Instruction au Moyen Age

… ou comment les écoles primaires étaient déjà légion sur l’ensemble du territoire

« On a cru longtemps que le Moyen Age n’avait connu rien qui ressemblât à ce que nous appelons l’instruction primaire. C’est une grave erreur ; il est fait à chaque instant mention d’écoles dans les documents où on s’attendait le moins à trouver des renseignements de ce genre, et l’on ne peut douter que pendant les années même les plus agitées du XIVe siècle, la plupart des villages n’aient eu des maîtres enseignant aux enfants la lecture, l’écriture et un peu de calcul », affirme au XIXe siècle l’historien médiéviste Siméon Luce, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et archiviste aux Archives nationales. Beaucoup de nos provinces connurent en effet dès cette époque les bienfaits de l’enseignement populaire, et les éléments de l’instruction y furent mis à la portée des classes laborieuses.

Du Ve au XIIe siècle, le clergé seul s’occupe des choses de l’enseignement et si nous voulons avoir une idée de l’état intellectuel de nos pères en ces siècles reculés, c’est uniquement aux documents ecclésiastiques qu’il faut recourir, ce sont les collections de conciles qu’il faut étudier.

Le premier texte que nous puissions citer est celui du concile de Vaison (529) exhortant les prêtres établis dans les paroisses à recevoir chez eux de jeunes lecteurs et à les instruire. L’Église avait sans doute en vue, dans ces prescriptions, le recrutement du clergé, mais leur accomplissement avait des conséquences plus générales, car beaucoup de ces jeunes lecteurs restaient dans le monde, comme le Concile le prévoit expressément.

grammaire

La Grammaire et son amphithéâtre d’élèves
(Extrait de Noces de Philologie et de Mercure, Xe siècle)

Au-dessus de ces écoles paroissiales, qui, selon Guizot « se multiplièrent fort irrégulièrement, assez nombreuses dans certains diocèses, presque nulles dans d’autres » (Histoire de la civilisation en France) s’élevaient les écoles épiscopales dont les plus florissantes, du VIesiècle au milieu du VIIIe furent celles de Poitiers, Paris, Le Mans, Bourges, Clermont, Vienne, Chalon-sur-Saône, Arles et Gap. A côté d’elles, des écoles dans tous les monastères où pendant longtemps, non seulement les novices, mais les étrangers furent admis. Une assemblée d’abbés et de moines tenue à Aix-la-Chapelle en 817, ayant décidé que les écoles intérieures des monastères seraient ouvertes uniquement aux oblats, dans toutes les abbayes de quelque importance, les écoles furent de deux sortes, les unes intérieures pour les oblats et les moines, les autres extérieures pour les clercs et les laïques qui les voulaient fréquenter.

C’est ainsi que plus tard Guillaume, abbé de Fécamp, au dire de son ancien biographe, « institua dans tous les monastères dont il était chargé, des écoles sacrées, où, pour l’amour de Dieu, des Frères instruits et propres à l’enseignement, distribuaient gratuitement le bienfait de l’instruction à ceux qui se présentaient, sans exclusion de personne. Serfs et libres, pauvres et riches avaient une part égale à cet enseignement charitable. Plusieurs recevaient de ces monastères en même temps que l’instruction, la nourriture qu’ils n’auraient pas eu le moyen de se procurer, et parmi ceux-là il s’en trouva qui prirent l’habit monastique. » (cité par Beaurepaire, Guillaume de Fécamp vivait au XIe siècle)

Nous n’ignorons pas que l’histoire de ces écoles n’a qu’un rapport éloigné avec celle de l’instruction primaire, puisque les arts libéraux et l’écriture sainte y étaient enseignés. Néanmoins nous avons dû signaler leur existence, car il est bien évident, ou bien que leurs élèves étaient préparés à recevoir leur enseignement dans des écoles inférieures, ou bien qu’elles commençaient elles-mêmes par leur donner les premières leçons.

A l’avènement de Charlemagne, la décadence était déjà venue pour ces écoles. Mais ce grand homme, admirablement secondé par les évêques de son empire, fit d’énergiques efforts pour leur rendre leur ancien lustre. A Aix la-Chapelle, en 789, il reprend la tradition du Concile de Vaison et ordonne aux prêtres de tenir école dans leurs paroisses, nous apprend l’érudit du XVIIIe siècle Jean Hardouin. En 797, nous avons le célèbre capitulaire de Théodulfe évêque d’Orléans, si souvent cité : « Que les prêtres établissent des écoles dans les villages et dans les bourgs, et si quelqu’un de leurs paroissiens veut leur confier ses enfants pour leur apprendre les lettres, qu’ils ne les refusent pas, mais qu’ils accomplissent cette tâche avec une grande charité. » D’autres évêques s’approprièrent les prescriptions de Théodulfe, et les communiquèrent à leur clergé, nous explique Maggiolo dans Du droit public et de la législation des petites écoles. Plusieurs conciles donnèrent aux prescriptions de Charlemagne la sanction de l’autorité ecclésiastique, par exemple, celui de Mayence en 813, enjoignant aux prêtres d’exhorter le peuple chrétien à envoyer ses enfants aux écoles, explique encore Hardouin.

Le IXe siècle nous fournit d’autres témoignages. Le capitulaire d’Hérard de Tours (858) prescrivant aux prêtres d’avoir des écoles et de bons livres, l’ordonnance de Vautier d’Orléans (860) rappelant la même obligation, enfin celle d’Hincmar de Reims enjoignant aux visiteurs des paroisses de s’enquérir si chaque prêtre a chez lui un clerc qui puisse tenir l’école. Il est vrai que de bons critiques ont affirmé que les écoles dont il est question dans ces textes étaient uniquement destinées au recrutement du clergé, mais outre qu’ils restreignent sans preuves évidentes le sens d’expressions générales, on peut leur opposer un texte presque contemporain ; c’est la constitution de Riculfe, évêque de Soissons (889) rappelant aux prêtres la modestie dont ils ne se doivent jamais départir en gouvernant leurs écoles, et leur défendant d’y recevoir des filles avec les garçons. Eut-il été besoin d’une ordonnance spéciale pour interdire aux filles, l’accès d’écoles exclusivement destinées aux clercs, comme le précise Hardouin dans le tome VI de son Histoire littéraire de la France.

Il est certain que ces écoles épiscopales, monastiques et paroissiales eurent beaucoup à souffrir de l’état déplorable de l’Europe aux Xe et XIe siècles. Mais quand vint la grande époque du Moyen Age, à partir du XIIe siècle, grâce au concours de l’Eglise et de l’État, elles refleurirent et l’on a pu retrouver leurs traces en beaucoup de provinces. Pour nous rendre compte de la situation de l’instruction primaire en France au Moyen Age, nous interrogerons d’abord les contemporains, nous citerons les faits particuliers qu’une étude attentive des documents originaux a fait découvrir aux érudits qui ont publié les travaux spéciaux sur notre question, enfin nous présenterons quelques considérations qui nous semblent de nature à légitimer une large induction.

enseignement

Enseignement de la morale (Extrait de Verger de Consolation, XIIIe siècle – XIVe siècle)

Pour apprendre à l’enfant comment conduire sa vie selon les préceptes de la morale,
on lui présente les vertus comme un château dont chaque pierre
porte un précepte : « aime tes parents », « fuis la colère ».
La porte du château de vertu a comme devise « obéissance et patience »

Voici d’abord un texte explicite de Guibert de Nogent : « Il y avait un peu avant cette époque (1065) et même encore depuis, une si grande rareté de maîtres d’école, qu’on n’en voyait pour ainsi dire aucun dans la campagne, et qu’à peine on pouvait en trouver dans les grandes villes ; encore étaient-ils d’une si faible science qu’on ne pouvait les comparer aux clercs qui sont maintenant (1110) dans les campagnes. » (Vie de G. de Nogent par lui-même) A en croire le même chroniqueur, au commencement du XIIe siècle tous les hommes furent pris d’une ardeur extraordinaire pour l’étude… « Voyant, dit-il, que de tous côtés, on se livre avec fureur à l’étude de la grammaire et que le nombre toujours croissant des écoles en rend l’accès facile aux hommes les plus grossiers… » (Histoire des croisades, par G. de Nogent)

Un texte du continuateur de Guillaume de Nangis, est également significatif. Parlant des malheurs que causa l’effroyable peste de 1348, il dit : « On trouvait alors peu de maîtres qui sussent ou voulussent apprendre les rudiments de la grammaire aux enfants, dans les maisons, les villages et même les villes closes. » La pensée de signaler cette disette de maîtres fût-elle venue à l’esprit de l’historien, si elle n’eut été un fait exceptionnel et temporaire ? Comment encore si les écoles primaires eussent été un mythe ou si l’on veut une exception très rare, Gerson, dans son traité de la visite des paroisses écrit dès l’an 1400, eût-il conseillé aux visiteurs de s’enquérir avec soin, « si chaque paroisse possède une école, comment les enfants y sont instruits, et d’en établir dans les lieux où il n’en existe pas. »

L’étude des documents inédits a prouvé la justesse des conclusions qu’on a tirées de ces textes. Il y a longtemps déjà que L. Delisle, a pu écrire dans son remarquable ouvrage sur la Condition de la classe agricole en Normandie : « Des documents nombreux établissent surabondamment combien les écoles rurales étaient multipliées au XIIIe siècle et aux suivants dans la Normandie. » Et Siméon Luce n’a pas craint de dire : « On a cru longtemps que le Moyen Age n’avait connu rien qui ressemblât à ce que nous appelons l’instruction primaire. C’est une grave erreur ; il est fait à chaque instant mention d’écoles dans les documents où on s’attendait le moins à trouver des renseignements de ce genre, et l’on ne peut douter que pendant les années même les plus agitées du XIVe siècle, la plupart des villages n’aient eu des maîtres enseignant aux enfants la lecture, l’écriture et un peu de calcul. » (Histoire de Du Guesclin, 1876)

De fait, nous pouvons citer un grand nombre d’écoles, non seulement dans les villes, mais dans des paroisses rurales peu importantes des diverses provinces de notre pays. Delisle en signale 33 en Normandie (Etudes sur la condition de la classe agricole en Normandie). Son enquête forcément restreinte a été étendue et approfondie par de Beaurepaire. Les archives de la Seine-Inférieure lui ont fourni la preuve irrécusable de l’existence d’écoles nombreuses à partir du XIIe siècle. Et ces écoles ne se rencontrent pas seulement dans des villes ou des localités populeuses ; d’humbles villages en sont pourvus, villages dont quelques-uns ont aujourd’hui trop peu d’importance pour former des communes distinctes. La mention de ces écoles de paroisses avec l’indication sommaire des documents qui en ont révélé l’existence forme un très long et très curieux chapitre du livre de l’érudit normand.

Il faut ici, d’une part, remarquer l’absolue certitude de renseignements fournis uniquement par des textes contemporains, d’autre part se bien convaincre de la rigueur de l’induction qu’on en peut tirer. « Quand on rencontre, dit de Beaurepaire, des écoles dans des localités d’une aussi mince importance que celles que nous avons énumérées, il n’y a plus moyen de douter qu’il n’y en ait eu, sinon dans toutes les paroisses rurales, du moins dans la plupart, et surtout dans celles où la population était un peu considérable. » A l’autre extrémité de la Normandie, dans le département actuel de la Manche, l’abbé Trochon a retrouvé la trace des écoles de Coutances. D’autre part l’auteur contemporain de la vie du B. Thomas de Bivllle, chapelain de Saint-Louis nous apprend qu’il enseigna en diverses écoles de ce pays, rapporte Delisle. De Charmasse a pu retrouver 8 des anciennes écoles de l’Autunois ; Quantin, 28 du département de l’Yonne ; Sérurier, 10 des Pyrénées occidentales ; de Resbecq, 11 du département du Nord ; Babeau, 7 de l’Aube ; Bellée, 9 de la Sarthe ; Maître, 3 du comté Nantais ; Port, 13 de Maine-et-Loire ; de Jussieu, 5 de la Savoie.

Une sentence arbitrale de l’an 1216 entre le doyen et le chapitre de Saint-Apollinaire de Valence porte que le chapitre nommera le maître des écoles. Dans un acte du doyenné de 1471, il est établi que le doyen confère les écoles à Valence et dans tout le diocèse, hormis les lieux collégiés (L’instruction primaire dans la Drôme avant 1789 par Dupré de Loire, 1874). On peut également citer en Dauphiné les écoles de Montbéliard dès le XIIe siècle, de Romans, de Montélimar, de Briançon, du Buis. Battault a prouvé par des textes qualifiés de suffisants et décisifs par la Revue des Sociétés savantes en 1876, qu’en Bourgogne et spécialement à Chalon, comme en beaucoup d’autres villes et villages, il a existé très anciennement des écoles dont on peut suivre la trace à dater du XIIIe siècle dans la plupart des cartulaires. L’intéressant mémoire de Rameau prouve l’existence d’écoles à Mâcon dès le XIVe siècle et à Basgé au XVe (Revue de l’Ain, juillet-août 1876).

Nous relevons dans le Dictionnaire de Pédagogie de Buisson les règlements des écoles de Bourg (Ain) en 1391, et la taxe scolaire de 1429, une requête du maître d’école de Foix au XVesiècle sollicitant des officiers municipaux l’assainissement du local qu’il occupait, l’indication des écoles de Moulins (1424) ; de Jaligny-sur-Allier où l’on trouve dès le XIII>sup>e siècle un Rector Scholarum ; de Marseille, où l’on a retrouvé les diplômes accordés par les évêques aux XIVe et XVe siècles pour les écoles des paroisses, et une allocation accordée en 1401 à l’école communale, d’Antibes (1483), de Brie et Redon (1096), Pornic (1113), Quimper (1260), Saint-Malo (1350).

GEOMETRIE

Leçon de géométrie (Extrait de Image du monde, XIVe siècle)

Dans la même province, le docteur Dupuy a signalé des écoles à Goezbriand, à Nantes, Rennes, Vannes et Tréguier (article du Bulletin de la Société académique de Brest intitulé Les écoles et les médecins en Bretagne au XVesiècle). « L’instruction, ajoute-t-il, était moins répandue au XVe siècle qu’au XIXe, mais elle n’était pas entièrement négligée. Le seigneur pour administrer ses domaines, le marchand pour tenir ses comptes, le gentilhomme pauvre et le bourgeois ambitieux pour exercer quelque fonction lucrative dans le notariat ou la judicature avaient besoin de s’instruire ; les notables de chaque paroisse pouvaient devenir fabriqueurs et trésoriers. Ils avaient des recettes à noter, des dépenses à enregistrer. Il leur était nécessaire d’apprendre à écrire. Aussi les illettrés sont rares dans les nobles, la bourgeoisie et parmi les paysans qui possèdent quelque aisance. »

D’un canon du concile de Cognac présidé en 1260 par Pierre, archevêque de Bordeaux et interdisant aux écoliers les combats de coqs, on peut légitimement conclure que les écoles n’étaient pas inconnues au XIIIe siècle dans la province ecclésiastique de Bordeaux. L’abbaye de la Sauve recevait les enfants du voisinage pour les instruire (Histoire de l’abbaye de la Sauve, par Cirot de la Ville). Nous voyons d’ailleurs dans les hommages rendus en Guyenne par les serfs questaux à leurs seigneurs, qu’ils s’engagent ordinairement à ne pas mettre leurs enfants à l’école sans la permission desdits seigneurs. Cette clause ne serait pas régulièrement insérée si les écoles rurales eussent été inconnues dans le pays.

En 1414, nous trouvons parmi les notables de la ville de Bordeaux, Me Mohan Andrieu « meste de l’escola » (Archives de la ville de Bordeaux, Série BB, Registre de la jurade, 1414-1417). Maggiolo mentionne des règlements donnés aux écoles de Mende en 1286-1296, et la nomination des maîtres de cette ville en 1331 et 1361, des écoles presbytérales dans toutes les paroisses de Toul en 1240 des écoles presbytérales et claustrales à Nancy en 1221, 1298, 1342, 1484, une école à Vézelise en 1292. Nous disposons également de preuves de l’existence d’écoles au XVe siècle à Amiens, à Abbeville, à Corbie, à Saint-Omer, à Goupillières, à Decize (Nièvre). Nous indiquerons encore celles de Rethel, d’Albi où les questions scolaires ont une grande part dans la vie municipale, de La Rochelle, de Reims, de Haon-le-Châtel (Loire), de Montauban, de Montfort-l’Amaury, de Sisteron, de Saint-Léonard, de Mortain, d’Hermant en Auvergne, de Beaune, du diocèse de Chartres, de Nîmes.

Signalons aussi quelques faits concernant les écoles de Paris au Moyen âge. Dès 1292, le rôle de la taille donne les noms de 11 maîtres et d’une maîtresse d’école ; ils sont taxés au cinquantième de leurs revenus (Paris sous Philippe le Bel par H. Géraud, 1837). En 1380, le grand chantre de Paris, Guillaume de Sauvarville, réunit les maîtres, maîtresses, au nombre de 63, pour leur notifier les statuts qui les doivent régir et leur faire jurer de s’y conformer (Statuts et règlements des petites écoles de Paris, par Martin-Sonnet). Au XVe siècle, on compte à Paris environ cent écoles.

En l’absence de documents originaux démontrant l’existence des écoles en d’autres provinces au Moyen Age, l’énumération qui précède nous donne le droit de conclure, sans violer les lois de la logique, que ces provinces ne furent pas moins favorisées que celles dont nous avons parlé jusqu’ici. Au fond, si l’on considère la nature des pièces d’archives qui ont révélé l’existence des écoles signalées par nous, il faut bien reconnaître que la plupart d’entre elles ne semblaient pas faites pour un semblable usage. Au Moyen Age, il n’y avait rien qui ressemblât à notre centralisation, à notre administration uniforme. Personne ne songeait à dresser des statistiques, à cataloguer des institutions.

Comment donc l’existence des écoles du Moyen Age a-t-elle été révélée ? Ici par un jugement d’une officialité ou d’un tribunal quelconque en matière civile ou criminelle, là par une donation, ailleurs par une enquête, un procès de canonisation où nous découvrons par hasard la trace d’une école, d’un régent. Mille fois pour une, il y a chance pour que des documents de ce genre aient péri ou n’aient pas été explorés, puisqu’ils ne peuvent être étudiés que par des érudits de profession. Force nous est donc de faire une certaine part à la conjecture, et de nous attacher à certains indices qui paraissent significatifs à des érudits autorisés. Signalons-en quelques-uns.

Tout d’abord nous ne saurions négliger un argument d’une grande valeur. C’est celui qui se base sur le grand mouvement littéraire, scientifique et artistique des beaux temps du Moyen Age. « Quand on a devant les yeux, dit excellemment Ch. Jourdain, le tableau des universités qui furent établies du XIIIe au XVe siècle, dans les différents pays de l’Europe et particulièrement en France, quand on considère la multitude des collèges dont elles se composaient, les privilèges importants concédés aux écoliers et à leurs maîtres par les papes et par les rois, enfin le grand nombre de bourses fondées en faveur des étudiants pauvres, quelque lent que paraisse le progrès des études et des sciences durant le Moyen Age, on ne saurait méconnaître que l’éducation de la jeunesse n’ait été une des plus constantes préoccupations de l’Église et de la royauté, des seigneurs féodaux et de la bourgeoisie. » (Mémoire sur l’éducation des femmes au Moyen Age) La prospérité de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur au Moyen Age sont incontestables. Les écoliers accouraient par milliers aux universités. Cette prospérité suppose nécessairement l’existence de l’enseignement primaire.

ECOLE

Une école bondée (Extrait de Heures de Louis de Savoie, vers 1450)

Une autre preuve de la diffusion de l’instruction primaire au Moyen Age, c’est le grand nombre de clercs mariés qui se trouvaient alors dans les campagnes. « Assez rares aux époques antérieures, dit Siméon Luce, frappés de mesures répressives par les papes de la fin du XIIIe siècle, les clercs mariés se multiplient au XIVe à la faveur du relâchement de la discipline ecclésiastique et deviennent si nombreux à tous les degrés de la société qu’ils forment presque une classe nouvelle. Cette classe ne comprend pas seulement des tabellions, des avocats, des commerçants qui portent la tonsure, quoique mariés, et relèvent à ce titre de la justice épiscopale. En Normandie, un certain nombre de riches paysans sont à la fois clercs et vavasseurs. A Louviers, à Tournay, on trouve des clercs jusque parmi les teinturiers et les apprentis teinturiers ; cette qualité s’étend, à vrai dire, à toutes les professions manuelles. La noblesse elle-même apporte son contingent… Il tend ainsi à se former une sorte de classe neutre composée de nobles, aussi bien que de gens du peuple de toutes les professions et embrassant en quelque sorte l’élite de la société que nous appellerions aujourd’hui laïque. Or on ne peut entrer dans cette classe, si l’on ne possède au moins les premiers éléments de l’instruction. Car, outre qu’il y a un droit à payer au roi, si l’on est son bourgeois, ou au seigneur si on relève de quelque justice féodale, on n’accorde généralement la tonsure qu’aux personnes qui savent lire et écrire. » (Histoire de Du Guesclin)

Une preuve supplémentaire de la diffusion de l’enseignement primaire au Moyen Age se trouve dans les contrats d’apprentissage et de tutelle. Il est stipulé bien souvent que le pupille ou l’apprenti, quelquefois même l’enfant placé dans une maison comme serviteur sera mis aux écoles et instruit selon sa condition. Du reste, l’article 220 de la coutume de Normandie, relatif à la garde noble, porte que « où les seigneurs ne feraient leur devoir tant de la nourriture et entretènement que de l’éducation des soubz-aages, les tuteurs ou parrents se pourront pourvoir en justice pour les y contraindre. »

Les prédicateurs du Moyen Age si patiemment étudiés par Lecoy de la Marche nous montrent maintes fois dans leurs sermons, les petits enfants s’en allant par bandes aux écoles avec un alphabet pendu à leur ceinture (L’enseignement au Moyen Age, article paru dans Les Lettres chrétiennes en mai 1880). De Beaurepaire a observé qu’au Moyen Age on prenait dans les actes, comme titre d’honneur, la qualité d’écolier et quelquefois même on la préférait à celle d’écuyer ou de noble homme.

Beaucoup de documents par les signatures dont ils sont revêtus, prouvent que, dès le XIIIe siècle, l’instruction commençait à se répandre largement. Delisle a cité ce fait des vavasseurs de Troarn certifiant, en 1234, par leurs signatures autographes, l’exactitude du censier de la baronnie dressé par l’abbé Siffred : sept vavasseurs sont présents, sept signent. Évidemment des faits de ce genre ne sauraient être généralisés qu’à bon escient ; mais nous croyons avoir acquis le droit d’affirmer avec Baudrillart « qu’on rencontre un assez grand nombre d’écoles au Moyen Age et qu’il n’est pas douteux que la classe rurale en profita. »

Les filles elles-mêmes n’étaient pas totalement privées du bienfait de l’instruction, il suffit de lire l’important mémoire de Jourdain que nous avons cité pour s’en convaincre. N’omettons pas, pour rester rigoureusement dans les limites de la vérité historique, une observation importante. Le degré d’instruction du peuple au Moyen Age a beaucoup varié selon les lieux et les époques. Telle province, la Normandie par exemple, était infiniment plus favorisée que telle autre à cet égard. La situation scolaire de la France était bien meilleure au commencement du XIVe siècle qu’au milieu du XVe, après les désastres de la guerre de Cent Ans. Mais il est impossible à tout esprit éclairé et au courant des résultats obtenus par l’érudition contemporaine, de nier que beaucoup de nos provinces, au Moyen Age, connurent les bienfaits de l’enseignement populaire et que les éléments de l’instruction y furent mis à la portée des classes laborieuses.

 D’après « L’instruction primaire en France avant la Révolution
d’après les travaux récents et des documents inédits », paru en 1881

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Pour les générations futures

 

La relation au temps est un élément majeur de structuration d’une société. Elle semble si naturelle, le consensus à son sujet est tel, l’empreinte culturelle si forte, que l’on ne l’explore que rarement en profondeur. Pourtant, l’histoire de la perception que les différentes sociétés se font du temps est étonnante.

Le temps peut ainsi être conçu comme cyclique ou linéaire, l’attention tournée vers le passé ou vers un événement futur apocalyptique… Dans le domaine de la responsabilité morale, qui sera l’objet d’étude de cet article, une révolution est en marche. La référence aux ancêtres, aux pères, aux anciens, était traditionnellement la source indiscutable de la sagesse. Il s’agissait de s’en inspirer, de les égaler au moins, de les dépasser peut-être.

Sous le coup des atrocités du vingtième siècle, et des modifications sociologiques profondes portées par la modernité (et la post-modernité), cette référence consensuelle se désagrège. Une nouvelle norme prend sa place : le souci pour les générations futures est en train de naître. La préoccupation pour sa propre descendance n’est pas récente, mais l’intérêt pour des êtres appelés à venir au monde dans plusieurs décennies, hors de tout lien de parenté, est d’une nouveauté stupéfiante et pour le moins paradoxale : pourquoi aurions-nous des devoirs envers de tels êtres virtuels ?

Ce bouleversement du champ de la responsabilité a conduit de nombreux philosophes à proposer de nouvelles théories éthiques, répondant de manière plus ou moins cohérente et originale à la question précédente.

Nous avons besoin de l’avenir

enfant yeuxQui n’a pas ressenti un léger frisson d’angoisse en apprenant que dans six milliards d’années, la Terre disparaîtra avec l’expansion du Soleil ? Qui ne se sentirait pas soulagé à la pensée que des avancées techniques  permettraient de réduire la période de dangerosité des déchets nucléaires de quelques centaines à quelques dizaines de milliers d’années ?

Ces exemples mettent à jour une disposition psychologique largement partagée : la perspective d’une continuité sociale minimale est nécessaire à notre bien-être. Les ressources environnementales jouent un rôle essentiel moins pour l’homme en général que pour l’homme contemporain. Ainsi, si nous acceptions que nos descendants s’éclairent avec des bougies, nos perspectives énergétiques seraient moins compliquées. Il semble en fait impossible de contempler de manière détachée l’évolution des besoins environnementaux à long terme, nous « emportons » notre mode de vie avec nous, bien que le respect de limites écologiques nous oblige à y apporter certaines corrections.

En concédant aux générations futures un droit égal aux ressources finies, ou en organisant une durabilité du développement, nous cherchons à prévenir un écroulement de la civilisation induit par une crise environnementale. Ainsi, la justice entre les générations ne répond pas uniquement à un désir de justice, elle sert aussi à assurer une survie. Ce motif est-il capable de servir d’argument, et en quels termes ?

Il ne s’agit pas en premier lieu d’une question normative (l’humanité devrait-elle survivre ? Visser’t Hooft   pense que si la justice nous prescrit le juste traitement des générations futures, elle n’exige pas qu’il y ait des générations futures), mais cela est en rapport avec le sens de la vie. En effet, une croyance implicite en la perpétuité de la présence humaine sur Terre contribue par beaucoup d’aspects à ce qui nous persuade que la vie vaut la peine d’être vécue. La justice entre les générations nourrit ce besoin présent de confiance en la perpétuation de la vie humaine sur Terre dans de bonnes conditions.

Nos soucis concernant le futur reflètent l’intérêt fondamental que nous avons à être capables d’insérer les moyens grâce auxquels nous vivons dans un cadre qui dépasse nos propres vies. Fonder une famille, contribuer au développement de la science présuppose une confiance dans les personnes futures vis-à-vis du maintien des valeurs auxquelles nous adhérons. Nous voulons avoir des enfants pour avoir un futur.

[…]

En effet, si les bases philosophiques de la justice distributive intergénérationnelle sont peu claires, le catastrophisme et la chaîne d’obligations intergénérationnelles se heurtent à l’obstacle redoutable de l’évaluation (scénario du pire pour l’un, héritage pour l’autre). Par exemple, comment évaluer l’héritage, et quel est le degré de substituabilité entre les différents biens ? Beaucoup de « mesures » de l’héritage ont été proposées, depuis la notion « objective » de ressources, jusqu’à celle subjective de bien-être, en passant par les opportunités de bien-être ou les bases productives.

L’utilisation de critères subjectifs pose problème, au sens où l’héritage sera évalué selon les préférences d’une seule génération.

[…]dans un monde où les préoccupations vis-à-vis des générations futures ne cessent de gagner en importance, elles peuvent jouer le rôle irremplaçable de phares guidant les hommes dans le brouillard moral et les aidant, au moins, à démasquer les contradictions nombreuses parmi les invocations désormais rituelles des droits des générations futures.

Extrait d’un texte : annales des mines janvier 2006

Pour poursuivre la lecture, rendez-vous ici http://www.annales.org/re/2006/re41/huteau.pdf

Témoignage : VIVRE sans enfant

 

Je ne vais pas y aller par quatre chemins et pour ce qui me concerne : Quel bonheur de ne pas avoir d’enfants !

Oh désolé, je ne veux choquer personne…mais n’empêche que c’est vraiment ce que je ressens et ce que je vis. Il y a déjà tellement de choses pratiques à faire au quotidien et c’est vrai que je profite bien de ces précieux moments pour me relaxer, être avec ma bien-aimée, voir des amis, voyager, créer des évènements, écrire des articles, méditer etc. Alors, bien sûr, les enfants sont souvent si mignons, si adorables, c’est sûr que je n’ai pas cette joie de donner et recevoir à un enfant et de le voir grandir. Mais en 2019, avec notre vie accélérée et un monde chaotique, je n’en rêve vraiment pas.

A 46 ans, quand je vois certains de mes amis qui ont des enfants et lorsque qu’ils me parlent de leurs difficultés, de leur fatigue, et du stress, franchement, cela fait encore moins envie. Alors, je sais que malgré tout devenir parent peut-être une belle expérience d’amour et de totalité. Dans son livre sur les constellations familiales le thérapeute allemand Svagito Liebermeister explique bien qu’il existe deux voies, la voie du parent et la voie du méditant. Les deux se valent et amènent des défis et un lâcher prise. L’un est plus tournée vers la méditation et la spiritualité et l’autre plus vers l’amour et la famille.

témoignage

Depuis l’âge de 22 ans, j’ai « décidé » à l’intérieur de moi de ne pas avoir d’enfants.

Il faut dire que je résidais à l’époque souvent en Inde dans le centre international de méditation Osho et qu’il n’y avait presque pas d’enfants et très peu de famille. A ma connaissance, le mystique Osho (qui pour moi représente la sagesse) n’a quasiment jamais donné sa bénédiction aux parents qui venaient lui demander une forme d’approbation. Il a souvent expliqué que le fait d’avoir un enfant prend beaucoup d’énergie et d’attention et cela se fait aux dépens du travail sur Soi et du cheminement spirituel.

« Si vous ne voulez pas avoir d’enfants, vous avez le droit de ne pas en avoir. Si vous voulez mettre votre créativité dans la peinture, dans l’art, dans la musique, c’est très bien, bien mieux que de mettre au monde un enfant qui sera peut-être un problème pour l’humanité. Qui sait quel type d’enfant va sortir de vous ? (…). Ce n’est pas la bonne époque pour donner naissance à un enfant ! »

Un jour, une femme est venue lui demander dans un darshan : « Je pense avoir un enfant, est-ce que c’est une bonne idée ? » Sa réponse est intéressante: Si tu peux éviter d’en avoir, c’est très bien. Quand des personnes me demandent, je suis dans une situation difficile. Si je dis « non « il semble que j’attaque la maternité. Si je dis oui, alors ils vont certainement faire face à des problèmes et des responsabilités et il est possible qu’ils se perdent là-dedans. La meilleure chose c’est de rester seule encore un peu de temps. D’abord finis le travail sur toi-même. Quand tu auras atteint un certain état, quand tu sauras que rien ne peut te déranger, ce sera alors le bon moment pour avoir des enfants.

Cela a toujours été mon leitmotiv, « prendre soin du bouddha qui est moi »…et du coup, comme je suis un peu lent à m’éveiller, même à 46 ans, cela me parait difficile d’avoir un enfant. Aujourd’hui, après 25 ans de cheminement spirituel, je sens que je serai « capable » d’élever un enfant mais j’ai conscience que cela serait dur malgré tout car l’expérience est immense. Et pourquoi devrai-je avoir un enfant alors que la vie est belle, qu’il y a trop d’êtres humains sur Terre et que je n’en ai pas besoin pour être heureux ? Parfois, des personnes me disent « oui mais justement, ce sont des personnes comme toi qui devraient avoir un enfant. »

Ce que les gens voient et apprécient en moi, c’est la Conscience, la même qui se trouve en chacun de nous. Et moi aussi si j’avais un enfant cela me serait plus difficile de nourrir mon monde intérieur. Je ne dis pas impossible mais que ce sera plus difficile car en devenant parent je deviendrai ce que j’appelle un « caretaker », je devrais m’occuper de l’enfant ou des enfants et l’expérience est intense et longue.

Et c’est d’autant plus vrai je pense pour la femme qui est celle qui est en général la plus concernée par la naissance et l’éducation d’un enfant. Combien de femmes ont arrêté leur travail pour l’enfant ? (ce qui n’est pas forcément un problème d’ailleurs…mais c’est quand même pour certaines un prix à payer). Et combien sont restées avec des hommes à cause de l’enfant ? Que dire aussi de tous ces couples qui divorcent quelques années après la naissance de leur(s) enfant(s) car ils ont oubliés de nourrir leur relation intime car absorbés par leur vie (et leur mental).

Sans enfant je me sens différent de la plupart des personnes qui fondent des familles. Je rentre peu dans les histoires de famille avec tout ce que cela signifie, je suis moins tourné vers le passé ou le futur. Je suis avant tout un individu libre dans le monde et en même temps hors du monde. C’est aussi une belle expérience du « moment présent ».

Avec mon amie, nous constatons souvent que nous n’avons pas les mêmes centres d’intérêt que ceux qui ont des enfants en bas âge. Le soir, nous avons du temps pour regarder des films ou des séries, nous avons du temps pour sortir, pour faire l’amour et pratiquer le Tantra et la méditation.

Même si je travaille beaucoup, j’ai toujours la possibilité de me reposer et de me cocooner et je sais que quand je finis ma journée, je n’ai pas à m’occuper des enfants. Je peux prendre soin de moi, je ne suis pas obligé de prendre soin de quelqu’un d’autre.

Sans enfant, je n’ai pas d’excuse pour ne pas méditer (et ni pour être en retard ! clin d’œil à tous ces parents qui disent être en retard à cause des enfants….hahaha !)

Sans enfant, je peux partir en vacances quand mon travail me le permet, je n’ai pas à m’ajuster aux emplois du temps des enfants.

Ne pas avoir d’enfants, c’est aussi des dépenses en moins. Quand je vois des gilets jaunes qui disent ne pas arriver à finir les fins de mois avec 3 ou 4 enfants. Je peux imaginer…mais pourquoi aussi ont-ils fait tant d’enfants ?! Aujourd’hui avoir des enfants peut obliger à travailler très dur car cela coûte cher, mieux vaut en être conscient !

Le méditant sait que le bonheur se trouve en Soi et que le moment présent est son seul moyen de trouver la paix et la joie qui sont naturellement en lui.

Et ce n’est pas une belle voiture, ni un chien, ni un enfant qui va nous amener le bonheur. Cela peut amener des joies et des peines et il n’y a pas de problème à vivre ou telle ou telle expérience mais ce n’est ce qu’on appelle la paix intérieure. La paix intérieure, c’est la pleine conscience, c’est la capacité d’observer le flux des pensées. Et elle n’est pas dépendante des conditions extérieures.

« Revenez au moment présent. Contentez-vous d’être et dégustez ce fait d’être. Si vous êtes présent, vous n’avez jamais besoin d’attendre quoi que ce soit. »
Eckhart Tolle

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Au cours de ma vie, je suis passé par des hésitations et des doutes, par exemple quand mon amie a eu la quarantaine, comme beaucoup de femmes, elle a eu un désir très fort d’avoir un bébé. Et même si je n’en voulais pas vraiment, nous avons donc essayé mais cela n’a jamais fonctionné et ensuite, c’était clair de nouveau pour moi que je ne voulais pas d’enfant et que c’était à prendre ou à laisser. C’était un moment très fort dans notre relation car autant je peux prendre responsabilité pour ce que je veux mais je ne me sentais pas à l’aise de ne pas lui permettre d’avoir ce qu’elle semblait désirer si intensément. Et en même temps je savais intuitivement par mon expérience de la méditation que la vie est belle aussi sans enfants et que même mon amie en serait heureuse quand la crise sera passée.

Aujourd’hui mon amie a eu 50 ans et je vois qu’elle est vraiment heureuse sans enfant. Elle peut s’occuper d’elle-même et profiter de la vie (qui est si courte).Cela étant, si nous avions un enfant, certainement, nous serions aussi heureux avec simplement une vie un peu différente. Nous aimons parfois jouer ou passer du temps avec nos neveux ou les enfants des autres, ce n’est pas « les nôtres » mais cela ne nous empêche pas d’être dans l’amour, la joie et le partage. Ce n’est pas une question de possession mais d’innocence et d’ouverture du cœur.

Nous ne sommes pas les seuls puisque les « childfree » ou les « No Kid », sont parait-il en pleine expansion aux Etats-Unis et en Europe. De plus en plus de personnes trouvent un sens et un épanouissement sans se reproduire et à nourrir d’autres formes de créativité.

Emmanuel Moulin, co-fondateur de meditationfrance.com

 PS : Nous serons près de 9,8 milliards sur Terre en 2050 et selon le mouvement américain Ginks («Green Inclination, No Kids»), le meilleur moyen de venir à bout du problème du réchauffement climatique serait de réduire la population mondiale de 500 millions de personnes d’ici 2050.

 

En Connexion avec ce que vit votre Enfant

 

 

Les théories sur les enfants de l’ère nouvelle se fondent souvent sur des classifications générales de comportement extérieur. Les syndromes et les diagnostics se basent sur des symptômes observables de l’extérieur. Mais ce qui manque ici et qui est vital pour réussir à aider ces enfants, c’est une connexion intérieure avec ce que vit l’enfant : les sentiments et les émotions qui génèrent le comportement extérieur.

Pour regarder quelqu’un d’une manière ouverte et impartiale, il est nécessaire de lâcher prise de notions et d’attentes préconçues. Vous pouvez vous connecter de façon authentique à quelqu’un (qui que ce soit), seulement à condition d’oublier tout ce que vous pensez savoir à son sujet. C’est seulement ainsi qu’il y a de la place pour être présent à l’instant de manière intuitive et sensitive. C’est aussi une belle façon d’accueillir quelqu’un, car vous vous permettez alors d’être touchés par l’énergie de son âme.

À partir d’une telle attitude d’ouverture, qui est de l’ordre du sentiment plus que de la pensée, il vous est possible d’entrer dans une communication avec l’autre qui est bénéfique et enrichissante pour tous deux. L’interaction avec un enfant n’est jamais à sens unique. Dans cette relation, chacun de vous est alternativement enseignant et étudiant. C’est ce qui caractérise toute relation spirituelle significative.

Lorsque la relation entre le guide et l’enfant a été définie d’une telle façon claire et transparente, il y a de nombreuses possibilités d’offrir un soutien à l’enfant dans son évolution. Je vais vous en indiquer quelques-unes de manière générale, qui n’ont pas la prétention d’être complètes mais indiquent plutôt une direction générale.

A

– L’appréciation positive de leurs qualités uniques (ce qui les rend différents)

Aidez-les à se souvenir de ce qu’ils sont. Aidez-les à prendre conscience que leur extrême sensibilité et leur idéalisme font partie des plus belles qualités qu’ils possèdent. Laissez-les  s’articuler autour de ce qui fait leur différence et encouragez-les à découvrir comment ces qualités apportent un enrichissement et une contribution au monde. Trouvez des manières créatrices d’exprimer leur haute sensibilité de façon à ce qu’ils y trouvent de la joie. Rassemblez-les et laissez-les échanger leurs expériences et partager leurs énergies.

– Le développement de l’intuition

Exercer leurs facultés intuitives de manière ludique les aide à se connecter à leur corps et à leurs émotions, et renforce leur conscience de soi. S’enraciner, connaître ses limites de l’intérieur et utiliser son intuition pour découvrir ce qui est bon pour soi, sont des talents que ces enfants sensibles peuvent aisément apprendre lorsqu’ils sont jeunes et sans contraintes. Plus grands, ils peuvent se sentir plus inhibés en ce qui concerne leur tendance naturelle à ressentir, imaginer et fantasmer. Si tel est le cas, il est important de les aider d’abord à prendre conscience des émotions et des croyances limitantes qui bloquent le cours de leur intuition. S’il y a des problèmes à ce sujet, presque toujours, le courant de l’énergie est bloqué dans les trois derniers chakras. Il y a des peurs, des frustrations et des déceptions chez ces enfants, c’est pourquoi ils peuvent se sentir en insécurité, déprimés ou même avoir envie de mourir.

– Respecter leur maturité d’âme

Sachez que leur haute sensibilité et leur différence a été un choix conscient de leur part et ayez confiance en leur capacité naturelle à résoudre leurs problèmes. Ne les traitez pas en victimes. Faites appel à leurs dons et à leurs talents et, autant que possible, laissez-les découvrir leurs propres réponses et leurs solutions. Encouragez-les à être en contact avec leur passion, leur inspiration et aidez-les à découvrir comment exprimer et manifester leur énergie d’inspiration sur la terre d’une manière concrète.

– Faire de la place à l’expression de soi 

L’énergie des nouveaux enfants et adolescents peut être si éthérée et idéaliste qu’elle peut sembler intangible. Il est important qu’ils s’expriment dans la forme matérielle. Ce peut être une forme d’expression artistique, comme la peinture ou la musique, ou encore les sports ou les jeux. Ce qui est important, c’est qu’ils sachent enraciner leur énergie et la rendre visible pour les autres. C’est ainsi qu’ils canalisent leur énergie à la terre. En tous cas, le point de départ devrait être leur joie de s’exprimer dans la forme matérielle. Lorsqu’on les encourage à explorer librement et à faire leurs expériences, ils vont découvrir les formes qui leur conviennent.

– Médecine alternative

Des formes de traitement doux, holistiques, tels que la lecture et la guérison psychiques et les médecines alternatives, peuvent être très utiles pour soigner les symptômes physiques de ces enfants qui sont liés à leur condition générale et psychologique. Comme ils sont très sensibles à l’énergie, ils répondent facilement aux modes de traitement centrés principalement sur le niveau énergétique (la psyché) et seulement en second plan, sur le corps. Il est important là encore de ne pas choisir un traitement ou une médecine basés uniquement sur les symptômes externes mais de faire une connexion intérieure avec la situation unique de chaque enfant. Le parent ou le thérapeute peut demander à l’enfant au niveau intérieur si le traitement lui est bénéfique. Lorsque l’enfant est plus âgé, il peut faire le choix lui-même.

– L’éducation

Les formes d’éducation illuminées prennent comme point de départ l’enfant et son monde intérieur. Dans le passé, la connaissance a souvent été déversée sur les enfants selon un mode magistral. On les considérait comme des récipients vides qui avaient besoin d’être emplis de connaissances utiles et de compétences. Mais si l’on considère l’enfant comme une âme mûre, qui a ses propres centres d’intérêts et ses buts, l’éducation revêt une forme très différente.

Le défi n’est pas tant de faire quelque chose à partir de rien, mais d’éveiller et de libérer ce qui est déjà présent en l’enfant : l’énergie naturelle de son âme qui veut se manifester et s’exprimer dans le monde matériel. Il y a en l’enfant une tendance naturelle à vouloir apprendre, à explorer et découvrir le monde.

Ce n’est que lorsqu’on les force systématiquement à ingurgiter des connaissances qui ne sont pas reliées à leur façon de faire l’expérience des choses qu’ils commencent à rechigner et à ne plus vouloir apprendre. Préserver et travailler avec l’appétit naturel de l’enfant à apprendre est la base d’une éducation nouvelle.

Selon cette approche, le rôle de l’enseignant est très différent. Ce qui lui est demandé avant tout, c’est d’être présent à l’enfant d’une manière ouverte et intuitive. L’enseignant admet au départ que l’on peut faire confiance aux facultés naturelles uniques de chaque enfant. Il permet à l’enfant de donner la direction, et lui offre son soutien en fournissant la connaissance et les matériaux nécessaires pour atteindre ses buts.

 SOURCE : Pamela Kribbe 2008  – Quelques Extraits….

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site https ://prendresoindenosenfantsquantiques.wordpress.com/

 

 

Conscience éveillée des Nouvelles Générations

 

Nous vivons une ère de profondes transformations planétaires. Des changements s’imposent dans tous les secteurs d’activités : l’économie, l’éducation, la santé, la politique, etc. La spiritualité n’y échappe pas. Le rythme des changements est de plus en plus rapide et nombreux sont ceux qui ont de la difficulté à intégrer cette évolution. De nouvelles énergies nous traversent, nous remuent, nous dépouillent et nous transforment.

Chaque nouvelle génération d’enfants a une conscience plus éveillée que la précédente et l’écart de l’une à l’autre augmente sans cesse. Le changement est omniprésent.

Ce n’est pas nous qui avons décidé de changer… nous y sommes contraints. Les systèmes personnels et collectifs jusqu’ici efficaces ne remplissent plus leurs fonctions. La nature de l’évolution étant d’ouvrir des voies insoupçonnées, une nouvelle aventure nous attend.

À l’image d’un jeune adulte qui éprouve la nécessité de quitter le foyer familial pour prendre son envol, un irrépressible besoin de mettre à jour notre façon de vivre notre spiritualité s’impose à nous. Ce n’est pas notre première mise à jour. Vous souvenez-vous qu’il y a quelques décennies la spiritualité se vivait essentiellement à l’intérieur des grandes religions ? Actuellement, nombreux sont ceux qui choisissent une spiritualité laïque.

oracle nouveau departAujourd’hui, le véritable défi que pose la spiritualité consiste à aller au-delà des enseignements des grandes traditions religieuses et spirituelles, non pas en les rejetant mais en continuant à les intégrer. Les maîtres des grandes traditions ont été de précieux guides – il nous incombe maintenant de prendre le relais en faisant preuve de courage et d’autonomie. S’affranchir des anciens paradigmes est essentiel pour ceux qui souhaitent s’exprimer de façon authentique.

Il fut un temps où les disciples suivaient un maître. Aujourd’hui chacun est appelé à devenir maître et disciple au cœur de sa vie. Être maître signifie se redresser intérieurement pour sentir sa verticalité. Être maître, c’est s’enraciner solidement et se relier à la Source pour accéder à la Vérité. La posture intérieure qui découle de l’enracinement et de la connexion permet d’initier des actions qui comblent les désirs de son cœur.

Être disciple signifie rester dans l’ouverture et être à l’écoute de ce qui se passe en soi. Être disciple impose de remettre en question ses idées, ses croyances et sa façon de fonctionner. Enfin, être disciple demande de s’incliner intérieurement et d’accepter la réalité telle qu’est est.

Il n’ y a pas de retour en arrière possible. Nous devons maintenant nous employer à créer notre vie, et particulièrement notre spiritualité, de façon audacieuse et inédite. Nous sommes invités à prendre des risques et oser faire ce que personne n’a jamais fait. C’est en nous reliant à nos aspirations profondes et en assumant nos désirs et nos limites que nous pourrons exhaler le parfum unique de notre âme.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Il s’agit maintenant de vivre en tenant compte de tout ce que nous sommes. Inutiles d’essayer d’atteindre des états que d’autres ont vécus. Ces tentatives relevant plus de la fuite que de la réalisation ne procurent que peu de satisfaction.

Vivre sa vie avec la conscience de sa propre réalité ouvre sur un vécu satisfaisant et gratifiant. Concrètement, nous pouvons créer des relations basées sur des rapports égalitaires plutôt que hiérarchiques, revisiter notre façon de consommer ainsi que notre rapport à l’argent et à la sexualité. Certes, nous tâtonnerons durant un moment, mais nous trouverons des façons d’être et de faire en conformité avec notre réalité actuelle.

Être conscients que nous sommes Source nous installe au cœur du champ infini des possibilités. En tant qu’humain nous sommes son passage et son instrument. Lorsque nous nous sommes libérés de nos plus grandes peurs, que nous avons transformé nos croyances limitantes, lorsque notre regard est lucide et que notre cœur est ouvert, nous pouvons jouer le jeu de la vie avec légèreté et créativité.

L’Homme nouveau

L’Homme nouveau se situe au carrefour de quatre grands axes : le yin et le yang (gauche et droite), le ciel et la terre (haut et bas).

Le yin exprime l’ouverture, l’accueil, la créativité et la perception. Le yang fait référence à l’action, la droiture, la direction, l’expression. Le ciel représente la Lumière, la Source, la Conscience et l’Intemporel. La terre symbolise notre condition humaine, nos émotions, nos croyances, tout ce qui se transforme en nous.

Lorsque ces quatre aspects fondamentaux de notre expression atteignent un certain niveau de maturité et d’équilibre, alors apparaît l’Homme nouveau. Nous le reconnaissons à son originalité et sa force intérieure. Il dégage un parfum unique. Ne cherchant à convaincre personne, il assume ce qu’il est avec confiance, authenticité et ouverture.

Il y a une lumière qui ne peut jamais s’éteindre, c’est Soi.

Que la magie du temps des fêtes fasse sourire votre cœur et briller vos yeux !

Claudette VIDAL du site https://eveilspirituel.net/

La maltraitance de l’enfant et la notion de pardon à l’âge adulte selon le travail d’Alice Miller

 

 

Voici un extrait concernant la maltraitance de l’enfant et la notion de pardon selon Alice Miller pris de son site que vous pouvez consulter en cliquant sur le lien suivant : http://alice-miller.com/index_fr.php

 

aliceLe point de départ du travail d’Alice Miller est la découverte du « 4ème commandement » et surtout de ses effets nocifs. Ce 4ème commandement nous exhorte à respecter et à honorer nos parents, et donc de ne pas les accuser, de les considérer comme innocents et d’accuser l’enfant, mais l’aspect nocif et dévastateur de cette injonction morale que l’on retrouve partout dans la société, même chez les psys ou dans la religion catholique qui prône le pardon envers ceux qui nous ont offensés est passé inaperçu car cela aurait conduit à accuser les parents de ce qu’ils ont fait subir à l’enfant. Il est donc nécessaire pour l’enfant pour survivre de “s’aveugler” pour montrer aux parents son “respect” envers eux et ne pas les “trahir”, mais l’enfant doit donc pour cela se trahir lui même, ce qui n’est pas sans conséquences.

Car Alice Miller nous dit que le pardon et ces injonctions morales ne servent qu’à masquer la réalité, car notre corps ne se laisse pas leurrer, il connait nos véritables sentiments et les sentiments ne s’éprouvent pas sur commande, une injonction morale ne peut faire naître un sentiment que l’on n’éprouve pas. Ce commandement nous pousse donc à nous trahir nous même, ce qui conduit inévitablement à des souffrances.

Ce 4ème commandement nous demande de pardonner à nos parents et nous interdit de voir ce qu’ils font subir à l’enfant « pour son bien », mais cette aveuglement à un prix qui se paye par des souffrances à l’âge adulte. Cette morale traditionnelle est dangereuse car elle nous force à réprimer nos sentiments qui permettent l’accès à qui nous sommes vraiment. L’ordre derrière ce commandement est « Tu ne t’apercevras de rien », car pour ne pas accuser nos parents, nous devons nous interdire de nous apercevoir de ce qu’ils font subir à l’enfant.

Dans une interview sur son site officiel, « La cruauté s’apprend dans l’enfance » , elle nous dit au sujet du 4ème commandement:

« Vous avez établi que le respect du quatrième commandement (“tu honoreras ton père et ta mère”) par l’enfant nuit à une vie émotionnelle saine. Voilà qui doit choquer bien des gens. Comment avez-vous découvert que cette “injonction solennelle” n’a en fait pas d’autre fonction que la manipulation et l’asservissement de l’enfant ?

Ce n’est pas à l’enfant que le quatrième commandement nuit, mais plus tard à l’adulte. Tous les enfants aiment leurs parents et n’ont nul besoin d’un commandement pour leur dire de le faire. Mais quand nous devenons adultes et que nous réalisons que notre amour a été exploité et qu’on a abusé de nous, nous devrions être capables de percevoir nos sentiments véritables, y compris la rage, et rien ne devrait nous obliger à continuer à aimer des parents qui ont été cruels envers nous. La plupart des gens ont peur de ces sentiments “négatifs” à l’égard de leurs parents, c’est pourquoi ils se défoulent sur leurs enfants et perpétuent de cette façon le cycle de la violence. C’est là que je situe les effets destructeurs du quatrième commandement. Et comme il n’existe toujours pas de commandement ni de loi qui interdirait aux parents de décharger leur colère sur leur progéniture, rien ne s’oppose à ce que le comportement parental le plus brutal continue de porter le nom d’”éducation”.

Vous allez jusqu’à affirmer que le quatrième commandement est la cause de maladies physiques. Comment en arrivez-vous là ? En a-t-il été ainsi pour vous personnellement ?

C’est la répression des sentiments authentiques qui nous rend malades. Nous les réprimons par peur. La peur inconsciente que ressent l’enfant confronté à des parents violents peut nous accompagner toute notre vie si nous en restons au stade du déni pour refuser de nous confronter à elle.

Nous considérons comme une évidence que les parents “aiment” leurs enfants. Malheureusement, ce n’est bien souvent rien de plus qu’un mythe. Peut-on parler d’amour parental si les parents ne “corrigent” leurs enfants qu’occasionnellement ?

Comme parents nous devrions savoir que toute forme de violence éducative, aussi bien intentionnée soit-elle, tue l’amour. »

Cette morale traditionnelle et répandue nous empêche d’avoir accès à nos véritables sentiments que le corps connait, le corps ne peut accepter ces mensonges qui nous rendent malades et tente de nous montrer notre propre vérité.

Elle explique que notre corps connait la vérité et que les injonctions morales ne servent à rien si l’on ne connait pas la vérité sur notre enfance, si l’on a pas l’expérience de tels sentiments dans notre propre enfance. En d’autres termes, prêcher l’amour de notre prochain ne sert à rien si nous n’avons pas été aimés, les sentiments ne peuvent naitre sur commande. Elle nous explique aussi que ces injonctions morales ne servent à rien, car tout enfant aimé, respecté, respectera ses parents, elle nous l’explique dans cette même interview.

« A votre avis, comment naissent la morale et l’éthique ? Pourquoi quelqu’un devient-il (im)moral ?

Un individu n’accède jamais à la morale grâce aux sermons qu’on peut lui faire, il acquiert des valeurs éthiques uniquement par le biais de l’expérience. Personne ne vient au monde méchant. Il est ridicule de penser, comme on le pensait au Moyen Age, que le diable enverrait un enfant méchant dans une famille, qui aurait à le corriger en le frappant, pour qu’il puisse devenir une personne comme il faut. Un enfant maltraité deviendra plus tard à son tour un tourmenteur et très certainement aussi un parent cruel, à moins qu’il n’ait trouvé dans son enfance un témoin secourable, une personne auprès de laquelle il pouvait se sentir en sécurité, aimé, protégé, respecté, une expérience qui lui aurait donné une idée de ce que peut être l’amour. Un enfant qui a vécu cela ne deviendra pas un tyran, il (ou elle) sera capable de respecter les autres et d’être en empathie avec eux. Il est très significatif que dans l’enfance de tous les dictateurs que j’ai étudié, je n’aie pas trouvé ne serait-ce qu’un seul témoin secourable. Il ne resta plus alors à l’enfant qu’à magnifier la violence qu’il avait eu à subir.

L’éducation religieuse nous apprend à pardonner à nos tourmenteurs. Devrions-nous vraiment leur pardonner ? Est-ce réellement possible ?

On peut comprendre que nous voulions pardonner et oublier pour ne pas avoir à ressentir la douleur, mais c’est une voie sans issue. Il apparaît tôt ou tard que ça n’est absolument pas une solution. Prenons le cas des nombreux auteurs d’abus sexuels recensés parmi les ecclésiastiques. Ils ont pardonné à leurs parents les abus dont ceux-ci se sont rendus coupables à leur égard, que ce soit sur le plan sexuel ou qu’il s’agisse d’autres types d’abus de pouvoir. Mais que font alors beaucoup d’entre eux ? Ils répètent les “péchés “de leurs parents, justement PARCE QU’ils leur ont pardonné. Si ils étaient capables de condamner en toute conscience les actes de leurs parents, ils ne seraient pas contraints de les reproduire, de harceler et de troubler profondément des enfants en les forçant à garder le silence, comme si ce qui s’était produit était la chose la plus naturelle qui soit, et non pas un crime. C’est tout simplement eux-mêmes qu’ils trompent. Les religions peuvent exercer un pouvoir énorme sur nos esprits et nous pousser de bien des façons à nous tromper nous-mêmes. Mais elles n’ont pas la moindre influence sur notre corps, qui connaît parfaitement nos émotions vraies, et qui insiste pour que nous les respections. »

Alice Miller dénonce donc aussi la morale traditionnelle du Pardon encouragée par la tradition religieuse qui ne tient pas compte du corps qui ne se laisse pas leurrer par une telle morale, en contradiction avec ce qui s’est réellement passé, les injonctions morales n’ont pas de poids face aux faits, et à leur conséquences. Ces “moralités” nous empêchent de reconnaitre la cruauté de nos parents pour ce qu’elle est, pardonner revient à minimiser ce que nous avons subis.

Avoir accès à ces véritables sentiments est le seul moyen de connaitre notre vérité et de guérir de nos souffrances, ce qu’empêche la morale traditionelle et les injonctions comme le Pardon, qui veulent se substituer à nos véritables sentiments. C’est comme de faire passer du poison pour de l’eau et d’expliquer qu’il suffit de croire que ce n’est pas du poison pour éviter les effets nocifs du poison…

Extrait de l’article d’Alice Miller “Le corps et la morale” :

“Les personnes qui ont été aimée sans condition dans leur enfance n’ont pas à se forcer, une fois devenues adultes, pour donner à leurs parents cette même affection qu’ils ont jadis reçue. Par contre, les personnes qui ont été maltraitées et trahies en tant qu’enfant développent une haine latente, s’en prennent à leurs enfants et propagent l’opinion selon laquelle les fessées sont nécessaires et sans danger. Ils répandent ces opinions sans hésiter, bien que le contraire ait été démontré depuis longtemps. Ils font cela parce que le Quatrième Commandement leur impose de dénier les dommages qui leur ont été fait, les dommages causés à leur cerveau et à leur capacité innée à ressentir de la compassion. Malheureusement, sans cette compassion, ils sont capables de fesser leurs enfants sans pour autant ressentir leurs souffrances, et ils acceptent leur propre mutilation sans se plaindre, de sorte qu’ils puissent ” honorer leurs parents “. Ils obéissent aux commandements de leurs parents du fait d’un sentiment de respect qui découle surtout de leur attente que leurs mères et pères deviennent enfin ces parents que l’enfant attendait. En conséquence, la loyauté infantile de l’adulte associée à un discours moraliste (” J’ai mérité ces châtiments “, ” Tous les parents font parfois des erreurs “) conduit souvent à l’hypocrisie et à la violence envers des personnes innocentes. Qu’obtenons-nous en obéissant au Quatrième Commandement ? Un commandement est-il susceptible d’engendrer une compassion véritable ? Pouvons-nous dicter un sentiment d’amour à un être humain dont le corps a enregistré la violence au lieu de l’amour au cours des premières années, cruciales, de sa vie ? Nous savons qu’une telle personne réprime ses sentiments véritables au profit de la morale, ce qui souvent engendre des affections comme le cancer ou les maladies cardio-vasculaires. En effet, nous ne pouvons nous débarrasser, une fois pour toutes, de cette haine réprimée que nous retournons souvent contre nous-mêmes, bien que nous tentions de le faire en faisant usage de la morale. C’est pourquoi il est rare que quelqu’un ait le courage de dire clairement et honnêtement : ” Je n’ai jamais reçu d’amour de ma mère et donc je ne ressens pas d’amour pour elle. En vérité, elle est une étrangère pour moi. Elle est seule et aurait peut-être besoin d’un fils aimant, mais je ne veux pas mentir pour lui donner cette illusion. Je lui dois, ainsi qu’à moi-même, la vérité que je ne peux ressentir un sentiment d’amour véritable pour elle en tant qu’adulte, parce que j’ai tellement souffert de son aveuglement en tant qu’enfant. ” Une personne osant dire cela ne mettra plus ses enfants en danger et n’aura vraisemblablement plus à craindre de maladies graves, parce qu’elle est en mesure de comprendre les messages de son corps avant qu’il ne soit trop tard.”

Le Pardon dans le domaine des thérapies est aussi dénoncé par Alice Miller, car l’on croit que c’est de ne pas pardonner aux parents, de ne pas leur obéir qui rend malade alors que c’est précisément le contraire, comme elle nous l’explique dans l’article “A Propos du Pardon ” :

“Chez les survivants de pareilles tortures, qui ont abouti à un refoulement total, l’enfant martyrisé continue cependant à vivre: dans les ténèbres de l’angoisse, de la répression, de la menace. Lorsque toutes les tentatives pour amener l’adulte à écouter son histoire ont échoué, il essaie de se faire entendre par le langage des symptômes, à travers la toxicomanie, la psychose, la délinquance. Cet enfant, devenu à son tour adulte, se prend à soupçonner l’origine de ses souffrances, et demande à des spécialistes si elles ne pourraient pas être en relation avec l’enfance; on lui assure dans la plupart des cas qu’il n’en est rien. Ou, si l’on confirme son intuition, on lui explique qu’il doit apprendre à pardonner, que c’est son attitude rancunière qui le rend malade. Dans ces groupes fort connus où l’on propose une thérapie aux personnes en état de dépendance et à leurs proches, le mot d’ordre est toujours : Tu ne pourras guérir que quand tu auras pardonné à tes parents tout ce qu’ils t’ont fait. Même s’ils étaient tous les deux alcooliques, s’ils ont abusé de toi, t’ont battu, plongé dans un total désarroi, soumis à des exigences au-dessus de tes forces, exploité – tu dois tout leur pardonner, sinon tu ne pourras pas guérir. De nombreux programmes, baptisés thérapeutiques, ont pour principe d’apprendre dans un premier temps à exprimer ses sentiments et, simultanément, à tenter de voir ce que l’on a vécu dans son enfance. Mais, ensuite, il faut s’astreindre au ” travail du pardon “, prétendument nécessaire à la guérison.”

 

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“La ” thérapie ” qui prêche le pardon dévoile par là sa position éducatrice. Et cela révèle également l’impuissance des prêcheurs de pardon, qui se baptisent étrangement thérapeutes mais devraient, ce serait plus exact, se désigner du nom de prêtres. Le résultat est, au bout du compte, la perpétuation de l’aveuglement acquis dans l’enfance, qu’une véritable thérapie aurait pu dissiper. Le patient ne cesse de s’entendre dire, jusqu’à ce qu’il le croie – et le thérapeute est alors tranquillisé: ”

Ta haine te rend malade ; pour guérir, tu dois pardonner et oublier. ” Or ce n’est pas la haine, mais justement cette morale si instamment conseillée qui a, dans son enfance, plongé le patient dans ce désespoir muet et l’a finalement rendu malade, en le coupant de ses sentiments et de ses besoins. L’exhortation au pardon n’a rien à voir avec une thérapie efficace ni avec la vie. Et elle a barré à nombre de personnes cherchant de l’aide le chemin de la délivrance. Les thérapeutes sont sous l’emprise de leur propre peur, la peur de l’enfant maltraité qui redoute la vengeance de ses parents, et se laissent guider par l’espoir que, malgré tout, une bonne conduite vous permettra un jour ou l’autre d’acheter l’amour de vos parents.

Cet espoir illusoire des thérapeutes, les patients le paient d’un prix élevé: recevant, en guise de ” thérapie “, des informations fausses, ils ne peuvent trouver le chemin de la délivrance. En me refusant à pardonner, je renonce à toutes les illusions. Certes, un enfant maltraité ne peut pas survivre sans ses illusions – mais un thérapeute adulte doit s’en montrer capable. Dès lors, son patient pourra se dire: ” Pourquoi devrais je pardonner, si personne ne me le demande ? Mes parents se refusent bien à savoir, à comprendre ce qu’ils m’ont infligé. Pourquoi donc devrais-je continuer à m’efforcer, par exemple à l’aide de la psychanalyse ou de l’analyse transactionnelle, de comprendre mes parents et leur enfance, et de leur pardonner ? A quoi cela peut-il servir ? Qui en sera aidé ? Cela n’aide pas mes parents à voir la vérité, et moi, cela m’empêche de vivre les sentiments qui m’ouvriraient l’accès à la vérité. Sous la cloche de verre du pardon, les sentiments n’ont ni le droit ni la possibilité de s’exprimer librement. ” Semblables réflexions ne sont hélas pas d’usage dans les milieux thérapeutiques, où le pardon a force de loi.

La seule concession que l’on fait est d’établir une distinction entre vrai et faux pardon. Mais le prétendu vrai ” pardon “, reste en tout cas considéré comme l’objectif thérapeutique, et n’est jamais remis en question. J’ai demandé à beaucoup de thérapeutes pourquoi ils estiment le pardon nécessaire à la guérison, mais n’ai jamais reçu de réponse. Selon toutes apparences, ils n’avaient jamais encore remis en question cet impératif qu’ils jugeaient comme allant de soi, au même titre que les mauvais traitements connus dans leur enfance. Je ne puis m’imaginer qu’une société qui ne maltraite pas ses enfants, mais au contraire les respecte et les protège avec amour, développerait l’idéologie du pardon d’inconcevables cruautés. Cette idéologie est indissolublement liée au commandement: ” Tu ne te rendras compte de rien ” , ainsi qu’à la répétition de la maltraitance à la génération suivante, qui paie le prix fort pour le pardon auquel ont été astreints ses parents. La peur de la vengeance des parents imprègne notre ” morale “.”

Nombre de thérapeutes et de thérapies sont donc encore prisonniers de telles conceptions moralisatrices et dangereuses. Alice Miller propose même sur son site une « FAQ » (Comment trouver le/la thérapeute qui me conviendra ? ) pour aider à trouver un thérapeute qui soit vraiment une aide, libéré des préceptes moraux traditionnels de l’éducation, ce qui tranche avec l’opinion répandue que la plupart des psys sont compétents, elle nous dit le contraire, que seulement une minorités sont compétants et peuvent vraiment aider leurs patients, car peu d’entre eux ont osés remettre en question leurs propre éducation, leurs propres parents.

Articles pris du site de Alice Miller : http://alice-miller.com/index_fr.php

 

Au sujet de la stérilité des femmes

 

 

La loi dit que : chaque espèce doit se renouveler d’elle-même. Il y a des femmes qui, par leurs expériences passées dans d’autres réincarnations, souffrent terriblement de cette loi, soit parce qu’elles sont  mortes à l’accouchement ou ont eu des enfantements très douloureux, soit parce qu’elles ont parfois mis au monde des enfants handicapés.

La volonté de mettre au monde étant un acte qui fait peur, cela crée dans la mémoire de la femme des chocs qui bloquent cette volonté. Pour beaucoup de ces personnes, quelque part il y a eu faute. Lorsque je dis cela, je ne voudrais pas accuser ou critiquer toutes les femmes, ou tous les hommes atteints de stérilité.

L’homme n’a pas toujours été un être très développé, et au cours de ses nombreuses réincarnations, il a eu parfois des comportements très sauvages sur tout ce qui concerne le plan sexuel. Ce qui fait que, l’âme fait une sorte d’obsession à propos de ce problème qu’elle n’arrive pas à sublimer de vie en vie.

Une certaine hantise se pose sur les organes sexuels à les voir en activité, parce que  d’une certaine manière, pour ces personnes, dans leur esprit, c’est l’endroit où ils ont péché, c’est par là, où ils ont été le plus rattachés à la matière, où ils se sont faits honte eux-mêmes, alors que Dieu et les Maîtres ne leur reprochent rien. Il n’y a pas pire juge que l’âme vis-à-vis d’elle-même. Lorsque vous avez un remords à propos de quelque chose, vous souffrez cent fois plus que si quelqu’un vous faisait un reproche. Il y a une véritable torture intérieure. Ce qui fait qu’au fur et à mesure des réincarnations, l’homme  passe par tous ces états, alors qu’aucun reproche ne lui est fait par un Maître. Il a une fixation qui bloque littéralement l’épanouissement de ce centre sexuel.

C’est ce qui fait aussi qu’il y a de plus en plus des cas de sexualité, des cas de mésentente, de désaccord, de manque d’accomplissement, alors qu’aujourd’hui les mœurs se libèrent et les rapports sexuels ne sont plus un obstacle.

L’homme, développant plus de conscience, développe en même temps le jugement, l’auto-jugement. C’est ce qui amène une nouvelle vague de résurgence de maladies ou de maladies nouvelles, et des blocages comme dans le cas de la stérilité. Dans ces cas-là, il faut apprendre, il faut rééduquer la personne à vivre l’acte de procréation, pas seulement l’acte sexuel, mais à vivre l’enfantement d’une manière positive.

Si vous alliez fouiller dans l’inconscient de ces personnes, vous verriez que se nichent des tas de fantômes : naissance d’enfants handicapés, comportements suspects voire prostitution etc. Lorsque se réincarnent ces personnes, que se passe-t-il ?

adolescents

Pensez-vous que d’un seul coup ces personnes vont devenir des anges ?

Non. Il y a forcément à ce niveau-là, encore un blocage, et surtout une autodestruction. Il y a le méa culpa. Donc, il faut nettoyer leur inconscient. De toute manière, chaque fois qu’il y a infirmité, alors que les organes eux-mêmes sont normalement constitués, il faut aller chercher dans les mémoires passées la racine du mal. Rééduquer la personne à vivre la chose de manière positive et la déculpabiliser. Il n’y a rien de plus meurtrier que la culpabilité. Cela tuerait le bon Dieu s’il se sentait coupable de quelque chose. Parce que cela crée un effet de rétroversion dans les énergies, il n’y a plus construction, il y a destruction après obturation.

Ce qui fait que, si quelqu’un développe un cas de stérilité dans sa vie présente, il est fort possible, que dans sa prochaine vie, il développe au même endroit un cancer ou une tumeur quel qu’en soit le degré. Parce que l’énergie, à force d’être coincée, sclérosée, finit un jour par se désagréger. Naturellement ce cancer va être libérateur, parce que cette mémoire va être nettoyée, c’est un peu comme lorsque l’on crève un abcès.

Mais plutôt que de passer par toutes ces douleurs, il serait bon, pendant quelques mois, d’apprendre à ces gens à nettoyer leur inconscient. Ce qui se fait très facilement, vous avez actuellement toutes les méthodes pour le faire, parce que vous avez la connaissance de cet aspect caché de la conscience. Ce qu’il faut, c’est juste adapter la méthode au cas qui concerne votre démarche, et vous pouvez faire de véritables séminaires, pour réapprendre à penser.

Comment cela se passe-t-il ?

Il faut mettre la personne dans le cas critique. Bien sûr, vous ne pouvez pas savoir si la personne a eu des enfants infirmes, ou si c’est parce qu’elle a eu plusieurs vies en tant que prostituées, homme ou femme, ou si c’est tout simplement une peur parce que lors de plusieurs accouchements elle a énormément souffert, ou décédée.

Mettez une musique, ou tout simplement une voix magnétique et ensuite dépeignez les cas les plus tragiques.

Faites imaginer à la personne qu’elle est au moyen âge, quelque part sur une roche, qu’elle porte en elle un enfant, que l’enfant n’arrive pas à naître et qu’elle meure dans d’atroces souffrances. Mais ceci doit se faire assez vite pour ne pas déranger la personne. Faites imaginer ensuite, qu’elle est sur le point d’accoucher, qu’elle est au bout de ses forces et qu’en même temps que l’enfant est libéré, son âme rejoint l’éternel. Ensuite faites-lui imaginer qu’elle subit un avortement qui tourne mal, comme il y en a eu très souvent et à toutes les époques.

Puis qu’elle met au monde un enfant anormal. Tout ceci, tout ce panorama, vous devez le décrire très rapidement à la personne pour qu’elle ne se polarise pas sur ces images néfastes, mais que sa conscience soit portée sur ces points, de manière à réveiller l’égal souvenir dans son inconscient, par osmose en quelque sorte.

Ensuite vous lui dites : Voilà, vous êtes une de ces personnes. Si la personne est véritablement relaxée, immanquablement son inconscient va choisir le cas qui la concerne, comme dans la méthode des rêves conduits. Vous citez tout simplement tous les cas, toutes les catégories, et l’inconscient de la personne dès qu’il va sentir  son cas cité, va le prendre. D’une certaine manière la personne va le revivre, mais pas de manière aussi tragique, aussi forte que s’il s’agissait d’une séance d’hypnose. Il faut simplement réveiller dans l’inconscient la même corde, et ensuite apprenez-lui à mourir en quelque sorte, puisque dans la plupart des cas il y a eu mort à l’accouchement, ou une mort intérieure à cause d’un enfant handicapé.

Donc Il faut que vous lui appreniez à mourir sans peur, et sans angoisse, quel que soit le cas qu’elle ait choisi, c’est ce que vous lui direz . « Quel que soit le cas que vous avez choisi, maintenant vous êtes contrainte de mourir. Apprenez à mourir gentiment, sans peur, sans angoisse, acceptez  la libération. Ne regardez pas l’enfant qui va vivre seul, ou ne dédaigniez pas l’enfant infirme qui a été mis au monde. Simplement acceptez l’état de chose sans révolte, sans angoisse. » Ajoutez à cela de la relaxation tout à fait classique pour détendre l’esprit, et concluez avec des paysages de printemps.

Actuellement la vie moderne, le stress et l’abus de produits chimiques sont aussi des facteurs de cas de stérilité. En ce moment, à cause des énergies nouvelles qui vont rendre la femme nouvelle, il y a mutation du corps féminin. Donc, la femme, étant en mutation, est plus spécialement visée par les énergies, elle se trouve un petit peu plus fragile dans tout ce qui la constitue.

Si elle abuse de la vie et de l’activité de la vie moderne, plus l’abus de certains produits chimiques, de certains excitants comme les drogues, le café etc., il y a parasitage au niveau des énergies qui visent la reproduction. Parce que la reproduction ne serait pas souhaitable, étant donné que le type féminin est en mutation pour être un type nouveau dans la nouvelle ère. Si  on contamine ce changement avec des données qui ne sont pas souhaitables, des données qui viennent aussi bien du psychisme, de la vie stressante, ou qui viennent tout simplement de l’abus de certaines drogues, ou de produits chimiques comme certains médicaments, le nouvel ADN qui doit s’instaurer dans cette femme, se trouve mal programmé en quelque sorte, la nouvelle race serait mal programmée et ne serait pas la race souhaitée. Alors les énergies se mettent en place pour contrecarrer les niveaux de reproduction afin que l’ADN soit préservé.

Ceci, est pour les femmes qui se placent dans la zone où justement elles peuvent devenir des nouvelles femmes. Maintenant, il n’y a pas de problème pour les personnes qui continuent à appartenir à l’ancien monde, et qui peuvent avoir des enfants, car il ne faut pas faire une généralité de tout. N’oublions pas qu’il y a interpénétration des deux zones, de l’ancienne et de la nouvelle.

Il y a des personnes qui, tout en continuant à appartenir à l’ancien monde, peuvent très bien continuer à enfanter, parce qu’énergétiquement elles sont en harmonie. Mais dès qu’il y a mutation, dès que certaines personnes s’éveillent, même s’il n’y a pas forcément une démarche spirituelle, mais si sur un plan vibratoire elles ont atteint un certain degré pouvant permettre la mutation, alors ce sont plutôt ces personnes qui sont visées par la stérilité. Ne pouvant pas s’adapter à la discipline, il vaut mieux que leur moyen de reproduction soit coupé, parce qu’elles transmettraient de fausses données à la nouvelle race.

Il vaut mieux reproduire selon les normes de l’ancien monde, que d’essayer de produire des mutants qui ne seraient pas conformes aux normes spirituelles futures. Il vaut mieux quelqu’un d’un petit peu vieux, qu’un mutant qui est désordonné et incontrôlable.

N’oublions pas qu’il s’agit justement de créer des mutants, et c’est pour cela qu’il doit y avoir une grande sélection parmi les personnes qui sont en mutation, tandis que les autres peuvent tranquillement avoir leurs enfants.

Source de cet article http://www.conscienceuniverselle.fr

 

Apprendre à Guider nos Enfants


         Message de Marie transmis par Pamela : Le 24 Janvier 2008

 

Mes chers amis,

Je vous salue. Nous sommes très heureux de votre présence ici aujourd’hui et nous célébrons le fait que vous soyez sur la terre en ce moment. Avant d’aborder le sujet d’aujourd’hui, les enfants de l’ère nouvelle, je désire attirer votre attention sur vous.

Chaque jour, vous essayez d’incarner de plus en plus de votre lumière et de votre être intérieur sur la terre. Vous faites souvent l’expérience de pesanteur dans votre vie et il semble que parfois, vous ayez l’impression d’être prisonniers de votre corps ou d’humeurs et d’émotions qui vous étouffent. Nous aimerions vous dire que nous avons confiance en vous et vous respectons pour tout ce que vous traversez et accomplissez dans votre vie. Nous vous aimons tels que vous êtes et nous voudrions que vous ayez plus de respect pour vous et pour tout ce que vous avez déjà accompli dans votre vie jusqu’ici.

En restant optimistes, en chérissant vos rêves et vos buts même si la lumière disparaît autour de vous temporairement et qu’il vous faut essuyer des revers, vous témoignez de votre grandeur et de votre énorme force. Vous plantez des graines de lumière sur la terre et elles porteront fruit. Grâce à votre oeuvre intérieure, vous avez créé un pont pour une génération d’âmes nouvellement incarnées qui veulent faire luire leur lumière sur la terre. C’est de ces âmes que nous souhaitons parler aujourd’hui.

Avant de parler d’elles directement, je vous demande de revenir en arrière dans le temps et de ressentir qui vous étiez avant d’entrer comme nouveau-né dans la sphère terrestre. Ressentez l’innocence et la beauté de votre énergie. Ressentez la sincérité de vos intentions et la délicatesse de votre énergie.

Eloane juillet 2018 - Copie

Ah ! Cela fait si longtemps que vous êtes en lien avec la terre ! Vous avez tant de fois fait le grand plongeon sous la forme d’un bébé. À présent, ressentez quelle était votre intention cette fois-ci. Il est probable que vous ayez eu un bagage personnel que vous souhaitiez résoudre dans cette vie, des blessures au fond de votre âme que vous vouliez guérir et surmonter. Mais en-dehors de cela, vous étiez guidés par un idéal plus vaste et plus universel, celui de renforcer la prise de conscience et la croissance spirituelles sur la terre. Vous saviez que vous alliez naître à une époque de transition, une époque critique autant qu’opportune. Vous saviez qu’il y avait du travail à faire au niveau intérieur, qui ouvrirait d’autres voies dans la pensée et le sentiment. Vous avez ressenti un lien avec cette grande transformation globale sur la terre et vous étiez prêts à faire une nouvelle fois le grand plongeon pour participer à rendre vraie cette vision ancienne d’une terre en paix : une conscience nouvelle d’unité parmi les hommes et une harmonie renouvelée entre tous les êtres vivants sur la planète.

Encore et encore, vous avez repoussé les limites anciennes de la pensée et du sentiment. Chaque fois que vous vous sentiez étouffer dans les structures et les lois traditionnelles, sachant au fond de vous que votre âme ne pouvait pas s’épanouir dans un environnement ou une relation dominés par la peur, vous avez ressenti la nécessité de vous libérer.

Parfois, ce fut douloureux de dire adieu et de voyager sur de nouveaux chemins, oui, cela a été difficile et pénible, mais il vous fallait rester fidèle à votre sentiment que quelque chose n’était pas juste, que ça n’avait pas de sens pour vous ou que quelque chose manquait. Cette impression lancinante vous rappelait les intentions et les buts originels de votre âme. Il ne vous a pas été possible de vous ajuster aux exigences et aux modes de vie de la société, car ils ne correspondaient pas à ce que votre âme voulait vivre sur la terre. Vous étiez destinés à être différents, non parce que Dieu ou une autorité extérieure l’avait planifié pour vous, mais parce que c’est vous. À un certain point de l’histoire de votre âme, vous avez commencé à être inspirés par une conscience nouvelle, que nous pouvons appeler la conscience de Christ, l’éveil du coeur ou l’amour. Peu importe le nom que vous lui donnez. L’important, c’est que vous ayez été touchés par cela, que vous ayez été atteints par une étincelle d’inspiration qui depuis, vous a poussés à chercher constamment, à rêver et à élargir votre conscience.

L’étincelle qui allume une conscience nouvelle atteint maintenant une multitude de gens. C’est pour cette raison que les enfants de l’ère nouvelle se sont sentis appelés à venir. C’est pour cette raison que depuis quelques décennies, ils s’incarnent sur la terre en grand nombre. Ils sont ici pour achever ce que vous avez commencé.

Vous qui appartenez à la précédente génération d’artisans de lumière, nés grosso modo avant 1980, vous étiez les précurseurs et les pionniers. Vous étiez inspirés par le même idéal que les nouveaux enfants actuels ; c’était le même appel de l’âme. Mais les territoires que vous avez défrichés, spécialement dans les années soixante et soixante-dix, étaient beaucoup plus marqués par les croyances conventionnelles et les peurs profondes quant à la liberté d’expression, les émotions, la créativité et la sexualité.

Quand vous regardez ce qu’il se passait il y a quarante ou cinquante ans, le champ d’énergie collectif de la terre semblait très différent de ce qu’il est à présent. Il était moins transparent, plus dense, plus chargé, et par conséquent moins accessible aux claires énergies d’amour qui trouvent actuellement leur chemin vers la terre. L’une des choses qui a renforcé cet apport d’amour et de clarté est la montée de l’égalité des droits pour les femmes (depuis le début du XXème siècle) ou en d’autres termes, la prise de conscience croissante de l’égalité et des qualités uniques de l’énergie féminine. La réhabilitation vraiment nécessaire de l’énergie féminine a soutenu l’éveil et la confirmation de la dimension du sentiment dans la vie. Au cours des années soixante et soixante-dix du siècle dernier, une grande ouverture s’est faite dans le domaine des émotions, de l’intuition et de la créativité.

Un grand travail a été accompli par la génération plus ancienne d’artisans de lumière,  à grand prix, car ils ont traversé les déserts intérieurs du doute et de la solitude, avant de pouvoir ouvrir de nouveaux horizons pour les générations à venir. Si vous faites partie de cette génération plus ancienne, sachez que vous avez créé un flambeau de lumière pour ceux qui suivent.

À présent, vous transmettez ce flambeau à une nouvelle génération. Et en le transmettant, vous avez la possibilité de leur offrir votre soutien et vos encouragements, tandis qu’ils vous offrent l’inspiration de leur passion et de leur pureté de coeur.

Ils sont encore plus différents que vous ne l’étiez. Alors que vous aviez la capacité de vous adapter partiellement ou temporairement à un environnement qui n’était pas vraiment en résonance avec vous, eux, ils en sont incapables, même   au niveau du comportement extérieur. En d’autres termes, ils ne peuvent même pas faire semblant.  Leurs émotions et leur corps physique protestent en profondeur lorsqu’ils sont confrontés aux énergies limitantes de nombreux systèmes d’éducation ou de façons d’élever les enfants. L’adaptation n’est pas une option pour beaucoup de ces enfants. Spécialement, les plus sensibles  vont se fracasser physiquement et émotionnellement dans un environnement d’énergie ancienne et leur comportement va devenir si problématique que l’environnement va devoir répondre et changer. Il n’est plus possible de refouler ou d’ignorer les problèmes. Les enfants qui arrivent maintenant vont forcer la société à réfléchir en profondeur sur ses présomptions au sujet des enfants et de la vie en général.

Les enfants qui naissent maintenant (et depuis quelques décennies) apportent une plus grande conscience de leur âme entière dans la sphère terrestre que la plupart d’entre vous. En entrant dans la sphère terrestre, vous traversez un voile d’ignorance, qui vous garde séparés de la dimension d’où je vous parle en ce moment. Ce voile est comme une paire de lunettes qui, lorsque vous les portez, vous font croire que vous êtes un je séparé, prisonnier du corps.

En fait, le voile de l’ignorance vous rend capables de faire l’expérience de la dualité sur la terre, il a donc sa valeur, mais en ce moment, le temps est mûr pour que le voile devienne plus transparent et permette une plus grande communication d’un côté à l’autre. Il y a de plus en plus de gens qui traversent ce voile et qui réalisent qu’ils sont un avec quelque chose de plus grand que juste ce corps et cette personnalité. Plus les gens font cela, plus un canal se forme par lequel l’énergie cosmique se déverse dans la dimension de la terre. C’est sur cette vague d’énergie cosmique que voguent les nouveaux enfants.

Essayez un instant de ressentir l’énergie de ces enfants. Ayez la sensation de la vague d’énergie cosmique sur laquelle ils voguent. N’y pensez pas, ouvrez juste votre coeur et permettez aux sensations de vous traverser. Ils vibrent à un niveau plus élevé. Il se peut que leur énergie paraisse enjouée, légère et semblable à celle d’un papillon, mais en même temps, d’une sagesse et d’une profondeur hors du commun. Ils choisissent très consciemment d’incarner une plus grande part de leur âme, de leur soi divin, sur la terre. Ils le font car ils veulent contribuer ainsi à la transformation de la conscience sur la terre et ils réalisent très bien que cela pourrait les mettre dans l’embarras.

Au niveau de leur soi supérieur, la part d’eux-mêmes la plus éveillée, ils ont fait ce choix consciemment. Mais au niveau du soi émotionnel (l’enfant intérieur) il se pourrait qu’ils soient traumatisés par le choc dont ils font l’expérience avec la réalité de la terre. Ils courent le risque très réel de se perdre et de s’attirer des ennuis dans la sphère terrestre, car ils ne peuvent pas débrancher leur sensibilité et leur fréquence vibratoire plus élevée lorsqu’ils sont dans un environnement moins évolué. Par conséquent, ils vont devoir soit trouver un espace sur la terre où exprimer leur énergie en toute sécurité et liberté, soit ils vont devoir affronter des doutes et des frustrations intenses en eux.

Vous pouvez voir à quel point ces âmes sont courageuses et pleines d’amour, à courir ce genre de risques. C’est le même courage et la même puissance d’amour que vous avez manifestés, lorsque vous vous êtes incarnés sur la terre.

Je vais maintenant aborder certaines caractéristiques de cette nouvelle génération d’enfants. Bien sûr, ils ne sont pas tous pareils, et certains manifestent ces caractéristiques plus que d’autres. D’une certaine façon, tous les enfants sont différents de nos jours. Ils entrent par un voile différent (plus fin) et avec l’intention d’exprimer plus de leur âme dans la matière que jamais auparavant. Mais chaque âme a un développement qui lui est propre et parmi la nouvelle génération d’enfants, il y a ceux qui sont extraordinairement sensibles, ceux qui sont plus différents que les autres et qui sont souvent appelés « les enfants de la nouvelle ère » ou simplement « les nouveaux enfants ». Je vais maintenant énumérer certaines des caractéristiques les plus importantes de ce groupe spécifique d’enfants, gardez présent à l’esprit qu’elles s’appliquent à un degré moindre à tous les enfants actuels.

En fait, grâce au développement de la conscience à l’échelle collective, un nouvel être humain voit le jour sur la terre. Une évolution prend place vers une espèce humaine spirituellement et socialement plus intelligente, capable de vivre en harmonie avec la nature et reliée à ses semblables par un sentiment d’unité et de respect. L’évolution vers ce nouvel être humain est présagée par ces enfants.

Les caractéristiques des nouveaux enfants

– Les nouveaux enfants sont de plus en plus clairvoyants, empathiques et télépathesIls absorbent facilement les humeurs et les émotions des autres. Ils franchissent facilement la frontière entre le monde perçu par les cinq sens et le monde invisible des sentiments et des énergies. Ils perçoivent souvent l’aspect intérieur des choses aussi aisément que leur aspect extérieur (physique). Ils ne se laissent pas tromper par un comportement extérieur qui ne reflète pas vraiment ce qu’il se passe à l’intérieur. Leur perception intuitive est astucieuse.

– Ce sont des médiateursIls ressentent l’impulsion de réunir les opposants et d’apaiser les conflits. Avec leurs facultés intuitives, cela signifie souvent qu’ils ont une maturité précoce et une sagesse au-dessus de leur âge. Ils comprennent souvent leurs parents à un niveau plus profond que leurs parents ne se comprennent. Ils deviennent aisément les parents de leurs parents et cela peut les écarter de leur part spontanée, sans inhibitions, innocente. Lorsqu’ils s’identifient fortement au rôle de celui qui aide, ils endossent un trop lourd fardeau de responsabilité.

– Les nouveaux enfants sont idéalistes. Ils sont spirituels, philosophes et imaginatifs. Ils sont inspirés par des idéaux tels que l’égalité, la fraternité et le respect de la nature. Dans leur aura, on peut souvent remarquer que les deux chakras supérieurs sont grands ouverts. C’est par là qu’ils reçoivent souvent plein d’inspiration, de cognition et d’enthousiasme. Mais par ailleurs, ils peuvent aussi aisément devenir inquiets, excessivement rêveurs et irréalistes à cause de ces chakras supérieurs grands ouverts. Leur énergie ne s’est pas encore pleinement enracinée ; elle doit encore se connecter pleinement au corps et au plan de réalité terrestre.

– Ils sont plus sensitifs que penseurs. Ils ont des difficultés à s’ajuster aux structures préétablies et aux lois qui laissent peu de place à l’intuition, l’imprévisible et l’individualité. Ils sont en fait ici pour nous enseigner comment nous libérer d’une tradition où la pensée et l’analyse étaient surestimées. Tous les enfants sont en quelque sorte des sensitifs plus que des penseurs. Mais ce qui distingue les plus sensibles d’entre eux, c’est qu’il leur est impossible physiquement et émotionnellement de s’ajuster à un environnement rigide et excessivement structuré. Ils tombent malades ou manifestent de sérieuses perturbations de comportement. Ils sont déjà ancrés dans une conscience fondée sur le coeur à tel point qu’il leur est impossible de faire marche arrière.

– À cause de leur grand éveil intuitif et de leur incapacité à s’adapter, ces enfants peuvent passer pour obstinés, rebelles et différents. Ce n’est pas leur intention d’être rebelles. Ils veulent juste être eux-mêmes. Mais ils ont l’impression qu’il n’y a pas de place pour cela, ils peuvent devenir reclus, voire marginaux, vivant en marge de la société. Comme ils sont moins dirigés par la peur et le besoin de se préserver, ils sont moins sensibles à la discipline et à l’autorité. Pourtant ils peuvent souffrir intensément et être perturbés par le manque de compréhension qu’ils rencontrent. De ce fait, ils peuvent se sentir étrangers et solitaires et se demander quelle est la signification de leur présence sur la terre. Mais s’ils trouvent leur chemin dans la vie et commencent à exprimer leur énergie créatrice et spirituelle dans la forme matérielle, ils vont s’épanouir et beaucoup de gens seront touchés par la profondeur de leurs idées et leur comportement relationnel doux et non-compétitif.

Les problèmes qu’affrontent les nouveaux enfants

Un résumé de ces caractéristiques nous montre déjà dans quels problèmes les nouveaux enfants peuvent se précipiter. Le plus gros problème est que leur énergie spécifique n’est pas reconnue ni comprise par leur entourage. Lorsqu’on ne leur donne pas les moyens ou l’opportunité d’exprimer leurs sentiments et qu’il y a un manque de communication réelle, plusieurs perturbations de comportement peuvent survenir.

Les enfants peuvent devenir rebelles, furieux et difficiles à gérer. Ils se sentent incompris et maltraités, et c’est à cela qu’ils veulent dire non, mais ils ne savent pas comment. Ils n’ont pas encore l’expression juste ni les outils de communication. Ce qu’il se passe après quelque temps, c’est qu’ils ne comprennent plus eux-mêmes ce qu’il se passe en eux. Lorsque leur vie intérieure ne leur est pas renvoyée en miroir par un parent ou un enseignant compréhensif qui identifient leurs sentiments et les écoutent le coeur ouvert, ils peuvent se renfermer sur eux-mêmes et avoir des comportements qui semblent ingérables et irrationnels. À ce point, cela requiert beaucoup d’attention et d’écoute profonde pour comprendre ce qui affecte ces enfants, car ils ont perdu contact avec leurs sentiments.

Il se peut aussi que ces enfants, se sentant indésirables ou incompris, se replient sur eux-mêmes et se déconnectent de leur environnement. Ils ne déchargent pas leurs émotions par un comportement agressif ou indiscipliné. Ils s’enferment dans leur petit monde et il est difficile de les atteindre. Ces enfants sont souvent extrêmement sensibles et réagissent fortement aux énergies discordantes qui les entourent.

Comme il est difficile d’imaginer ce que c’est que d’être si sensibles, leurs limites sont facilement enfreintes, et pour survivre émotionnellement, ils verrouillent leur centre du sentiment. On appelle généralement ce mécanisme de survie « autisme ». Il est paradoxal que l’on qualifie les enfants autistes de non-empathiques (c’est-à-dire incapables de voir les choses selon le point de vue d’une autre personne) parce qu’ils sont extrêmement sensibles. On pourrait dire qu’ils ont tant de peine à maintenir leurs limites qu’ils ne peuvent se permettre d’aller vers les autres, d’élargir leur conscience de manière à inclure l’autre. Ils ont l’impression que leur monde va s’effondrer s’ils le font, et qu’ils seront avalés par le chaos. Le comportement non-empathique de l’enfant autiste provient donc d’une énorme perméabilité par rapport à l’énergie des autres. C’est en ayant affaire à  cette sensibilité débordante que l’enfant autiste cherche à se protéger et se verrouille émotionnellement. Le comportement non-empathique ou associal des enfants autistes est un mécanisme de survie et non une caractéristique essentielle de l’âme.

Les enfants qui tentent de résoudre leurs problèmes de manière extravertie (rébellion, agitation, manque de concentration) aussi bien que ceux qui recherchent une solution introvertie (repli sur soi et verrouillage émotionnel) ont en commun certains éléments.

– Ils se sentent indésirables, non-reconnus ou pas vraiment appréciés pour ce qu’ils sont.

– Ils ne sont pas fermement enracinés dans leur corps physique. Vous pouvez le percevoir clairement dans leur aura qui n’est souvent pas pleinement connectée à la terre dans sa partie inférieure.

Pratiquement, cela signifie qu’ils manquent de fondations émotionnelles ou d’une ancre de sécurité en eux, à partir de laquelle explorer le monde d’une manière détendue et ouverte. Il y a un sentiment fondamental de malaise qui rend difficile pour eux d’être simplement, de manière insouciante.

– Il en résulte qu’ils peuvent manifester des symptômes physiques et des dérangements et/ou réagir fortement à certains aliments ou substances.

– En grandissant et en devenant adolescents, ils peuvent avoir des difficultés à trouver leur place dans la société (en trouvant la bonne forme d’éducation ou un métier qui leur convient)

J’aimerais en dire un peu plus sur les façons dont ces enfants et adolescents peuvent être soutenus pour qu’ils se sentent mieux accueillis et qu’ils puissent trouver leurs propres modes d’expression. Mais je voudrais d’abord insister sur le fait qu’il est très important de ne pas penser en termes de culpabilité lorsque nous parlons des causes des problèmes que rencontrent les nouveaux enfants. Les parents font souvent ce qu’ils peuvent pour les soutenir et prendre soin d’eux. Beaucoup de parents sont conscients des qualités spéciales de leurs enfants et intuitivement, ils entrent de plus en plus en résonance avec eux. Par leur ouverture et leur bonne volonté, un énorme processus d’apprentissage prend place. Ce sont ces parents ainsi que leurs enfants qui ouvrent la voie et préparent le chemin dans la société pour découvrir de nouvelles façons de s’occuper des enfants.

La confrontation parfois douloureuse que ces nouveaux enfants vivent avec la réalité de la terre a été choisie consciemment. Ils viennent apporter quelque chose de neuf et, dans leur coeur, ils le savent. Cela place leurs difficultés dans une perspective différente. Au niveau de l’âme, ils prennent la responsabilité de ce qu’ils rencontrent dans leur vie ; ils acceptent les revers et les obstacles. La société n’est pas contre eux. À de nombreux égards, la société est endormie. C’est le sommeil des vieilles habitudes, et la venue des nouveaux enfants est un appel au réveil. Oui, ils sont un peu comme vous, en avez-vous le sentiment ?

La génération précédente d’artisans de lumière est passée par les mêmes dilemmes que ceux de ces enfants, avec cette différence qu’actuellement, les choses prennent de l’élan et atteignent un point de non-retour. Les nouveaux enfants sont à la fois la cause et l’effet de cette accélération.

Guider les nouveaux enfants  

Pour guider les nouveaux enfants, en tant que parent, enseignant ou thérapeute, le point de départ est toujours une connexion intérieure à la réalité de cet enfant individuel présent. Le fondement de toute aide réelle est la bonne volonté de s’ouvrir à la façon dont l’enfant fait l’expérience de la vie et la faculté d’entrer en résonance avec ce qu’il vous communique verbalement ou non-verbalement. La qualité la plus importante que l’on peut posséder si l’on veut guider ces enfants est la faculté d’écouter et de s’ouvrir à quelque chose de neuf.

Le fait d’avoir des connaissances ou des compétences spécifiques a une moindre pertinence. Elles peuvent même être de trop. Ce qui est vital pour réussir à aider ces enfants, c’est une connexion intérieure avec ce que vit l’enfant : les sentiments et les émotions qui génèrent le comportement extérieur.

 SOURCE : Pamela Kribbe 2008 www.jeshua.net

 

La famille se construit chaque jour

 

Merci aux parents de nous donner une véritable famille, une de celles qui sont unies, une de celles qui restent fortes face aux adversités et ne doutent pas à monter sur le toit pour couvrir une fuite avant de rejeter toute la maison. Merci aux parents pour nous donner les outils et nous laisser construire ce que nous avons aujourd’hui, ce que nous pouvons considérer comme une équipe : une famille.

Je vous remercie car bien que les vies nous permettent moins de consacrer du temps ensemble, nous continuons de chercher ce qui nous rend heureux et nous continuons de le partager. Je vous remercie d’avoir maintenu cette priorité face à d’autres nombreuses priorités concurrentes.

Merci de nous donner tant d’amour ; tant d’amour afin que nous soyons capables de nous aimer et de continuer d’avoir envie d’aimer ; tant d’amour pour nous embrasser fort mais sans rendre notre respiration difficile. Merci papa et maman d’être aujourd’hui ce que nous sommes, une véritable famille : parmi celles qui se disputent mais savent toujours comment arranger la situation ; parmi celles qui ne s’attardent pas sur des détails et restent fortement unies.

la famille (2)

Merci papa et maman d’avoir créé un lien si fort et si rassurant

Merci de nous apprendre autant, de prendre soin de nous lorsque nous nous coulons, de nous questionner sans nous interroger, de faire en sorte que je sache qu’où que je sois, je pourrai toujours revenir et avoir quelqu’un qui m’attend et se réjouira de mon retour, quelqu’un qui m’aime et qui aura une place pour moi. Merci pour tout ce que je ressens aujourd’hui pour vous, merci de m’avoir appris que l’amour et la famille sont des piliers importants et de m’avoir montré où sera toujours le refuge que vous réservez pour moi.

Merci d’être là, d’avoir su exprimer tout l’amour que vous portez à mon égard et pour avoir fait en sorte que je puisse me sentir ainsi, aimée et en sécurité. Merci de m’avoir permis de comprendre que vous serez toujours là, où que vous soyez, qu’importe ce qu’il se passe, qu’importe ce que je fasse, merci de me donner un amour inconditionnel. Ce que je peux aujourd’hui ressentir mais également voir. C’est pour cela que je vous écris.

Je vous remercie pour tout ce que vous avez fait et continuez de faire chaque jour, merci de marcher à mes côtés et de tant me donner. Merci de m’aimer et de m’apprendre, de m’aider à être qui je suis aujourd’hui. Merci papa et maman de faire partie de la famille que nous sommes aujourd’hui, merci de faire en sorte que l’amour ait une représentation physique, merci papa et maman pour tout le trajet parcouru ensemble.

SOURCE : https://nospensees.fr/

 

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