire un peu plus sur les façons dont ces enfants et adolescents peuvent être soutenus pour qu’ils se sentent mieux accueillis et qu’ils puissent trouver leurs propres modes d’expression. Mais je voudrais d’abord insister sur le fait qu’il est très important de ne pas penser en termes de culpabilité lorsque nous parlons des causes des problèmes que rencontrent les nouveaux enfants. Les parents font souvent ce qu’ils peuvent pour les soutenir et prendre soin d’eux. Beaucoup de parents sont conscients des qualités spéciales de leurs enfants et intuitivement, ils entrent de plus en plus en résonance avec eux. Par leur ouverture et leur bonne volonté, un énorme processus d’apprentissage prend place. Ce sont ces parents ainsi que leurs enfants qui ouvrent la voie et préparent le chemin dans la société pour découvrir de nouvelles façons de s’occuper des enfants.

La confrontation parfois douloureuse que ces nouveaux enfants vivent avec la réalité de la terre a été choisie consciemment. Ils viennent apporter quelque chose de neuf et, dans leur coeur, ils le savent. Cela place leurs difficultés dans une perspective différente. Au niveau de l’âme, ils prennent la responsabilité de ce qu’ils rencontrent dans leur vie ; ils acceptent les revers et les obstacles. La société n’est pas contre eux. À de nombreux égards, la société est endormie. C’est le sommeil des vieilles habitudes, et la venue des nouveaux enfants est un appel au réveil. Oui, ils sont un peu comme vous, en avez-vous le sentiment ?

La génération précédente d’artisans de lumière est passée par les mêmes dilemmes que ceux de ces enfants, avec cette différence qu’actuellement, les choses prennent de l’élan et atteignent un point de non-retour. Les nouveaux enfants sont à la fois la cause et l’effet de cette accélération.

Guider les nouveaux enfants  

Pour guider les nouveaux enfants, en tant que parent, enseignant ou thérapeute, le point de départ est toujours une connexion intérieure à la réalité de cet enfant individuel présent. Le fondement de toute aide réelle est la bonne volonté de s’ouvrir à la façon dont l’enfant fait l’expérience de la vie et la faculté d’entrer en résonance avec ce qu’il vous communique verbalement ou non-verbalement. La qualité la plus importante que l’on peut posséder si l’on veut guider ces enfants est la faculté d’écouter et de s’ouvrir à quelque chose de neuf.

Le fait d’avoir des connaissances ou des compétences spécifiques a une moindre pertinence. Elles peuvent même être de trop. Ce qui est vital pour réussir à aider ces enfants, c’est une connexion intérieure avec ce que vit l’enfant : les sentiments et les émotions qui génèrent le comportement extérieur.

 SOURCE : Pamela Kribbe 2008 www.jeshua.net

 

Pour aider les petits, il faut aider les grands

 

Des enfants d’un nouveau type sont en train de naître. Ce sont des humains différents, bien que rien ne le laisse supposer. Je suis seulement l’un d’eux, un des premiers.

L’humanité est en train de changer. La connexion avec le monde spirituel est plus ouverte. Tous les enfants peuvent à présent se maintenir unis à cette source spirituelle, à leur essence. Les bébés pleurent parce que vivre sur cette planète est très difficile.

Un bébé essaie de s’exprimer par voie télépathique, mais cela ne fonctionne pas parce que tout est beaucoup trop dense ici-bas. Il voit tout, le mauvais et le bon, le vrai et le faux. Dans d’autres planètes, on voit ce que l’on veut. « Voir » est une façon de parler, vu que les yeux physiques n’existent pas : l’être se concentre sur ce qui l’intéresse et il peut s’arrêter quand il le désire. Le nouveau-né est terrorisé par son emprisonnement dans la réalité physique.

Il regrette l’unité essentielle d’où il vient, si bien qu’il s’unit rapidement aux personnes qui s’occupent de lui. Il transfère le rapport qu’il avait avec l’Etre Suprême à ses parents. Dans le cas où ceux-ci croient seulement au monde matériel, ils vont l’emprisonner chaque fois davantage dans le plan physique. En lui apprenant à parler, ils limitent sa pensée.

Famille jockerEn grandissant, les enfants vont perdre la connexion avec leur origine. Pour aider les petits, il faut aider les grands. Si les parents sont ouverts, ils vont s’occuper de leurs enfants sans leur imposer leurs propres idées, leur vision du monde ; le principal est de leur donner de l’espace, de leur donner du temps, de les laisser penser, de les laisser s’exprimer. Il est important de leur parler de Dieu, mais en les laissant libres de trouver leur vérité.

Le cerveau humain est comme un ordinateur, mais ce dernier à une mémoire limitée, reflet du cerveau physique. En revanche, l’esprit est le reflet de l’Esprit Divin, qui est infini. Les humains apprennent à utiliser un seul point de vue : le quotidien qui sert pour le physique et pour vivre en société. Les enfants, en jouant, pratiquent cette réalité. Rester ouvert, c’est permettre d’autres points de vue. Par exemple, le point de vue Extérieur consiste à « voir » de l’extérieur de la Terre, et plus encore de l’extérieur de la partie manifestée de l’Univers.

 Le point de vue Central consiste à « voir » depuis le noyau interne de son être propre, et voir le noyau des autres êtres. On ne fait pratiquer aux enfants que le point de vue Quotidien. De cette façon, ils limitent l’usage de leurs ondes mentales et apprennent à se concentrer sur le plan physique. C’est comme utiliser à peine une toute petite partie d’un ordinateur. Une fois qu’ils sont programmés de cette façon, il leur est très difficile de se rouvrir, ils peuvent se tromper. Il faut beaucoup de patience ensuite pour rétablir le contact spirituel.

La plupart des êtres humains vivent toute leur existence en oubliant la totalité à laquelle ils appartiennent. Ils n’ont conscience de l’unité supérieure que quand ils sont bébés, et parfois la récupèrent un peu avant de mourir. Ils cherchent le bonheur à l’extérieur parce qu’ils l’ont perdu à l’intérieur. Ils souffrent à cause de leurs désirs et aussi à cause de leur dépendance envers d’autres êtres humains.

Un enfant nouveau sait qu’il est une partie du Tout. Si on essaie de lui enseigner l’idée de « mien » ou « à moi », il ne comprend pas ; il ne peut dissocier le « mien » du Tout et croit alors que tout lui appartient. Il faut le laisser partager. Il y a un seul Moi pour le Tout, bien que Moi Individuel soit d’une variété infinie.

Flavio

Préface du livre de Flavio M.Cabobianco : « Je viens du Soleil »

 

La Maternité Spirituelle

 

Paroles de Marie, transmises par Pamela – Tilburg, le 15 Décembre 2007

L’énergie féminine est une force primordiale de la création, une partie fondamentale de Tout ce qui est. Elle donne naissance à la vie et s’écoule en chacun. Sans elle, vous n’existeriez pas en tant qu’âme ni en tant qu’être humain. Le courant d’énergie féminine apporte aussi une qualité magique à cette période et veut éclairer l’obscurité de ce mois de décembre tout autant que vos combats intérieurs et vos humeurs sombres.

article de francescaVous vous demandez parfois à quoi sert tout cela, cette vie qui est la vôtre sur la planète terre. Je vous dis qu’elle est précieuse et qu’elle est pertinente. Vous accomplissez ici une oeuvre importante. Votre présence a une influence sur toute la vie autour de vous, vous apportez une transformation au monde. Mais il n’est pas nécessaire que cela soit l’objet de votre attention. Vous n’avez pas du tout besoin de vous focaliser sur les autres pour que cela se fasse. Le secret est que vous avez juste besoin de vous focaliser sur vous et sur l’intégrité de votre être. A mesure que votre conscience s’imprègne d’amour et d’acceptation de ce que vous êtes dans toutes vos facettes, vous créez un canal par lequel la lumière vient à vous aisément et s’écoule automatiquement vers les autres aussi. En vérité, vous avez juste besoin de faire attention à vous-même pour remplir votre mission sur terre.

Dans ce contexte, j’aimerais vous parler aujourd’hui de la façon dont vous pouvez être une mère spirituelle pour vous-même. Je représente l’énergie de la mère dans la tradition chrétienne. Mais qu’est-ce que cela signifie réellement ? La maternité est un aspect essentiel de l’énergie féminine : la mère est considérée comme l’aspect de la nature qui donne la vie, qui nourrit et protège. Mais cette image est-elle complète ? Dans les évocations qui ont été faites à mon sujet au cours de l’histoire, il y a eu beaucoup de distorsions et d’erreurs. C’est pour cela que j’aimerais vous parler un peu plus de ma vie sur terre, lorsque j’étais la mère de Jeshua.

Bien souvent, j’ai été décrite comme une sainte, mais je n’en ai sûrement pas été une dans cette vie là. J’ai été une femme ordinaire de chair et de sang, j’ai connu de grands tourments émotionnels et j’ai vécu tout ce que vous traversez dans vos vies. Dans ma famille de naissance, j’étais arrivée tardivement, la dernière de sept enfants, avec de nombreux frères et soeurs plus âgés. J’étais une forte tête. Toute petite, j’ai très vite appris qu’il me fallait prendre soin de moi et ne pas faire confiance aux autres. Mes parents étaient là pour moi, mais je n’étais pas le centre de leur attention. Ce qui convenait à ma nature, jusqu’à un certain point, car j’aimais être dans mon monde imaginaire et vivre à ma guise.

Pour une fille, j’étais plutôt robuste et audacieuse. J’avais aussi un solide sens des choses et je ne me laissais pas dévier facilement de cette conduite. Je ne me sentais pas trop concernée par ce que les autres pensaient de moi. J’avais des frères aînés qui me taquinaient de temps en temps et j’ai donc compris rapidement qu’il me fallait construire ma fierté et mon estime de soi, pour être moi-même. J’étais un peu différente des autres. Je percevais les énergies et j’avais tendance à « voir à travers » les gens.

Souvent, lorsqu’ils bavardaient, je sentais bien qu’ils cachaient des choses, des émotions violentes ou sombres, alors que leur comportement était calme et lisse en surface. Enfant, cela me troublait. J’avais le sentiment qu’il y avait quelque chose de faux et je me demandais pourquoi, mais personne ne me l’expliquait. Parfois j’étais donc aussi très solitaire et je me sentais incomprise. J’aimais les animaux autour de chez moi et être dans la nature.

La pire chose qui me soit arrivée dans mon enfance a été la mort de ma mère. Cela s’est passé lorsque j’étais encore jeune, adolescente ; ma mère était relativement âgée, puisque j’étais arrivée tardivement. Sa mort a été pour moi la première confrontation avec la notion de perte. C’était une expérience profondément douloureuse et je me suis sentie ébranlée et abandonnée. Assise à côté d’elle sur son lit de mort, c’est comme si je perdais un morceau de moi. Une partie de moi semblait disparaître irrévocablement. Et il m’était impossible de la retenir, il me fallait lâcher prise. En fait, il s’est avéré que c’était la plus grande leçon que j’avais à apprendre dans cette vie : lâcher prise.

Je fais à présent un grand bond en avant au moment de la naissance de mon fils Jeshua. Comme toutes les mamans, j’adorais mon bébé et voulais le préserver de tout danger. Au début, je n’avais pas compris qu’il y avait quelque chose de spécial au sujet de Jeshua. Ce que j’ai toujours su, toute ma vie, c’est qu’une main invisible guidait nos vies. J’avais le sentiment que quelque chose de plus vaste était à l’oeuvre dans nos vies, quelque chose que nous ne pouvions soumettre à notre volonté, à nos besoins et à nos désirs humains. Je savais aussi que cette puissance supérieure était bienveillante et sage. Il y a en elle une sagesse que nous ne saisissons pas avec notre mental humain.

C’est seulement après que nous réalisons que la vie nous donne exactement ce dont nous avons besoin. Au moment où les choses arrivent, elles semblent parfois injustes et cruelles.

Et telle était mon impression en élevant Jeshua. A mesure qu’il grandissait, cela devenait clair qu’il y avait quelque chose de spécial à son sujet. Il avait des dons et des talents remarquables et c’était une forte tête, tout comme je l’étais enfant. Je reconnaissais très bien cette énergie spéciale en lui mais cela me semblait très difficile. Toute mère souhaite protéger son enfant des forces mauvaises du monde. Mais mon fils ne voulait pas être protégé, il voulait clamer et montrer sa lumière ouvertement au monde. Il était propulsé par une mission intérieure, une énergie plus vaste qui le guidait à suivre son chemin très personnel pour changer le monde. Cela m’a pris de nombreuses années et beaucoup d’angoisses pour l’accepter. Car sa venue causait des soupçons envers l’ordre établi et il courait des risques. Il violait des lois et des limites et par conséquent, il recevait des provocations et même des menaces. Graduellement, j’ai dû lâcher prise de ma peur et du besoin de le contrôler et faire de la place pour la Lumière unique qu’il était venu apporter.

NaissanceSelon vos termes terrestres, on pourrait dire que j’ai dû lâcher prise de ma maternité. J’ai dû libérer la part de moi qui avait tendance à être inquiète, surprotectrice et contrôlante. Jusqu’à ce que je réalise finalement qu’il n’était pas mon enfant. Oui, il était né de moi, de mon corps, mais il n’était pas mien. C’était une âme mûre de son plein droit qui voulait vivre et créer sa vie selon ses propres voies. Bien plus, il était soutenu en cela par des puissances célestes qui traçaient pour lui un chemin spécial. Mais n’est-ce pas vrai pour tout le monde ? Pour chaque enfant qui vient sur la terre, il y a un chemin spécial, le sien, choisi par son âme. En tant que mère, vous avez à comprendre et respecter cela.

Sitôt qu’un enfant sort de l’ utérus, on doit apprendre à le laisser vivre sa vie et à faire confiance en sa force intérieure et en ses capacités à résoudre les difficultés qu’il va rencontrer au cours de sa vie.

Finalement, cela a été le choix de Jeshua de mourir sur la croix. Il a permis que cela arrive. J’ai dû accepter le fait que c’était sa décision, que cela apartenait au chemin de son âme et que c’était donc pertinent. J’ai versé des larmes amères et mon coeur était plein d’obscurité et de désespoir en le regardant mourir. Ne pensez pas que j’ai pu transcender facilement et être en paix avec ce qu’il se passait. Je n’étais pas une sainte. J’étais effondrée et c’était vraiment « ma sombre nuit de l’âme ». En même temps, cette expérience m’a enseigné de grandes vérités et finalement, m’a apporté une immense libération. Mais cela n’est venu qu’après. La présence de Jeshua dans ma vie m’a élevée et à la fin, je me suis donnée la permission d’être élevée ; c’est mon acte le plus courageux de cette vie.

L’énergie du Christ au-travers de Jeshua m’a mise au défi de le voir mourir aux mains de meurtriers brutaux et néanmoins de garder confiance en cette puissance plus vaste, cette sagesse supérieure qui nous guide tous.

M’abandonner ainsi que mon chagrin à cette source de sagesse supérieure m’a éveillée à de profonds niveaux. Cela a permis à mon Soi de s’éveiller et de venir au premier plan pendant cette vie-là. J’ai commencé à réaliser vraiment que la paix intérieure et la liberté que vous désirez tous si ardemment ne peuvent jamais être atteintes en voulant prendre le contrôle sur la vie. Mais la maternité a été associée dans votre culture au fait de s’accrocher et de contrôler. Une bonne mère, dit-on, traverserait le feu et l’eau pour ses enfants et ne cesse jamais de se battre pour eux.

Même si l’amour inconditionnel prend parfois la forme de la persévérance et de l’implacabilité, pour moi, la vraie maternité signifiait que je lâche prise de mes attentes et de mes peurs au sujet de Jeshua. Mon plus grand accomplissement a été que je libère Jeshua et que je le laisse être ce qu’il était. Ce n’est qu’alors que j’ai pu percevoir la beauté et la pureté submergeantes de ce qu’il était et représentait. Ce n’est qu’alors que j’ai pu vraiment être là pour lui, en égale, en âme-soeur, en mère dans le sens spirituel du terme. Cela a été mon assignation la plus difficile : apprendre à être une mère spirituelle et lâcher prise des émotions de la mère terrestre.

Lorsque je suis morte dans cette vie et que je suis passée sur l’autre plan, j’étais fatiguée et épuisée d’avoir vécu tant d’expériences, tant d’émotions extrêmes. Mais en même temps, je m’étais profondément enrichie. Une grande lumière m’avait touchée et, à travers elle, mon Soi a été capable de traverser et de se manifester sur terre. J’avais lâché prise, j’avais finalement accepté que les choses soient telles qu’elles étaient. J’ai lâché prise de ma maternité terrestre (dans le sens d’une maternité inquiète, contrôlante) et suis devenue une mère au sens spirituel.

Vous êtes tous invités à devenir une mère spirituelle envers vous. Vous êtes tous dans une lutte intense avec certains de vos aspects négatifs. Ce sont des blocages émotionnels et des croyances négatives à votre sujet. Essayez de les voir avec le regard d’une mère spirituelle : pas une mère qui veut tout résoudre mais une mère qui vous voit, qui reconnaît votre énergie unique. Une mère qui ne veut pas vous changer mais vous honore pour ce que vous êtes. Ressentez un moment ce genre d’énergie maternelle. Vous pouvez avoir l’impression que cette énergie émane de moi mais elle n’est pas mienne. Je ne la possède pas. Cela ressemble plus à une vibration ou à un niveau de conscience auquel j’ai dû m’élever pour me libérer. C’est universel et accessible à chacun de vous. C’est votre héritage car vous êtes tous appelés à devenir des mères spirituelles pour l’enfant Christ en vous.

Vous pouvez avoir accès à l’énergie de la maternité spirituelle en cessant d’essayer de résoudre vos problèmes pendant un instant et en les regardant simplement, en les laissant être là un instant. Pouvez-vous réunir un sentiment d’amour et d’appréciation envers vous, tout en ayant ces problèmes ? C’est un point de départ.

Souvenez-vous de la façon dont une mère prend soin de son nouveau-né. D’un côté, il y a l’intimité d’être si proches physiquement et de l’autre, c’est comme si vous regardiez l’enfant de très loin, parce que vous êtes pleine de vénération et de respect pour le miracle de son existence. Une créature si petite et pourtant entière et complète, non seulement physiquement mais spirituellement. Une âme mûre qui est là pour suivre son chemin dans la vie. Quel miracle !

A présent, osez vous regarder ainsi. Créez une certaine distance envers vous et réalisez comment vous avez marché sur votre chemin, toute votre vie et comment vous avez toujours essayé de créer une réalité satisfaisante pour vous. Même lorsque vous avez commis des erreurs, comme vous dites, vous avez fait de votre mieux pour créer du bonheur ou pour trouver une voie hors de la douleur et du désespoir. Donnez-vous une pause pendant un moment et généreusement, permettez-vous ces erreurs. Vous n’êtes pas ici pour être parfaits. Cela deviendrait vite ennuyeux. Vous êtes ici pour vivre, pour expérimenter et traverser vos expériences avec de l’émerveillement, même si elles sont négatives.

La pire chose qui puisse vous arriver, en tant qu’êtres humains, c’est de ne plus bouger, quand vous n’êtes plus ouverts à de nouvelles expériences. Cela se produit quand vous restez coincés dans un problème ou un système de croyances. Chaque fois que vous vous sentez complètement coincés et que vous semblez ne pas avoir d’autre choix que d’endurer passivement la misère de votre vie, alors vous êtes spirituellement morts. Il n’y a plus d’espace, plus d’air à respirer, plus d’émerveillement dans votre vie.

Si tel est le cas, essayez de créer une distance par rapport à la situation ou le problème. Essayez de respirer autour. Imaginez que le problème a une place dans votre corps, par exemple là où c’est tendu ou douloureux et laissez votre respiration s’écouler aisément vers cet endroit et entourez-le d’espace. Ressentez la douce brise de l’air qui entoure l’énergie tendue et contractée et reconnaissez en elle l’étincelle originelle de votre âme. Elle est conscience pure et émerveillement. Souvenez-vous que votre séjour ici n’est que temporaire, vous n’avez pas besoin de le prendre tant au sérieux !

C’est un jeu, un magnifique jeu, et en un clignement d’oeil, vous êtes de l’autre côté et vous vous souvenez. Vous n’avez pas besoin d’en faire quelque chose de si lourd, ce n’est qu’un instant dans le temps, respirez à nouveau dans l’espace et élargissez-vous, ouvrez-vous et élevez-vous au-dessus de ce problème particulier. Vous êtes beaucoup plus vaste que cela. Ressentez comment les choses recommencent à bouger dans l’espace que vous créez avec votre souffle.

S’il vous semble impossible de trouver de l’espace en vous, essayez de bouger physiquement. Faites n’importe quoi sauf penser à votre problème. Sortez, marchez, portez votre attention sur autre chose, juste pour faire circuler l’énergie, vous reconnecter au souffle, à l’émerveillement, à la Lumière que vous êtes. En n’y pensant plus, vous aurez de nouvelles réponses, de nouvelles perspectives. Les réponses ne viennent jamais de votre volonté ni de votre mental. Si vous insistez, pour « trouver maintenant ce que je dois faire », alors vous vous mettez la pression et vous vous bloquez. La réponse vient toujours en élargissant votre conscience et en l’ouvrant, et non en la fermant et en vous concentrant. Et si votre mental est obsessionnel, inquiet et qu’il vous semble impossible de lâcher prise, bougez physiquement : allez courir, marcher ou nager, peu importe. Le mouvement physique calme l’énergie dans votre tête.

nature

En vous reliant à la mère spirituelle en vous, vous pouvez vous redonner de l’espace. Vous faites un pas en arrière, vous lâchez prise de l’auto-jugement et cela crée un nouvel espace pour Être. Vous laissez aussi de la place pour les choses négatives car la mère en vous réalise qu’elles sont là pour une raison et qu’elles ont une cause précise dans le passé. Lorsque vous vous sentez très tristes et désabusés, imaginez la main d’une mère sur votre épaule. Ressentez son contact léger mais réconfortant. Une vraie mère a juste besoin de vous regarder et de vous envelopper d’un regard pour vous consoler. Laissez cette consolation vous accompagner, venant du ciel et montant du fond de vous.

Rassurez-vous, sachez que vous allez bien : vous faites du mieux que vous pouvez et c’est OK de faire des erreurs. Les erreurs font partie de ce jeu. Donnez-vous une marge pour vivre : faire des choix, faire des erreurs puis faire de nouveaux choix. Cest cela vivre. Un mouvement continuel, la croissance, la découverte et l’émerveillement qui accompagne tout cela. L’art de vivre consiste à trouver de la place pour choisir dans tout ce qu’il vous arrive. Si vous trouvez cet espace dans lequel vous avez la liberté de choisir votre manière d’expérimenter  quelque chose, vous êtes un maître de vie sur terre. Les choses vont se desserrer, même dans des circonstances affreuses et vous aurez des réponses que vous (votre mental) n’attendiez pas. Vous laissez la magie de la vie prendre le dessus.

Je réside à présent dans une réalité de liberté et de joie créatrice. Les fardeaux de la vie terrestre ne sont plus sur moi et je suis heureuse d’être ici en visiteuse, en me reliant à vous à partir du coeur. Je souhaite vous donner l’impression qu’il vous est possible de partager la même liberté et la même joie, même sur terre, selon votre chemin unique. La liberté est disponible pour chacun de vous maintenant, si vous osez lâcher prise et faire confiance dans la main de l’amour qui vous guide. Il est temps à présent de célébrer la vie. Accueillez la lumière, l’air et l’espace dans votre vie afin qu’elle s’écoule à nouveau au rythme de votre âme divine.

 SOURCE : Pamela Kribbe, 2008 – www.jeshua.net

 

L’éducation spirituelle des enfants

Lorsque nous avons à charge l’éducation spirituelle de nos enfants, devons-nous les confier à une église traditionnelle, même si nous ne partageons pas tout ce qui est enseigné, ou bien devons-nous les insérer à notre propre vie spirituelle ?

Je dirais qu’il s’agit d’abord de découvrir quel est le niveau spirituel de votre enfant. Vous pourrez mieux l’orienter en découvrant où votre enfant se situe dans sa capacité de comprendre certaines choses. Il n’est pas capital d’appartenir à une église, d’être enseigné par une église, quelle qu’elle soit. Cela n’est pas véritablement, pour l’enfant, l’assurance d’un développement, l’assurance que l’enfant ira vers une voie spirituelle.

L’enfant est avant tout lui-même. Toutefois, il n’y a pas meilleur enseignant que les parents. C’est pourquoi, avant d’appartenir à une église, il faut avant tout que l’enfant puisse faire des références spirituelles par rapport à ses parents. L’église, dans la tête d’un enfant, ressemble un peu à l’école. Si la spiritualité l’habite, si elle lui est transmise par les parents, que les parents la démontrent dans leurs gestes, dans leurs réactions, dans leurs pensées, l’école devient plus vivante.

L’enfant dans son comportement psychologique a besoin de la référence parentale, un peu comme le dévot a besoin de la référence du Maître. C’est l’exemple, on fait comme papa, on fait comme maman, l’enfant idolâtre quelque peu la relation parentale.

Donc, ce sont les parents, avant tout, avant tout système, avant tout éducateur, qui doivent distiller, incorporer la vérité, et initier l’enfant à cette vérité. Le père et la mère ont un rôle d’initiateur qui est primordial. Ce qui ne veut pas dire que tous les parents remplissent cette fonction, tout dépend du niveau des parents, c’est un fait.

Vous n’avez pas l’obligation de faire appartenir votre enfant à une église. Faites-le appartenir au cœur du Christ en premier, à la vérité, à la réalité universelle, en premier. Et si ensuite, en lui parlant de ce qui existe sur la terre comme école initiatique, comme église, s’il fait le choix d’une église, laissez-le aller.

Mais, tout d’abord, enseignez-lui l’universalité.

Nous sommes à une époque où je peux vous dire cela. Autrefois j’aurai conseillé qu’il appartienne à une église, parce que la société était en transformation, en édification, et il fallait absolument que l’individu soit programmé, soit édifié par ciment et cette truelle-là.

À notre époque, il s’agit de rendre toute chose universelle, alors instruisez à l’universalité et l’enfant, ensuite, fera le choix à son appartenance.

 

 

 

Quelle attitude avoir devant un enfant qui n’accepte aucune autorité

 

L’Amour bien sûr, mais aussi la fermeté !

 Il faut lui faire prendre conscience que sur chaque planète il y a des règles à respecter sans lesquelles la vie serait impossible. Un enfant ne peut pas toujours comprendre et accepter les règles, il a les siennes propres qu’il a apportées d’ailleurs.

enfant chez francescaVous, sur Terre, vivez selon vos préceptes, vos lois, vos conventions, d’une façon qui peut être totalement différente dans un autre monde. Si on vous transportait sur une autre planète avec vos coutumes, vos principes de vie, tout ce qui façonne votre existence sur ce monde, vous seriez considérablement dérangeants pour d’autres humanités, insupportables même. En fait, hormis celles qui appliquent réellement les lois cosmiques, chaque humanité applique celles qui correspondent à son évolution. A partir d’un certain niveau de conscience mais aussi de certaines dimensions, tout devient similaire. Les différences telles que dans vos mondes de troisième dimension n’existent plus. Lorsque vous aurez atteint un certain degré, vous appliquerez uniquement les lois d’Amour, les lois établies par le Créateur de toute Vie.

Laissez à ces enfants le temps d’apprendre, d’assimiler tout cela mais soyez fermes, (pas brutaux, fermes). Essayez de les comprendre ! Plus tard, un dialogue s’installera. Avec tous ces enfants, il faut dialoguer, parler même de ce qui peut vous paraître insensé, incohérent. Ils peuvent évoquer des souvenirs de leur monde, de leur façon de vivre, de leur façon d’être. Il faut faire preuve de beaucoup d’Amour, de beaucoup de paix envers ces êtres pour leur faciliter la route !

Cela vous permet également de grandir dans l’Amour et de donner de l’Amour Inconditionnel.

Peut-être dans vos familles se trouvent également des êtres qui semblent travailler non pour la Lumière mais plutôt pour la lumière sombre ; néanmoins tout l’Amour que vous pourrez leur donner les aidera énormément et pourra également accomplir des miracles en eux. N’oubliez jamais ceci  :

L’Amour est la plus grande force. L’Amour et la Lumière font des miracles à chaque instant, en vous et autour de vous, même si vous ne vous en rendez pas compte !

Rien ne résiste à l’Amour, rien ne résiste à la Lumière.

Parfois les enfants nouveaux réagissent en fonction de leur entourage. Que celui-ci soit donc vigilant même si c’est difficile à vivre ! En outre, ces enfants sont souvent télépathes, ils lisent en vous et comprennent tout ce qui les entoure.

Votre humanité va changer complètement sa façon de voir, de penser, de comprendre et d’aimer, sa façon d’agir. Votre civilisation sera totalement différente. Tout ce qui a été vécu jusqu’à ce jour depuis des milliers d’années, voire même plus ne sera plus valable dans votre nouveau monde

Ces enfants vous y prépareront plus ou moins facilement. Selon leur programmation, certains découvriront peu à peu qui ils sont, d’autres non ; mais lorsqu’ils auront compris ce qu’ils sont réellement venus faire sur ce monde et quelle est leur mission, ils apporteront une aide précieuse à l’humanité.

L’humanité est en train de s’éveiller, de comprendre, de s’interroger, de souffrir, mais c’est la souffrance de la naissance, c’est l’accouchement du nouvel enfant, c’est à dire votre naissance à de nouvelles conditions de vie et d’existence. Vous serez éblouis de la même façon que si vous sortiez du ventre de votre mère après neuf mois d’enfermement, que vous découvriez le soleil et que vous soyez soudain libres de voir tout ce qui vous entoure, libres de vivre, de comprendre, d’expérimenter à nouveau. Vous allez bientôt renaître à vous-mêmes comme toute vie sur ce monde mais l’accouchement est long et douloureux.

enfants terribles

Canalisation : Une scène se déroule devant moi : je vois  une planète magnifique, ouverte sur beaucoup d’autres sphères où existe un échange permanent entre des êtres de plusieurs mondes. Voici deux êtres, physiquement dissemblables et dont j’ignore l’appartenance. Ils se connaissent, ils se sourient, ils s’aiment. Je ne peux pour l’instant vous donner d’autres détails.

Ils entrent dans une grande salle où se trouvent beaucoup d’autres êtres différents dans leur aspect physique, dans leur rayonnement et dans leur attitude. Ils sont deux par deux mais pas en couple féminin-masculin ! Ils se tiennent côte à côte, formant des groupes bien distincts. Ils sont de plus en plus nombreux dans cet immense amphithéâtre ! Sur une estrade en demi-lune se tient un être particulièrement lumineux. Il écarte les bras, il les lève et envoie des feux d’énergie vers toute l’assistance. Il prononce des paroles que je ne comprends pas mais tous sourient et paraissent totalement d’accord.

Intérieurement j’entends qu’on me donne une traduction.

L’Etre de Lumière, extraordinaire de puissance et d’Amour, est en train de préparer ses frères à apporter de l’aide dans différents mondes. Il leur précise à quel point cela va être pénible et aussi combien cela sera merveilleux.

Il leur explique qu’ils vont apprendre autant qu’ils vont donner. Il ajoute cependant que la plus grande difficulté sera d’oublier ce qu’ils sont, tout au moins partiellement. Il les envoie par deux, issus de planètes différentes, afin que leurs énergies et leurs forces se complètent. Ils ont été choisis en fonction de leurs capacités différentes. Tous ces êtres, venus en grand nombre, sont très heureux d’aller sur les mondes de troisième dimension.

L’Etre lumineux leur expose plusieurs manières de s’y rendre et de les aider. La première, la plus simple et la plus employée, c’est de laisser leur corps, qui restera bien protégé dans des petites pièces toutes rondes autour de cet immense amphithéâtre, de toutes petites pièces où n’entrent que deux personnes maximum. Leur corps sera maintenu là et ils pourront donc s’incarner. Sans le savoir, ils seront toujours deux pour chaque mission. Ils pourront ainsi s’aider dans l’énergie et lors de la libération de leur âme par le sommeil. Cela leur donnera la force et l’Amour nécessaires pour accomplir leur tâche.

Je vais suivre le premier groupe que j’ai croisé. Je vois les êtres, toujours de dos ; ils sont fiers et heureux de partir, d’apprendre, d’aider, de donner. Ils sont maintenant dans les petites cellules, leur corps est mis sous protection et ce que je crois être leur âme s’échappe sous forme d’une petite sphère de lumière ; elle vient sur notre monde dans le ventre d’une maman. Puis voici la naissance, les difficultés, la souffrance de ces deux êtres, ces enfants nouveaux qui, bien évidemment, ne se sont pas incarnés au même endroit, mais qui tous deux rencontrent les mêmes obstacles. Par contre, ils éprouvent une immense joie de l’Amour qu’ils reçoivent, de la beauté de ce monde, de tout ce qu’ils apprennent ; leur science et leur savoir sont immenses, mais n’incluent pas toutes nos connaissances.

Maintenant ces enfants ont grandi.

L’un d’eux a bien réussi son incarnation, il s’est stabilisé, il a accepté. L’autre n’a pas réussi, tout au moins pas comme il l’aurait souhaité. Il est malheureux, perturbé, il demande de l’aide mais personne de son entourage ne peut la lui donner. Il se révolte intérieurement, il regrette. La seule consolation et le seul soutien qu’il puisse recevoir, c’est lorsque, pendant son sommeil, il retrouve son frère qui, lui, s’étant stabilisé plus facilement, l’aide et l’encourage. Il lui donne des conseils tels que celui ci  : tout d’abord fixe-toi sur ce monde, expérimente, ensuite tout se passera bien.

Je ne les vois plus. J’entends : la vie suivra son cours et ces deux êtres pourront accomplir chacun une mission importante pour le plus grand bien de l’humanité :

« Ce n’est pas une histoire, c’est une vérité qui se répète en plusieurs points de votre planète, c’est l’aide que vous pouvez recevoir et dont vous n’êtes pas conscients. »

Je vois ensuite la Terre s’élever de plus en plus. Elle me fait penser à un serpent laissant son ancienne peau pour renaître. Lors de cette naissance, elle va beaucoup bouger, l’humanité aussi. C’est curieux, je ressens des énergies nouvelles, pures, fraîches, des énergies qui n’ont pas été souillées par les pensées néfastes de l’homme et qui d’ailleurs ne le seront jamais. Ce que j’entends me procure une immense joie :

« Ces énergies vont commencer petit à petit à venir sur ce monde. »

enfant nounours (2)

C’est d’une beauté extraordinaire, c’est tout à fait différent de ce que j’ai pu ressentir jusqu’à présent ! Ils m’expliquent que les énergies s’imprègnent parfois de ce qui les entoure, de ce qu’elles ont pu traverser dans l’espace ou de tout ce qu’elles ont pu prendre dans les mondes d’où elles viennent. Celles-ci semblent soufflées par la Source. Elles sont d’une grande pureté, empreintes d’aucune scorie, d’aucune forme-pensée et ne seront jamais altérées par leur environnement. Ce sont des énergies qui vont aider à la renaissance, à la vie. Je les sens parcourir mon corps, elles sont aussi légères que pures.

Elles sont le lien, elles sont le chemin qui nous mènera à la Source. Elles sont acceptées par toutes les énergies qui sont en nous. Il n’y a aucune lutte, aucune dualité entre les énergies de notre monde actuel et ces énergies tellement pures. Elles sont comme les émanations du Souffle Divin. Elles se fondent, elles transforment en douceur avec immensément d’Amour !

Ils me disent :

« Les énergies nouvelles que nous vous avons décrites aujourd’hui vont venir de plus en plus sur ce monde ! Elles vont aider à la renaissance, c’est la main secourable du père qui aide à l’enfantement.

Beaucoup de changements vont avoir lieu dont certains sont très proches. Préparez-vous au plus profond de vous-mêmes à ces transformations intérieures et extérieures, ces prises de conscience accélérées, ces ouvertures de compréhension ; un Amour nouveau va naître en vous. Vous allez intégrer beaucoup plus de douceur, de bonté, de sérénité, et relativiser votre propre existence. Ces énergies nouvelles vous mèneront jusqu’à la quatrième dimension, jusqu’à la transition.

Imaginez l’immense main du Père qui vous prend et qui vous fait changer d’état, de fréquence, de dimension. Il suffit simplement que vous acceptiez de vous trouver dans la main de la Source et que vous vous laissiez transporter d’un point à un autre, d’un état d’être à un nouvel état d’être, d’une dimension à une autre dimension. »

C’est une sorte de cyclone d’une grande puissance… ce tourbillon de Lumière est au-dessus de la Terre. Cependant il n’y a ni dessus ni dessous. Je ne sais pas l’exprimer autrement ! Ils me disent :

« Nous vous demandons de vous préparer à intégrer ces énergies tellement différentes de toutes celles que vous avez pu reconnaître et aussi de les ressentir. Laissez-les vous transformer ! »

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :

  • qu’il ne soit pas coupé
  • qu’il n’y ait aucune modification de contenu
  • que vous fassiez référence à notre site  http://ducielalaterre.org
  • que vous mentionniez le nom de Monique Mathieu

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