Pour les générations futures

 

La relation au temps est un élément majeur de structuration d’une société. Elle semble si naturelle, le consensus à son sujet est tel, l’empreinte culturelle si forte, que l’on ne l’explore que rarement en profondeur. Pourtant, l’histoire de la perception que les différentes sociétés se font du temps est étonnante.

Le temps peut ainsi être conçu comme cyclique ou linéaire, l’attention tournée vers le passé ou vers un événement futur apocalyptique… Dans le domaine de la responsabilité morale, qui sera l’objet d’étude de cet article, une révolution est en marche. La référence aux ancêtres, aux pères, aux anciens, était traditionnellement la source indiscutable de la sagesse. Il s’agissait de s’en inspirer, de les égaler au moins, de les dépasser peut-être.

Sous le coup des atrocités du vingtième siècle, et des modifications sociologiques profondes portées par la modernité (et la post-modernité), cette référence consensuelle se désagrège. Une nouvelle norme prend sa place : le souci pour les générations futures est en train de naître. La préoccupation pour sa propre descendance n’est pas récente, mais l’intérêt pour des êtres appelés à venir au monde dans plusieurs décennies, hors de tout lien de parenté, est d’une nouveauté stupéfiante et pour le moins paradoxale : pourquoi aurions-nous des devoirs envers de tels êtres virtuels ?

Ce bouleversement du champ de la responsabilité a conduit de nombreux philosophes à proposer de nouvelles théories éthiques, répondant de manière plus ou moins cohérente et originale à la question précédente.

Nous avons besoin de l’avenir

enfant yeuxQui n’a pas ressenti un léger frisson d’angoisse en apprenant que dans six milliards d’années, la Terre disparaîtra avec l’expansion du Soleil ? Qui ne se sentirait pas soulagé à la pensée que des avancées techniques  permettraient de réduire la période de dangerosité des déchets nucléaires de quelques centaines à quelques dizaines de milliers d’années ?

Ces exemples mettent à jour une disposition psychologique largement partagée : la perspective d’une continuité sociale minimale est nécessaire à notre bien-être. Les ressources environnementales jouent un rôle essentiel moins pour l’homme en général que pour l’homme contemporain. Ainsi, si nous acceptions que nos descendants s’éclairent avec des bougies, nos perspectives énergétiques seraient moins compliquées. Il semble en fait impossible de contempler de manière détachée l’évolution des besoins environnementaux à long terme, nous « emportons » notre mode de vie avec nous, bien que le respect de limites écologiques nous oblige à y apporter certaines corrections.

En concédant aux générations futures un droit égal aux ressources finies, ou en organisant une durabilité du développement, nous cherchons à prévenir un écroulement de la civilisation induit par une crise environnementale. Ainsi, la justice entre les générations ne répond pas uniquement à un désir de justice, elle sert aussi à assurer une survie. Ce motif est-il capable de servir d’argument, et en quels termes ?

Il ne s’agit pas en premier lieu d’une question normative (l’humanité devrait-elle survivre ? Visser’t Hooft   pense que si la justice nous prescrit le juste traitement des générations futures, elle n’exige pas qu’il y ait des générations futures), mais cela est en rapport avec le sens de la vie. En effet, une croyance implicite en la perpétuité de la présence humaine sur Terre contribue par beaucoup d’aspects à ce qui nous persuade que la vie vaut la peine d’être vécue. La justice entre les générations nourrit ce besoin présent de confiance en la perpétuation de la vie humaine sur Terre dans de bonnes conditions.

Nos soucis concernant le futur reflètent l’intérêt fondamental que nous avons à être capables d’insérer les moyens grâce auxquels nous vivons dans un cadre qui dépasse nos propres vies. Fonder une famille, contribuer au développement de la science présuppose une confiance dans les personnes futures vis-à-vis du maintien des valeurs auxquelles nous adhérons. Nous voulons avoir des enfants pour avoir un futur.

[…]

En effet, si les bases philosophiques de la justice distributive intergénérationnelle sont peu claires, le catastrophisme et la chaîne d’obligations intergénérationnelles se heurtent à l’obstacle redoutable de l’évaluation (scénario du pire pour l’un, héritage pour l’autre). Par exemple, comment évaluer l’héritage, et quel est le degré de substituabilité entre les différents biens ? Beaucoup de « mesures » de l’héritage ont été proposées, depuis la notion « objective » de ressources, jusqu’à celle subjective de bien-être, en passant par les opportunités de bien-être ou les bases productives.

L’utilisation de critères subjectifs pose problème, au sens où l’héritage sera évalué selon les préférences d’une seule génération.

[…]dans un monde où les préoccupations vis-à-vis des générations futures ne cessent de gagner en importance, elles peuvent jouer le rôle irremplaçable de phares guidant les hommes dans le brouillard moral et les aidant, au moins, à démasquer les contradictions nombreuses parmi les invocations désormais rituelles des droits des générations futures.

Extrait d’un texte : annales des mines janvier 2006

Pour poursuivre la lecture, rendez-vous ici http://www.annales.org/re/2006/re41/huteau.pdf

Témoignage : VIVRE sans enfant

 

Je ne vais pas y aller par quatre chemins et pour ce qui me concerne : Quel bonheur de ne pas avoir d’enfants !

Oh désolé, je ne veux choquer personne…mais n’empêche que c’est vraiment ce que je ressens et ce que je vis. Il y a déjà tellement de choses pratiques à faire au quotidien et c’est vrai que je profite bien de ces précieux moments pour me relaxer, être avec ma bien-aimée, voir des amis, voyager, créer des évènements, écrire des articles, méditer etc. Alors, bien sûr, les enfants sont souvent si mignons, si adorables, c’est sûr que je n’ai pas cette joie de donner et recevoir à un enfant et de le voir grandir. Mais en 2019, avec notre vie accélérée et un monde chaotique, je n’en rêve vraiment pas.

A 46 ans, quand je vois certains de mes amis qui ont des enfants et lorsque qu’ils me parlent de leurs difficultés, de leur fatigue, et du stress, franchement, cela fait encore moins envie. Alors, je sais que malgré tout devenir parent peut-être une belle expérience d’amour et de totalité. Dans son livre sur les constellations familiales le thérapeute allemand Svagito Liebermeister explique bien qu’il existe deux voies, la voie du parent et la voie du méditant. Les deux se valent et amènent des défis et un lâcher prise. L’un est plus tournée vers la méditation et la spiritualité et l’autre plus vers l’amour et la famille.

témoignage

Depuis l’âge de 22 ans, j’ai « décidé » à l’intérieur de moi de ne pas avoir d’enfants.

Il faut dire que je résidais à l’époque souvent en Inde dans le centre international de méditation Osho et qu’il n’y avait presque pas d’enfants et très peu de famille. A ma connaissance, le mystique Osho (qui pour moi représente la sagesse) n’a quasiment jamais donné sa bénédiction aux parents qui venaient lui demander une forme d’approbation. Il a souvent expliqué que le fait d’avoir un enfant prend beaucoup d’énergie et d’attention et cela se fait aux dépens du travail sur Soi et du cheminement spirituel.

« Si vous ne voulez pas avoir d’enfants, vous avez le droit de ne pas en avoir. Si vous voulez mettre votre créativité dans la peinture, dans l’art, dans la musique, c’est très bien, bien mieux que de mettre au monde un enfant qui sera peut-être un problème pour l’humanité. Qui sait quel type d’enfant va sortir de vous ? (…). Ce n’est pas la bonne époque pour donner naissance à un enfant ! »

Un jour, une femme est venue lui demander dans un darshan : « Je pense avoir un enfant, est-ce que c’est une bonne idée ? » Sa réponse est intéressante: Si tu peux éviter d’en avoir, c’est très bien. Quand des personnes me demandent, je suis dans une situation difficile. Si je dis « non « il semble que j’attaque la maternité. Si je dis oui, alors ils vont certainement faire face à des problèmes et des responsabilités et il est possible qu’ils se perdent là-dedans. La meilleure chose c’est de rester seule encore un peu de temps. D’abord finis le travail sur toi-même. Quand tu auras atteint un certain état, quand tu sauras que rien ne peut te déranger, ce sera alors le bon moment pour avoir des enfants.

Cela a toujours été mon leitmotiv, « prendre soin du bouddha qui est moi »…et du coup, comme je suis un peu lent à m’éveiller, même à 46 ans, cela me parait difficile d’avoir un enfant. Aujourd’hui, après 25 ans de cheminement spirituel, je sens que je serai « capable » d’élever un enfant mais j’ai conscience que cela serait dur malgré tout car l’expérience est immense. Et pourquoi devrai-je avoir un enfant alors que la vie est belle, qu’il y a trop d’êtres humains sur Terre et que je n’en ai pas besoin pour être heureux ? Parfois, des personnes me disent « oui mais justement, ce sont des personnes comme toi qui devraient avoir un enfant. »

Ce que les gens voient et apprécient en moi, c’est la Conscience, la même qui se trouve en chacun de nous. Et moi aussi si j’avais un enfant cela me serait plus difficile de nourrir mon monde intérieur. Je ne dis pas impossible mais que ce sera plus difficile car en devenant parent je deviendrai ce que j’appelle un « caretaker », je devrais m’occuper de l’enfant ou des enfants et l’expérience est intense et longue.

Et c’est d’autant plus vrai je pense pour la femme qui est celle qui est en général la plus concernée par la naissance et l’éducation d’un enfant. Combien de femmes ont arrêté leur travail pour l’enfant ? (ce qui n’est pas forcément un problème d’ailleurs…mais c’est quand même pour certaines un prix à payer). Et combien sont restées avec des hommes à cause de l’enfant ? Que dire aussi de tous ces couples qui divorcent quelques années après la naissance de leur(s) enfant(s) car ils ont oubliés de nourrir leur relation intime car absorbés par leur vie (et leur mental).

Sans enfant je me sens différent de la plupart des personnes qui fondent des familles. Je rentre peu dans les histoires de famille avec tout ce que cela signifie, je suis moins tourné vers le passé ou le futur. Je suis avant tout un individu libre dans le monde et en même temps hors du monde. C’est aussi une belle expérience du « moment présent ».

Avec mon amie, nous constatons souvent que nous n’avons pas les mêmes centres d’intérêt que ceux qui ont des enfants en bas âge. Le soir, nous avons du temps pour regarder des films ou des séries, nous avons du temps pour sortir, pour faire l’amour et pratiquer le Tantra et la méditation.

Même si je travaille beaucoup, j’ai toujours la possibilité de me reposer et de me cocooner et je sais que quand je finis ma journée, je n’ai pas à m’occuper des enfants. Je peux prendre soin de moi, je ne suis pas obligé de prendre soin de quelqu’un d’autre.

Sans enfant, je n’ai pas d’excuse pour ne pas méditer (et ni pour être en retard ! clin d’œil à tous ces parents qui disent être en retard à cause des enfants….hahaha !)

Sans enfant, je peux partir en vacances quand mon travail me le permet, je n’ai pas à m’ajuster aux emplois du temps des enfants.

Ne pas avoir d’enfants, c’est aussi des dépenses en moins. Quand je vois des gilets jaunes qui disent ne pas arriver à finir les fins de mois avec 3 ou 4 enfants. Je peux imaginer…mais pourquoi aussi ont-ils fait tant d’enfants ?! Aujourd’hui avoir des enfants peut obliger à travailler très dur car cela coûte cher, mieux vaut en être conscient !

Le méditant sait que le bonheur se trouve en Soi et que le moment présent est son seul moyen de trouver la paix et la joie qui sont naturellement en lui.

Et ce n’est pas une belle voiture, ni un chien, ni un enfant qui va nous amener le bonheur. Cela peut amener des joies et des peines et il n’y a pas de problème à vivre ou telle ou telle expérience mais ce n’est ce qu’on appelle la paix intérieure. La paix intérieure, c’est la pleine conscience, c’est la capacité d’observer le flux des pensées. Et elle n’est pas dépendante des conditions extérieures.

« Revenez au moment présent. Contentez-vous d’être et dégustez ce fait d’être. Si vous êtes présent, vous n’avez jamais besoin d’attendre quoi que ce soit. »
Eckhart Tolle

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Au cours de ma vie, je suis passé par des hésitations et des doutes, par exemple quand mon amie a eu la quarantaine, comme beaucoup de femmes, elle a eu un désir très fort d’avoir un bébé. Et même si je n’en voulais pas vraiment, nous avons donc essayé mais cela n’a jamais fonctionné et ensuite, c’était clair de nouveau pour moi que je ne voulais pas d’enfant et que c’était à prendre ou à laisser. C’était un moment très fort dans notre relation car autant je peux prendre responsabilité pour ce que je veux mais je ne me sentais pas à l’aise de ne pas lui permettre d’avoir ce qu’elle semblait désirer si intensément. Et en même temps je savais intuitivement par mon expérience de la méditation que la vie est belle aussi sans enfants et que même mon amie en serait heureuse quand la crise sera passée.

Aujourd’hui mon amie a eu 50 ans et je vois qu’elle est vraiment heureuse sans enfant. Elle peut s’occuper d’elle-même et profiter de la vie (qui est si courte).Cela étant, si nous avions un enfant, certainement, nous serions aussi heureux avec simplement une vie un peu différente. Nous aimons parfois jouer ou passer du temps avec nos neveux ou les enfants des autres, ce n’est pas « les nôtres » mais cela ne nous empêche pas d’être dans l’amour, la joie et le partage. Ce n’est pas une question de possession mais d’innocence et d’ouverture du cœur.

Nous ne sommes pas les seuls puisque les « childfree » ou les « No Kid », sont parait-il en pleine expansion aux Etats-Unis et en Europe. De plus en plus de personnes trouvent un sens et un épanouissement sans se reproduire et à nourrir d’autres formes de créativité.

Emmanuel Moulin, co-fondateur de meditationfrance.com

 PS : Nous serons près de 9,8 milliards sur Terre en 2050 et selon le mouvement américain Ginks («Green Inclination, No Kids»), le meilleur moyen de venir à bout du problème du réchauffement climatique serait de réduire la population mondiale de 500 millions de personnes d’ici 2050.

 

La maltraitance de l’enfant et la notion de pardon à l’âge adulte selon le travail d’Alice Miller

 

 

Voici un extrait concernant la maltraitance de l’enfant et la notion de pardon selon Alice Miller pris de son site que vous pouvez consulter en cliquant sur le lien suivant : http://alice-miller.com/index_fr.php

 

aliceLe point de départ du travail d’Alice Miller est la découverte du « 4ème commandement » et surtout de ses effets nocifs. Ce 4ème commandement nous exhorte à respecter et à honorer nos parents, et donc de ne pas les accuser, de les considérer comme innocents et d’accuser l’enfant, mais l’aspect nocif et dévastateur de cette injonction morale que l’on retrouve partout dans la société, même chez les psys ou dans la religion catholique qui prône le pardon envers ceux qui nous ont offensés est passé inaperçu car cela aurait conduit à accuser les parents de ce qu’ils ont fait subir à l’enfant. Il est donc nécessaire pour l’enfant pour survivre de “s’aveugler” pour montrer aux parents son “respect” envers eux et ne pas les “trahir”, mais l’enfant doit donc pour cela se trahir lui même, ce qui n’est pas sans conséquences.

Car Alice Miller nous dit que le pardon et ces injonctions morales ne servent qu’à masquer la réalité, car notre corps ne se laisse pas leurrer, il connait nos véritables sentiments et les sentiments ne s’éprouvent pas sur commande, une injonction morale ne peut faire naître un sentiment que l’on n’éprouve pas. Ce commandement nous pousse donc à nous trahir nous même, ce qui conduit inévitablement à des souffrances.

Ce 4ème commandement nous demande de pardonner à nos parents et nous interdit de voir ce qu’ils font subir à l’enfant « pour son bien », mais cette aveuglement à un prix qui se paye par des souffrances à l’âge adulte. Cette morale traditionnelle est dangereuse car elle nous force à réprimer nos sentiments qui permettent l’accès à qui nous sommes vraiment. L’ordre derrière ce commandement est « Tu ne t’apercevras de rien », car pour ne pas accuser nos parents, nous devons nous interdire de nous apercevoir de ce qu’ils font subir à l’enfant.

Dans une interview sur son site officiel, « La cruauté s’apprend dans l’enfance » , elle nous dit au sujet du 4ème commandement:

« Vous avez établi que le respect du quatrième commandement (“tu honoreras ton père et ta mère”) par l’enfant nuit à une vie émotionnelle saine. Voilà qui doit choquer bien des gens. Comment avez-vous découvert que cette “injonction solennelle” n’a en fait pas d’autre fonction que la manipulation et l’asservissement de l’enfant ?

Ce n’est pas à l’enfant que le quatrième commandement nuit, mais plus tard à l’adulte. Tous les enfants aiment leurs parents et n’ont nul besoin d’un commandement pour leur dire de le faire. Mais quand nous devenons adultes et que nous réalisons que notre amour a été exploité et qu’on a abusé de nous, nous devrions être capables de percevoir nos sentiments véritables, y compris la rage, et rien ne devrait nous obliger à continuer à aimer des parents qui ont été cruels envers nous. La plupart des gens ont peur de ces sentiments “négatifs” à l’égard de leurs parents, c’est pourquoi ils se défoulent sur leurs enfants et perpétuent de cette façon le cycle de la violence. C’est là que je situe les effets destructeurs du quatrième commandement. Et comme il n’existe toujours pas de commandement ni de loi qui interdirait aux parents de décharger leur colère sur leur progéniture, rien ne s’oppose à ce que le comportement parental le plus brutal continue de porter le nom d’”éducation”.

Vous allez jusqu’à affirmer que le quatrième commandement est la cause de maladies physiques. Comment en arrivez-vous là ? En a-t-il été ainsi pour vous personnellement ?

C’est la répression des sentiments authentiques qui nous rend malades. Nous les réprimons par peur. La peur inconsciente que ressent l’enfant confronté à des parents violents peut nous accompagner toute notre vie si nous en restons au stade du déni pour refuser de nous confronter à elle.

Nous considérons comme une évidence que les parents “aiment” leurs enfants. Malheureusement, ce n’est bien souvent rien de plus qu’un mythe. Peut-on parler d’amour parental si les parents ne “corrigent” leurs enfants qu’occasionnellement ?

Comme parents nous devrions savoir que toute forme de violence éducative, aussi bien intentionnée soit-elle, tue l’amour. »

Cette morale traditionnelle et répandue nous empêche d’avoir accès à nos véritables sentiments que le corps connait, le corps ne peut accepter ces mensonges qui nous rendent malades et tente de nous montrer notre propre vérité.

Elle explique que notre corps connait la vérité et que les injonctions morales ne servent à rien si l’on ne connait pas la vérité sur notre enfance, si l’on a pas l’expérience de tels sentiments dans notre propre enfance. En d’autres termes, prêcher l’amour de notre prochain ne sert à rien si nous n’avons pas été aimés, les sentiments ne peuvent naitre sur commande. Elle nous explique aussi que ces injonctions morales ne servent à rien, car tout enfant aimé, respecté, respectera ses parents, elle nous l’explique dans cette même interview.

« A votre avis, comment naissent la morale et l’éthique ? Pourquoi quelqu’un devient-il (im)moral ?

Un individu n’accède jamais à la morale grâce aux sermons qu’on peut lui faire, il acquiert des valeurs éthiques uniquement par le biais de l’expérience. Personne ne vient au monde méchant. Il est ridicule de penser, comme on le pensait au Moyen Age, que le diable enverrait un enfant méchant dans une famille, qui aurait à le corriger en le frappant, pour qu’il puisse devenir une personne comme il faut. Un enfant maltraité deviendra plus tard à son tour un tourmenteur et très certainement aussi un parent cruel, à moins qu’il n’ait trouvé dans son enfance un témoin secourable, une personne auprès de laquelle il pouvait se sentir en sécurité, aimé, protégé, respecté, une expérience qui lui aurait donné une idée de ce que peut être l’amour. Un enfant qui a vécu cela ne deviendra pas un tyran, il (ou elle) sera capable de respecter les autres et d’être en empathie avec eux. Il est très significatif que dans l’enfance de tous les dictateurs que j’ai étudié, je n’aie pas trouvé ne serait-ce qu’un seul témoin secourable. Il ne resta plus alors à l’enfant qu’à magnifier la violence qu’il avait eu à subir.

L’éducation religieuse nous apprend à pardonner à nos tourmenteurs. Devrions-nous vraiment leur pardonner ? Est-ce réellement possible ?

On peut comprendre que nous voulions pardonner et oublier pour ne pas avoir à ressentir la douleur, mais c’est une voie sans issue. Il apparaît tôt ou tard que ça n’est absolument pas une solution. Prenons le cas des nombreux auteurs d’abus sexuels recensés parmi les ecclésiastiques. Ils ont pardonné à leurs parents les abus dont ceux-ci se sont rendus coupables à leur égard, que ce soit sur le plan sexuel ou qu’il s’agisse d’autres types d’abus de pouvoir. Mais que font alors beaucoup d’entre eux ? Ils répètent les “péchés “de leurs parents, justement PARCE QU’ils leur ont pardonné. Si ils étaient capables de condamner en toute conscience les actes de leurs parents, ils ne seraient pas contraints de les reproduire, de harceler et de troubler profondément des enfants en les forçant à garder le silence, comme si ce qui s’était produit était la chose la plus naturelle qui soit, et non pas un crime. C’est tout simplement eux-mêmes qu’ils trompent. Les religions peuvent exercer un pouvoir énorme sur nos esprits et nous pousser de bien des façons à nous tromper nous-mêmes. Mais elles n’ont pas la moindre influence sur notre corps, qui connaît parfaitement nos émotions vraies, et qui insiste pour que nous les respections. »

Alice Miller dénonce donc aussi la morale traditionnelle du Pardon encouragée par la tradition religieuse qui ne tient pas compte du corps qui ne se laisse pas leurrer par une telle morale, en contradiction avec ce qui s’est réellement passé, les injonctions morales n’ont pas de poids face aux faits, et à leur conséquences. Ces “moralités” nous empêchent de reconnaitre la cruauté de nos parents pour ce qu’elle est, pardonner revient à minimiser ce que nous avons subis.

Avoir accès à ces véritables sentiments est le seul moyen de connaitre notre vérité et de guérir de nos souffrances, ce qu’empêche la morale traditionelle et les injonctions comme le Pardon, qui veulent se substituer à nos véritables sentiments. C’est comme de faire passer du poison pour de l’eau et d’expliquer qu’il suffit de croire que ce n’est pas du poison pour éviter les effets nocifs du poison…

Extrait de l’article d’Alice Miller “Le corps et la morale” :

“Les personnes qui ont été aimée sans condition dans leur enfance n’ont pas à se forcer, une fois devenues adultes, pour donner à leurs parents cette même affection qu’ils ont jadis reçue. Par contre, les personnes qui ont été maltraitées et trahies en tant qu’enfant développent une haine latente, s’en prennent à leurs enfants et propagent l’opinion selon laquelle les fessées sont nécessaires et sans danger. Ils répandent ces opinions sans hésiter, bien que le contraire ait été démontré depuis longtemps. Ils font cela parce que le Quatrième Commandement leur impose de dénier les dommages qui leur ont été fait, les dommages causés à leur cerveau et à leur capacité innée à ressentir de la compassion. Malheureusement, sans cette compassion, ils sont capables de fesser leurs enfants sans pour autant ressentir leurs souffrances, et ils acceptent leur propre mutilation sans se plaindre, de sorte qu’ils puissent ” honorer leurs parents “. Ils obéissent aux commandements de leurs parents du fait d’un sentiment de respect qui découle surtout de leur attente que leurs mères et pères deviennent enfin ces parents que l’enfant attendait. En conséquence, la loyauté infantile de l’adulte associée à un discours moraliste (” J’ai mérité ces châtiments “, ” Tous les parents font parfois des erreurs “) conduit souvent à l’hypocrisie et à la violence envers des personnes innocentes. Qu’obtenons-nous en obéissant au Quatrième Commandement ? Un commandement est-il susceptible d’engendrer une compassion véritable ? Pouvons-nous dicter un sentiment d’amour à un être humain dont le corps a enregistré la violence au lieu de l’amour au cours des premières années, cruciales, de sa vie ? Nous savons qu’une telle personne réprime ses sentiments véritables au profit de la morale, ce qui souvent engendre des affections comme le cancer ou les maladies cardio-vasculaires. En effet, nous ne pouvons nous débarrasser, une fois pour toutes, de cette haine réprimée que nous retournons souvent contre nous-mêmes, bien que nous tentions de le faire en faisant usage de la morale. C’est pourquoi il est rare que quelqu’un ait le courage de dire clairement et honnêtement : ” Je n’ai jamais reçu d’amour de ma mère et donc je ne ressens pas d’amour pour elle. En vérité, elle est une étrangère pour moi. Elle est seule et aurait peut-être besoin d’un fils aimant, mais je ne veux pas mentir pour lui donner cette illusion. Je lui dois, ainsi qu’à moi-même, la vérité que je ne peux ressentir un sentiment d’amour véritable pour elle en tant qu’adulte, parce que j’ai tellement souffert de son aveuglement en tant qu’enfant. ” Une personne osant dire cela ne mettra plus ses enfants en danger et n’aura vraisemblablement plus à craindre de maladies graves, parce qu’elle est en mesure de comprendre les messages de son corps avant qu’il ne soit trop tard.”

Le Pardon dans le domaine des thérapies est aussi dénoncé par Alice Miller, car l’on croit que c’est de ne pas pardonner aux parents, de ne pas leur obéir qui rend malade alors que c’est précisément le contraire, comme elle nous l’explique dans l’article “A Propos du Pardon ” :

“Chez les survivants de pareilles tortures, qui ont abouti à un refoulement total, l’enfant martyrisé continue cependant à vivre: dans les ténèbres de l’angoisse, de la répression, de la menace. Lorsque toutes les tentatives pour amener l’adulte à écouter son histoire ont échoué, il essaie de se faire entendre par le langage des symptômes, à travers la toxicomanie, la psychose, la délinquance. Cet enfant, devenu à son tour adulte, se prend à soupçonner l’origine de ses souffrances, et demande à des spécialistes si elles ne pourraient pas être en relation avec l’enfance; on lui assure dans la plupart des cas qu’il n’en est rien. Ou, si l’on confirme son intuition, on lui explique qu’il doit apprendre à pardonner, que c’est son attitude rancunière qui le rend malade. Dans ces groupes fort connus où l’on propose une thérapie aux personnes en état de dépendance et à leurs proches, le mot d’ordre est toujours : Tu ne pourras guérir que quand tu auras pardonné à tes parents tout ce qu’ils t’ont fait. Même s’ils étaient tous les deux alcooliques, s’ils ont abusé de toi, t’ont battu, plongé dans un total désarroi, soumis à des exigences au-dessus de tes forces, exploité – tu dois tout leur pardonner, sinon tu ne pourras pas guérir. De nombreux programmes, baptisés thérapeutiques, ont pour principe d’apprendre dans un premier temps à exprimer ses sentiments et, simultanément, à tenter de voir ce que l’on a vécu dans son enfance. Mais, ensuite, il faut s’astreindre au ” travail du pardon “, prétendument nécessaire à la guérison.”

 

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“La ” thérapie ” qui prêche le pardon dévoile par là sa position éducatrice. Et cela révèle également l’impuissance des prêcheurs de pardon, qui se baptisent étrangement thérapeutes mais devraient, ce serait plus exact, se désigner du nom de prêtres. Le résultat est, au bout du compte, la perpétuation de l’aveuglement acquis dans l’enfance, qu’une véritable thérapie aurait pu dissiper. Le patient ne cesse de s’entendre dire, jusqu’à ce qu’il le croie – et le thérapeute est alors tranquillisé: ”

Ta haine te rend malade ; pour guérir, tu dois pardonner et oublier. ” Or ce n’est pas la haine, mais justement cette morale si instamment conseillée qui a, dans son enfance, plongé le patient dans ce désespoir muet et l’a finalement rendu malade, en le coupant de ses sentiments et de ses besoins. L’exhortation au pardon n’a rien à voir avec une thérapie efficace ni avec la vie. Et elle a barré à nombre de personnes cherchant de l’aide le chemin de la délivrance. Les thérapeutes sont sous l’emprise de leur propre peur, la peur de l’enfant maltraité qui redoute la vengeance de ses parents, et se laissent guider par l’espoir que, malgré tout, une bonne conduite vous permettra un jour ou l’autre d’acheter l’amour de vos parents.

Cet espoir illusoire des thérapeutes, les patients le paient d’un prix élevé: recevant, en guise de ” thérapie “, des informations fausses, ils ne peuvent trouver le chemin de la délivrance. En me refusant à pardonner, je renonce à toutes les illusions. Certes, un enfant maltraité ne peut pas survivre sans ses illusions – mais un thérapeute adulte doit s’en montrer capable. Dès lors, son patient pourra se dire: ” Pourquoi devrais je pardonner, si personne ne me le demande ? Mes parents se refusent bien à savoir, à comprendre ce qu’ils m’ont infligé. Pourquoi donc devrais-je continuer à m’efforcer, par exemple à l’aide de la psychanalyse ou de l’analyse transactionnelle, de comprendre mes parents et leur enfance, et de leur pardonner ? A quoi cela peut-il servir ? Qui en sera aidé ? Cela n’aide pas mes parents à voir la vérité, et moi, cela m’empêche de vivre les sentiments qui m’ouvriraient l’accès à la vérité. Sous la cloche de verre du pardon, les sentiments n’ont ni le droit ni la possibilité de s’exprimer librement. ” Semblables réflexions ne sont hélas pas d’usage dans les milieux thérapeutiques, où le pardon a force de loi.

La seule concession que l’on fait est d’établir une distinction entre vrai et faux pardon. Mais le prétendu vrai ” pardon “, reste en tout cas considéré comme l’objectif thérapeutique, et n’est jamais remis en question. J’ai demandé à beaucoup de thérapeutes pourquoi ils estiment le pardon nécessaire à la guérison, mais n’ai jamais reçu de réponse. Selon toutes apparences, ils n’avaient jamais encore remis en question cet impératif qu’ils jugeaient comme allant de soi, au même titre que les mauvais traitements connus dans leur enfance. Je ne puis m’imaginer qu’une société qui ne maltraite pas ses enfants, mais au contraire les respecte et les protège avec amour, développerait l’idéologie du pardon d’inconcevables cruautés. Cette idéologie est indissolublement liée au commandement: ” Tu ne te rendras compte de rien ” , ainsi qu’à la répétition de la maltraitance à la génération suivante, qui paie le prix fort pour le pardon auquel ont été astreints ses parents. La peur de la vengeance des parents imprègne notre ” morale “.”

Nombre de thérapeutes et de thérapies sont donc encore prisonniers de telles conceptions moralisatrices et dangereuses. Alice Miller propose même sur son site une « FAQ » (Comment trouver le/la thérapeute qui me conviendra ? ) pour aider à trouver un thérapeute qui soit vraiment une aide, libéré des préceptes moraux traditionnels de l’éducation, ce qui tranche avec l’opinion répandue que la plupart des psys sont compétents, elle nous dit le contraire, que seulement une minorités sont compétants et peuvent vraiment aider leurs patients, car peu d’entre eux ont osés remettre en question leurs propre éducation, leurs propres parents.

Articles pris du site de Alice Miller : http://alice-miller.com/index_fr.php

 

Un nouvel intérêt pour le Placenta

 

Depuis plusieurs années, le placenta suscite à nouveau l’intérêt pharmacologique pour les découvertes associées aux cellules souches placentaires. Ces cellules se trouvent en abondance dans le placenta et le cordon ombilical. La fonction de ces cellules, dites hématopoïétiques, est de produire durant toute la vie des cellules sanguines. Habituellement, celles-ci se trouvent dans la moelle osseuse du crâne et les os du tronc.

Les cellules souches sont d’une grande utilité pour les traitements des patients atteints de leucémie ou autres maladies graves du système sanguin.

Les cellules souches placentaires représentent de nombreux avantages comparées aux cellules souches extraites de la moelle osseuse. En effet, les premières sont tolérées plus facilement par le receveur car elles sont encore immatures. Ces cellules ont également une capacité de prolifération supérieure aux autres cellules souches. De plus, le prélèvement est aisé car il s’agit simplement de faire une prise de sang au niveau du cordon. Cette pratique demande, évidemment, un clampage précoce du cordon ombilical à la naissance de l’enfant.

D’autres utilisations, plus marginales, sont possibles avec le placenta. Aujourd’hui, on constate une tendance tournée vers des remèdes plus naturels et les labels « bio » ont la cote. Même si ce procédé reste très rare, certains couples choisissent de fabriquer de l’homéopathie à base de placenta. En effet, l’isothérapie placentaire aurait de nombreuses vertus pour soigner les petits maux comme le rhume, la toux, la fièvre, etc. Cette pratique est autorisée en Suisse mais interdite dans certains pays comme la France.

enfant en paixUn autre rituel marginal qui émerge doucement est l’empreinte placentaire. Après l’expulsion du placenta et une fois que l’équipe soignante a contrôlé que celui-ci est complet, il est possible de procéder à l’empreinte de la délivre. Cette empreinte se fera sur le côté foetal du placenta avec le cordon. Il suffit de déposer une feuille sur cet organe et laisser le sang imbiber les fibres de papier. Le résultat ressemble fortement à un arbre que les adeptes comparent à l’arbre de vie de l’enfant.

Certaines familles, à l’instar de ce qui se faisait il y a quelques dizaines d’années, demandent à récupérer le placenta afin d’organiser un rituel d’ensevelissement avec, parfois, la plantation d’un arbre à l’endroit choisi.

Bien que ces trois derniers rituels soient encore très marginaux, l’intérêt des parents pour le placenta grandit chez une petite minorité de familles. Souvent, les couples qui s’y intéressent et préparent une naissance plus naturelle, dite physiologique et ailleurs qu’à l’hôpital, seront également plus ouverts et motivés à organiser un rituel autour du placenta. Rappelons toutefois que moins de 5% des naissances en Suisse se font hors milieu hospitalier.

Des rituels autour du placenta sont célébrés partout dans le monde. Certains rejoignent ce qui se faisait en Europe au cours du siècle précédent. Ainsi, on retrouve des rituels autour des 4 éléments, comme l’ensevelissement qui à trait à la terre, le feu par le fait de le brûler, l’eau et, plus rarement, l’air.

En Indonésie, le placenta est considéré comme le petit frère du bébé. Il doit ainsi être enterré dans le jardin familial pour protéger l’enfant. C’est au père que revient l’accomplissement de cet acte. Si le rituel est bâclé, la maladie menace la mère et son bébé.

Dans un autre pays d’Asie, en Malaisie, la croyance est que la délivre peut rendre le bébé de mauvaise humeur ou même malade. Le placenta est nettoyé, puis placé dans un tissu et recouvert d’épices. Ensuite, il sera enterré devant l’entrée de la maison de l’enfant. A ce petit paquet sont ajoutés une aiguille, un crayon et un texte pour que l’enfant soit cultivé et manuel.

Le peuple Hmong enterre le placenta à l’intérieur de la maison où a eu lieu la naissance. La délivre est perçue comme la connexion entre le monde des vivants et le monde des esprits. Quand une personne meurt, son âme retourne au placenta qui lui permet d’accéder au monde des esprits.

Dans beaucoup de pays africains, le rituel consiste également à enterrer le placenta. Considéré comme le jumeau immortel de l’enfant, son double, il bénéficie d’une attention particulière. Souvent enterré près de la maison ou près d’un arbre, il signifie l’enracinement à la terre qui l’a vu naître.

Au Sénégal, il faut s’assurer que personne ne se trouve à proximité lorsque le placenta est enterré. Si un ennemi le retrouve, il peut faire du mal au bébé ou à la maman.

Dans d’autres ethnies, le placenta est remis à l’eau, symbole de vie. En Chine ou à Taïwan par exemple, la délivre est enfouie à proximité de la rivière du village. Si celle-ci n’est pas suffisamment profonde, le placenta sera enseveli dans le lit de ce cours d’eau. À Java, une ethnie demande au papa d’enterrer le placenta sur la plage dans l’espoir que la mer l’emporte.

Dans de nombreuses régions d’Amérique du sud, le placenta est brûlé. Chez les Mayas du Guatemala, les cendres du placenta sont gardés jusqu’à la fin de la réclusion postnatale car elles auraient encore un pouvoir bénéfique. La destruction du placenta par le feu est une manière de protéger l’enfant et la mère des risques de sorcellerie. Ainsi, la délivre ne peut pas tomber entre des mains ennemies.

C’est ainsi (les exemples ci-dessus ne sont pas exhaustifs) que dans certaines cultures traditionnelles on tente de maîtriser les pouvoirs associés à cet organe.

Selon la culture des nouveaux parents, il peut être très choquant de voir que le placenta est jeté dans la poubelle de l’hôpital, comme il est coutume chez nous. En tant que doula, il peut être intéressant de connaître la culture du couple à accompagner et les croyances qui y sont associées. En effet, il est possible de demander à la maternité de récupérer le placenta.

Pour les parents issus de la culture occidentale, il me parait important de proposer des moments particuliers afin de marquer ou même célébrer le passage de la grossesse et la naissance de l’enfant. En effet, prendre le temps de vivre cette période en pleine conscience me paraît primordial pour accueillir un nouvel être.

Comme vu précédemment, l’enterrement du placenta est un rituel assez fréquent partout dans le monde. Il est facilement adaptable à notre culture occidentale. Les parents peuvent faire la demande pour récupérer le placenta afin de l’enterrer dans le jardin par exemple. Ensuite, libre au couple d’y planter un arbre.

L’empreinte placentaire, bien que marginale, me paraît également faisable dans notre culture, l’important étant d’en informer les sages-femmes et le mentionner dans le plan de naissance. Le personnel hospitalier sera probablement quelque peu dérouté par la demande et ce sera peut-être au papa de se charger de cette empreinte.

Il me semble important d’informer les couples de l’existence de rituels liés à la naissance, en l’occurrence lié au placenta, pour qu’ils puissent trouver ce qui pourrait leur convenir et agir en fonction de leurs valeurs, leurs croyances et leurs besoins.

Extrait de :  Rites et croyances autour du PLACENTA par Florence Bulliard Salgat

Apprendre à Guider nos Enfants


         Message de Marie transmis par Pamela : Le 24 Janvier 2008

 

Mes chers amis,

Je vous salue. Nous sommes très heureux de votre présence ici aujourd’hui et nous célébrons le fait que vous soyez sur la terre en ce moment. Avant d’aborder le sujet d’aujourd’hui, les enfants de l’ère nouvelle, je désire attirer votre attention sur vous.

Chaque jour, vous essayez d’incarner de plus en plus de votre lumière et de votre être intérieur sur la terre. Vous faites souvent l’expérience de pesanteur dans votre vie et il semble que parfois, vous ayez l’impression d’être prisonniers de votre corps ou d’humeurs et d’émotions qui vous étouffent. Nous aimerions vous dire que nous avons confiance en vous et vous respectons pour tout ce que vous traversez et accomplissez dans votre vie. Nous vous aimons tels que vous êtes et nous voudrions que vous ayez plus de respect pour vous et pour tout ce que vous avez déjà accompli dans votre vie jusqu’ici.

En restant optimistes, en chérissant vos rêves et vos buts même si la lumière disparaît autour de vous temporairement et qu’il vous faut essuyer des revers, vous témoignez de votre grandeur et de votre énorme force. Vous plantez des graines de lumière sur la terre et elles porteront fruit. Grâce à votre oeuvre intérieure, vous avez créé un pont pour une génération d’âmes nouvellement incarnées qui veulent faire luire leur lumière sur la terre. C’est de ces âmes que nous souhaitons parler aujourd’hui.

Avant de parler d’elles directement, je vous demande de revenir en arrière dans le temps et de ressentir qui vous étiez avant d’entrer comme nouveau-né dans la sphère terrestre. Ressentez l’innocence et la beauté de votre énergie. Ressentez la sincérité de vos intentions et la délicatesse de votre énergie.

Eloane juillet 2018 - Copie

Ah ! Cela fait si longtemps que vous êtes en lien avec la terre ! Vous avez tant de fois fait le grand plongeon sous la forme d’un bébé. À présent, ressentez quelle était votre intention cette fois-ci. Il est probable que vous ayez eu un bagage personnel que vous souhaitiez résoudre dans cette vie, des blessures au fond de votre âme que vous vouliez guérir et surmonter. Mais en-dehors de cela, vous étiez guidés par un idéal plus vaste et plus universel, celui de renforcer la prise de conscience et la croissance spirituelles sur la terre. Vous saviez que vous alliez naître à une époque de transition, une époque critique autant qu’opportune. Vous saviez qu’il y avait du travail à faire au niveau intérieur, qui ouvrirait d’autres voies dans la pensée et le sentiment. Vous avez ressenti un lien avec cette grande transformation globale sur la terre et vous étiez prêts à faire une nouvelle fois le grand plongeon pour participer à rendre vraie cette vision ancienne d’une terre en paix : une conscience nouvelle d’unité parmi les hommes et une harmonie renouvelée entre tous les êtres vivants sur la planète.

Encore et encore, vous avez repoussé les limites anciennes de la pensée et du sentiment. Chaque fois que vous vous sentiez étouffer dans les structures et les lois traditionnelles, sachant au fond de vous que votre âme ne pouvait pas s’épanouir dans un environnement ou une relation dominés par la peur, vous avez ressenti la nécessité de vous libérer.

Parfois, ce fut douloureux de dire adieu et de voyager sur de nouveaux chemins, oui, cela a été difficile et pénible, mais il vous fallait rester fidèle à votre sentiment que quelque chose n’était pas juste, que ça n’avait pas de sens pour vous ou que quelque chose manquait. Cette impression lancinante vous rappelait les intentions et les buts originels de votre âme. Il ne vous a pas été possible de vous ajuster aux exigences et aux modes de vie de la société, car ils ne correspondaient pas à ce que votre âme voulait vivre sur la terre. Vous étiez destinés à être différents, non parce que Dieu ou une autorité extérieure l’avait planifié pour vous, mais parce que c’est vous. À un certain point de l’histoire de votre âme, vous avez commencé à être inspirés par une conscience nouvelle, que nous pouvons appeler la conscience de Christ, l’éveil du coeur ou l’amour. Peu importe le nom que vous lui donnez. L’important, c’est que vous ayez été touchés par cela, que vous ayez été atteints par une étincelle d’inspiration qui depuis, vous a poussés à chercher constamment, à rêver et à élargir votre conscience.

L’étincelle qui allume une conscience nouvelle atteint maintenant une multitude de gens. C’est pour cette raison que les enfants de l’ère nouvelle se sont sentis appelés à venir. C’est pour cette raison que depuis quelques décennies, ils s’incarnent sur la terre en grand nombre. Ils sont ici pour achever ce que vous avez commencé.

Vous qui appartenez à la précédente génération d’artisans de lumière, nés grosso modo avant 1980, vous étiez les précurseurs et les pionniers. Vous étiez inspirés par le même idéal que les nouveaux enfants actuels ; c’était le même appel de l’âme. Mais les territoires que vous avez défrichés, spécialement dans les années soixante et soixante-dix, étaient beaucoup plus marqués par les croyances conventionnelles et les peurs profondes quant à la liberté d’expression, les émotions, la créativité et la sexualité.

Quand vous regardez ce qu’il se passait il y a quarante ou cinquante ans, le champ d’énergie collectif de la terre semblait très différent de ce qu’il est à présent. Il était moins transparent, plus dense, plus chargé, et par conséquent moins accessible aux claires énergies d’amour qui trouvent actuellement leur chemin vers la terre. L’une des choses qui a renforcé cet apport d’amour et de clarté est la montée de l’égalité des droits pour les femmes (depuis le début du XXème siècle) ou en d’autres termes, la prise de conscience croissante de l’égalité et des qualités uniques de l’énergie féminine. La réhabilitation vraiment nécessaire de l’énergie féminine a soutenu l’éveil et la confirmation de la dimension du sentiment dans la vie. Au cours des années soixante et soixante-dix du siècle dernier, une grande ouverture s’est faite dans le domaine des émotions, de l’intuition et de la créativité.

Un grand travail a été accompli par la génération plus ancienne d’artisans de lumière,  à grand prix, car ils ont traversé les déserts intérieurs du doute et de la solitude, avant de pouvoir ouvrir de nouveaux horizons pour les générations à venir. Si vous faites partie de cette génération plus ancienne, sachez que vous avez créé un flambeau de lumière pour ceux qui suivent.

À présent, vous transmettez ce flambeau à une nouvelle génération. Et en le transmettant, vous avez la possibilité de leur offrir votre soutien et vos encouragements, tandis qu’ils vous offrent l’inspiration de leur passion et de leur pureté de coeur.

Ils sont encore plus différents que vous ne l’étiez. Alors que vous aviez la capacité de vous adapter partiellement ou temporairement à un environnement qui n’était pas vraiment en résonance avec vous, eux, ils en sont incapables, même   au niveau du comportement extérieur. En d’autres termes, ils ne peuvent même pas faire semblant.  Leurs émotions et leur corps physique protestent en profondeur lorsqu’ils sont confrontés aux énergies limitantes de nombreux systèmes d’éducation ou de façons d’élever les enfants. L’adaptation n’est pas une option pour beaucoup de ces enfants. Spécialement, les plus sensibles  vont se fracasser physiquement et émotionnellement dans un environnement d’énergie ancienne et leur comportement va devenir si problématique que l’environnement va devoir répondre et changer. Il n’est plus possible de refouler ou d’ignorer les problèmes. Les enfants qui arrivent maintenant vont forcer la société à réfléchir en profondeur sur ses présomptions au sujet des enfants et de la vie en général.

Les enfants qui naissent maintenant (et depuis quelques décennies) apportent une plus grande conscience de leur âme entière dans la sphère terrestre que la plupart d’entre vous. En entrant dans la sphère terrestre, vous traversez un voile d’ignorance, qui vous garde séparés de la dimension d’où je vous parle en ce moment. Ce voile est comme une paire de lunettes qui, lorsque vous les portez, vous font croire que vous êtes un je séparé, prisonnier du corps.

En fait, le voile de l’ignorance vous rend capables de faire l’expérience de la dualité sur la terre, il a donc sa valeur, mais en ce moment, le temps est mûr pour que le voile devienne plus transparent et permette une plus grande communication d’un côté à l’autre. Il y a de plus en plus de gens qui traversent ce voile et qui réalisent qu’ils sont un avec quelque chose de plus grand que juste ce corps et cette personnalité. Plus les gens font cela, plus un canal se forme par lequel l’énergie cosmique se déverse dans la dimension de la terre. C’est sur cette vague d’énergie cosmique que voguent les nouveaux enfants.

Essayez un instant de ressentir l’énergie de ces enfants. Ayez la sensation de la vague d’énergie cosmique sur laquelle ils voguent. N’y pensez pas, ouvrez juste votre coeur et permettez aux sensations de vous traverser. Ils vibrent à un niveau plus élevé. Il se peut que leur énergie paraisse enjouée, légère et semblable à celle d’un papillon, mais en même temps, d’une sagesse et d’une profondeur hors du commun. Ils choisissent très consciemment d’incarner une plus grande part de leur âme, de leur soi divin, sur la terre. Ils le font car ils veulent contribuer ainsi à la transformation de la conscience sur la terre et ils réalisent très bien que cela pourrait les mettre dans l’embarras.

Au niveau de leur soi supérieur, la part d’eux-mêmes la plus éveillée, ils ont fait ce choix consciemment. Mais au niveau du soi émotionnel (l’enfant intérieur) il se pourrait qu’ils soient traumatisés par le choc dont ils font l’expérience avec la réalité de la terre. Ils courent le risque très réel de se perdre et de s’attirer des ennuis dans la sphère terrestre, car ils ne peuvent pas débrancher leur sensibilité et leur fréquence vibratoire plus élevée lorsqu’ils sont dans un environnement moins évolué. Par conséquent, ils vont devoir soit trouver un espace sur la terre où exprimer leur énergie en toute sécurité et liberté, soit ils vont devoir affronter des doutes et des frustrations intenses en eux.

Vous pouvez voir à quel point ces âmes sont courageuses et pleines d’amour, à courir ce genre de risques. C’est le même courage et la même puissance d’amour que vous avez manifestés, lorsque vous vous êtes incarnés sur la terre.

Je vais maintenant aborder certaines caractéristiques de cette nouvelle génération d’enfants. Bien sûr, ils ne sont pas tous pareils, et certains manifestent ces caractéristiques plus que d’autres. D’une certaine façon, tous les enfants sont différents de nos jours. Ils entrent par un voile différent (plus fin) et avec l’intention d’exprimer plus de leur âme dans la matière que jamais auparavant. Mais chaque âme a un développement qui lui est propre et parmi la nouvelle génération d’enfants, il y a ceux qui sont extraordinairement sensibles, ceux qui sont plus différents que les autres et qui sont souvent appelés « les enfants de la nouvelle ère » ou simplement « les nouveaux enfants ». Je vais maintenant énumérer certaines des caractéristiques les plus importantes de ce groupe spécifique d’enfants, gardez présent à l’esprit qu’elles s’appliquent à un degré moindre à tous les enfants actuels.

En fait, grâce au développement de la conscience à l’échelle collective, un nouvel être humain voit le jour sur la terre. Une évolution prend place vers une espèce humaine spirituellement et socialement plus intelligente, capable de vivre en harmonie avec la nature et reliée à ses semblables par un sentiment d’unité et de respect. L’évolution vers ce nouvel être humain est présagée par ces enfants.

Les caractéristiques des nouveaux enfants

– Les nouveaux enfants sont de plus en plus clairvoyants, empathiques et télépathesIls absorbent facilement les humeurs et les émotions des autres. Ils franchissent facilement la frontière entre le monde perçu par les cinq sens et le monde invisible des sentiments et des énergies. Ils perçoivent souvent l’aspect intérieur des choses aussi aisément que leur aspect extérieur (physique). Ils ne se laissent pas tromper par un comportement extérieur qui ne reflète pas vraiment ce qu’il se passe à l’intérieur. Leur perception intuitive est astucieuse.

– Ce sont des médiateursIls ressentent l’impulsion de réunir les opposants et d’apaiser les conflits. Avec leurs facultés intuitives, cela signifie souvent qu’ils ont une maturité précoce et une sagesse au-dessus de leur âge. Ils comprennent souvent leurs parents à un niveau plus profond que leurs parents ne se comprennent. Ils deviennent aisément les parents de leurs parents et cela peut les écarter de leur part spontanée, sans inhibitions, innocente. Lorsqu’ils s’identifient fortement au rôle de celui qui aide, ils endossent un trop lourd fardeau de responsabilité.

– Les nouveaux enfants sont idéalistes. Ils sont spirituels, philosophes et imaginatifs. Ils sont inspirés par des idéaux tels que l’égalité, la fraternité et le respect de la nature. Dans leur aura, on peut souvent remarquer que les deux chakras supérieurs sont grands ouverts. C’est par là qu’ils reçoivent souvent plein d’inspiration, de cognition et d’enthousiasme. Mais par ailleurs, ils peuvent aussi aisément devenir inquiets, excessivement rêveurs et irréalistes à cause de ces chakras supérieurs grands ouverts. Leur énergie ne s’est pas encore pleinement enracinée ; elle doit encore se connecter pleinement au corps et au plan de réalité terrestre.

– Ils sont plus sensitifs que penseurs. Ils ont des difficultés à s’ajuster aux structures préétablies et aux lois qui laissent peu de place à l’intuition, l’imprévisible et l’individualité. Ils sont en fait ici pour nous enseigner comment nous libérer d’une tradition où la pensée et l’analyse étaient surestimées. Tous les enfants sont en quelque sorte des sensitifs plus que des penseurs. Mais ce qui distingue les plus sensibles d’entre eux, c’est qu’il leur est impossible physiquement et émotionnellement de s’ajuster à un environnement rigide et excessivement structuré. Ils tombent malades ou manifestent de sérieuses perturbations de comportement. Ils sont déjà ancrés dans une conscience fondée sur le coeur à tel point qu’il leur est impossible de faire marche arrière.

– À cause de leur grand éveil intuitif et de leur incapacité à s’adapter, ces enfants peuvent passer pour obstinés, rebelles et différents. Ce n’est pas leur intention d’être rebelles. Ils veulent juste être eux-mêmes. Mais ils ont l’impression qu’il n’y a pas de place pour cela, ils peuvent devenir reclus, voire marginaux, vivant en marge de la société. Comme ils sont moins dirigés par la peur et le besoin de se préserver, ils sont moins sensibles à la discipline et à l’autorité. Pourtant ils peuvent souffrir intensément et être perturbés par le manque de compréhension qu’ils rencontrent. De ce fait, ils peuvent se sentir étrangers et solitaires et se demander quelle est la signification de leur présence sur la terre. Mais s’ils trouvent leur chemin dans la vie et commencent à exprimer leur énergie créatrice et spirituelle dans la forme matérielle, ils vont s’épanouir et beaucoup de gens seront touchés par la profondeur de leurs idées et leur comportement relationnel doux et non-compétitif.

Les problèmes qu’affrontent les nouveaux enfants

Un résumé de ces caractéristiques nous montre déjà dans quels problèmes les nouveaux enfants peuvent se précipiter. Le plus gros problème est que leur énergie spécifique n’est pas reconnue ni comprise par leur entourage. Lorsqu’on ne leur donne pas les moyens ou l’opportunité d’exprimer leurs sentiments et qu’il y a un manque de communication réelle, plusieurs perturbations de comportement peuvent survenir.

Les enfants peuvent devenir rebelles, furieux et difficiles à gérer. Ils se sentent incompris et maltraités, et c’est à cela qu’ils veulent dire non, mais ils ne savent pas comment. Ils n’ont pas encore l’expression juste ni les outils de communication. Ce qu’il se passe après quelque temps, c’est qu’ils ne comprennent plus eux-mêmes ce qu’il se passe en eux. Lorsque leur vie intérieure ne leur est pas renvoyée en miroir par un parent ou un enseignant compréhensif qui identifient leurs sentiments et les écoutent le coeur ouvert, ils peuvent se renfermer sur eux-mêmes et avoir des comportements qui semblent ingérables et irrationnels. À ce point, cela requiert beaucoup d’attention et d’écoute profonde pour comprendre ce qui affecte ces enfants, car ils ont perdu contact avec leurs sentiments.

Il se peut aussi que ces enfants, se sentant indésirables ou incompris, se replient sur eux-mêmes et se déconnectent de leur environnement. Ils ne déchargent pas leurs émotions par un comportement agressif ou indiscipliné. Ils s’enferment dans leur petit monde et il est difficile de les atteindre. Ces enfants sont souvent extrêmement sensibles et réagissent fortement aux énergies discordantes qui les entourent.

Comme il est difficile d’imaginer ce que c’est que d’être si sensibles, leurs limites sont facilement enfreintes, et pour survivre émotionnellement, ils verrouillent leur centre du sentiment. On appelle généralement ce mécanisme de survie « autisme ». Il est paradoxal que l’on qualifie les enfants autistes de non-empathiques (c’est-à-dire incapables de voir les choses selon le point de vue d’une autre personne) parce qu’ils sont extrêmement sensibles. On pourrait dire qu’ils ont tant de peine à maintenir leurs limites qu’ils ne peuvent se permettre d’aller vers les autres, d’élargir leur conscience de manière à inclure l’autre. Ils ont l’impression que leur monde va s’effondrer s’ils le font, et qu’ils seront avalés par le chaos. Le comportement non-empathique de l’enfant autiste provient donc d’une énorme perméabilité par rapport à l’énergie des autres. C’est en ayant affaire à  cette sensibilité débordante que l’enfant autiste cherche à se protéger et se verrouille émotionnellement. Le comportement non-empathique ou associal des enfants autistes est un mécanisme de survie et non une caractéristique essentielle de l’âme.

Les enfants qui tentent de résoudre leurs problèmes de manière extravertie (rébellion, agitation, manque de concentration) aussi bien que ceux qui recherchent une solution introvertie (repli sur soi et verrouillage émotionnel) ont en commun certains éléments.

– Ils se sentent indésirables, non-reconnus ou pas vraiment appréciés pour ce qu’ils sont.

– Ils ne sont pas fermement enracinés dans leur corps physique. Vous pouvez le percevoir clairement dans leur aura qui n’est souvent pas pleinement connectée à la terre dans sa partie inférieure.

Pratiquement, cela signifie qu’ils manquent de fondations émotionnelles ou d’une ancre de sécurité en eux, à partir de laquelle explorer le monde d’une manière détendue et ouverte. Il y a un sentiment fondamental de malaise qui rend difficile pour eux d’être simplement, de manière insouciante.

– Il en résulte qu’ils peuvent manifester des symptômes physiques et des dérangements et/ou réagir fortement à certains aliments ou substances.

– En grandissant et en devenant adolescents, ils peuvent avoir des difficultés à trouver leur place dans la société (en trouvant la bonne forme d’éducation ou un métier qui leur convient)

J’aimerais en dire un peu plus sur les façons dont ces enfants et adolescents peuvent être soutenus pour qu’ils se sentent mieux accueillis et qu’ils puissent trouver leurs propres modes d’expression. Mais je voudrais d’abord insister sur le fait qu’il est très important de ne pas penser en termes de culpabilité lorsque nous parlons des causes des problèmes que rencontrent les nouveaux enfants. Les parents font souvent ce qu’ils peuvent pour les soutenir et prendre soin d’eux. Beaucoup de parents sont conscients des qualités spéciales de leurs enfants et intuitivement, ils entrent de plus en plus en résonance avec eux. Par leur ouverture et leur bonne volonté, un énorme processus d’apprentissage prend place. Ce sont ces parents ainsi que leurs enfants qui ouvrent la voie et préparent le chemin dans la société pour découvrir de nouvelles façons de s’occuper des enfants.

La confrontation parfois douloureuse que ces nouveaux enfants vivent avec la réalité de la terre a été choisie consciemment. Ils viennent apporter quelque chose de neuf et, dans leur coeur, ils le savent. Cela place leurs difficultés dans une perspective différente. Au niveau de l’âme, ils prennent la responsabilité de ce qu’ils rencontrent dans leur vie ; ils acceptent les revers et les obstacles. La société n’est pas contre eux. À de nombreux égards, la société est endormie. C’est le sommeil des vieilles habitudes, et la venue des nouveaux enfants est un appel au réveil. Oui, ils sont un peu comme vous, en avez-vous le sentiment ?

La génération précédente d’artisans de lumière est passée par les mêmes dilemmes que ceux de ces enfants, avec cette différence qu’actuellement, les choses prennent de l’élan et atteignent un point de non-retour. Les nouveaux enfants sont à la fois la cause et l’effet de cette accélération.

Guider les nouveaux enfants  

Pour guider les nouveaux enfants, en tant que parent, enseignant ou thérapeute, le point de départ est toujours une connexion intérieure à la réalité de cet enfant individuel présent. Le fondement de toute aide réelle est la bonne volonté de s’ouvrir à la façon dont l’enfant fait l’expérience de la vie et la faculté d’entrer en résonance avec ce qu’il vous communique verbalement ou non-verbalement. La qualité la plus importante que l’on peut posséder si l’on veut guider ces enfants est la faculté d’écouter et de s’ouvrir à quelque chose de neuf.

Le fait d’avoir des connaissances ou des compétences spécifiques a une moindre pertinence. Elles peuvent même être de trop. Ce qui est vital pour réussir à aider ces enfants, c’est une connexion intérieure avec ce que vit l’enfant : les sentiments et les émotions qui génèrent le comportement extérieur.

 SOURCE : Pamela Kribbe 2008 www.jeshua.net

 

La famille se construit chaque jour

 

Merci aux parents de nous donner une véritable famille, une de celles qui sont unies, une de celles qui restent fortes face aux adversités et ne doutent pas à monter sur le toit pour couvrir une fuite avant de rejeter toute la maison. Merci aux parents pour nous donner les outils et nous laisser construire ce que nous avons aujourd’hui, ce que nous pouvons considérer comme une équipe : une famille.

Je vous remercie car bien que les vies nous permettent moins de consacrer du temps ensemble, nous continuons de chercher ce qui nous rend heureux et nous continuons de le partager. Je vous remercie d’avoir maintenu cette priorité face à d’autres nombreuses priorités concurrentes.

Merci de nous donner tant d’amour ; tant d’amour afin que nous soyons capables de nous aimer et de continuer d’avoir envie d’aimer ; tant d’amour pour nous embrasser fort mais sans rendre notre respiration difficile. Merci papa et maman d’être aujourd’hui ce que nous sommes, une véritable famille : parmi celles qui se disputent mais savent toujours comment arranger la situation ; parmi celles qui ne s’attardent pas sur des détails et restent fortement unies.

la famille (2)

Merci papa et maman d’avoir créé un lien si fort et si rassurant

Merci de nous apprendre autant, de prendre soin de nous lorsque nous nous coulons, de nous questionner sans nous interroger, de faire en sorte que je sache qu’où que je sois, je pourrai toujours revenir et avoir quelqu’un qui m’attend et se réjouira de mon retour, quelqu’un qui m’aime et qui aura une place pour moi. Merci pour tout ce que je ressens aujourd’hui pour vous, merci de m’avoir appris que l’amour et la famille sont des piliers importants et de m’avoir montré où sera toujours le refuge que vous réservez pour moi.

Merci d’être là, d’avoir su exprimer tout l’amour que vous portez à mon égard et pour avoir fait en sorte que je puisse me sentir ainsi, aimée et en sécurité. Merci de m’avoir permis de comprendre que vous serez toujours là, où que vous soyez, qu’importe ce qu’il se passe, qu’importe ce que je fasse, merci de me donner un amour inconditionnel. Ce que je peux aujourd’hui ressentir mais également voir. C’est pour cela que je vous écris.

Je vous remercie pour tout ce que vous avez fait et continuez de faire chaque jour, merci de marcher à mes côtés et de tant me donner. Merci de m’aimer et de m’apprendre, de m’aider à être qui je suis aujourd’hui. Merci papa et maman de faire partie de la famille que nous sommes aujourd’hui, merci de faire en sorte que l’amour ait une représentation physique, merci papa et maman pour tout le trajet parcouru ensemble.

SOURCE : https://nospensees.fr/

 

Le Rôle du Placenta Durant La Grossesse

 

 

Le placenta est un organe unique car il est temporaire. Il est élaboré par l’oeuf fécondé et se fixe à la paroi de l’utérus. Le placenta est constitué à partir de la même cellule souche que l’embryon. Le cordon ombilical qui le relie à l’embryon provient de sa face interne. Ce cordon renferme une veine ombilicale qui amène du sang oxygéné au foetus ainsi que deux artères ombilicales qui renvoient les déchets dans le sang jusqu’au placenta. Durant toute la grossesse, cet organe fera le lien entre la mère et son bébé.

Le placenta remplit différentes fonctions telles que nutritionnelle (permet l’échange de nutriments), endoctrine (sécrétions d’oestrogènes et de progestérones), immunologique (constitue une barrière contre les agents pathogènes), respiratoire et excrétrice.

Cet organe évolue au rythme de la croissance du foetus et s’adapte à ses besoins. Plus le foetus devient autonome au niveau de ses fonctions vitales, plus le placenta va vieillir et dégénérer. Au terme de la grossesse, il aura perdu toutes ses fonctions, ce qui va induire le travail de l’accouchement.

Une fois le bébé né, l’utérus, vidé de la plus grande partie de son contenu, va se contracter à nouveau afin de diminuer son volume. Le placenta se décolle de la paroi de l’utérus et sera expulsé. À terme, le placenta pèse environ 500 grammes et mesure entre 15 à 20 centimètres.

LES CROYANCES ET RITUELS AUTOUR DU PLACENTA

enfant triste chez francescaLa littérature traitant de l’évolution de l’accouchement existe mais ne mentionne pas la symbolique du placenta. Le fait que c’est un sujet qui touche à l’intimité, aux femmes et à leur corps peut expliquer cette absence de documentation. Il peut, en effet, être considéré comme tabou.

Il existe cependant quelques écrits ou témoignages de sages-femmes ayant pratiqué dans certaines régions alpines suisses dans lesquels un petit paragraphe est consacré au placenta.

Autrefois, le placenta était appelé la/le délivre, la décharge, ou l’arrière-faix. Durant le XXème siècle, on ne pouvait pas mettre le placenta n’importe où. La coutume était de l’enterrer sous le toit de la maison par superstition. Parfois, il était enterré à l’extérieur mais près des murs pour qu’il soit encore à l’intérieur des gouttières. C’était la tâche des pères qui devaient creuser un trou suffisamment profond pour que les animaux ne puissent pas le déterrer. Ce rituel avait un aspect un peu magique car le placenta était considéré comme partie intégrante d’une personne baptisée. De ce fait, on ne pouvait pas en faire n’importe quoi. Dans le courant du XXème siècle, Adeline Favre, accoucheuse dans les régions alpines de Suisse, relate à quel point elle a rencontré des résistances lorsqu’elle a commencé à considérer le placenta comme un déchet qui pouvait être brûlé dans le fourneau.

Le placenta et la terre

Dans les cultures celtes, jusqu’au Moyen-Age, le placenta était enterré sous un bouleau, l’arbre de la déesse nordique de l’amour, Freya. Cette offrande était une manière de lui rendre hommage. On retrouve d’autres coutumes celtes qui disent que le choix de l’espèce de l’arbre planté détermine le chemin de vie du nouvel arrivant sur terre, au même titre qu’un horoscope. Traditionnellement, c’était à la grand-mère de choisir l’arbre car elle avait la plus grande expérience de vie. Lorsque le placenta était enterré sous un pommier, la coutume disait que les pommes mangées par une jeune fille lui permettraient de devenir mère d’un nouvel être humain. L’âme de l’être à venir attendait sa réincarnation à la cime de l’arbre. Cette image de l’arbre reste parfois encore associée au placenta.

Au XVIIIème siècle, en France et en Allemagne, le placenta était enterré immédiatement après la naissance à proximité de la maison afin de rendre l’enfant beau, vertueux et intelligent. Si, au contraire, le placenta était jeté, la femme devenait infertile. Parfois, le cordon séché était placé sous l’oreiller de l’enfant afin de lui apporter protection.

Au travers de ces coutumes d’ensevelissement du placenta, il convenait de veiller à ce que celui-ci ne tombe pas entre de mauvaises mains. En effet, les pratiques de sorcellerie étaient fréquentes et, dans ce but, un fragment humain (ongle, cheveu, sang menstruel, etc.) était nécessaire. Le placenta était alors l’objet d’attentions et constituait un point de vulnérabilité pour le nouveau-né.

Presque partout en Europe, la coutume était d’enterrer le placenta sous un arbre fruitier. C’était aussi un désir de se reconnecter au royaume de nos ancêtres en référant à l’arbre généalogique.

Le placenta et le feu

Parfois, le placenta était brûlé (pays nordiques, Allemagne, France, Suisse). Ainsi, le bébé et la mère étaient protégés des risques de sorcellerie. En Roumanie, par exemple, lorsque la famille était complète, le placenta était brûlé puis le père buvait les cendres pour devenir infertile.

Le placenta et l’eau

Il y a peu de témoignages qui parlent de rituels liés à l’eau dans les pays européens. Quelques récits font part de pratiques en Allemagne ou en Italie où le placenta était jeté dans l’eau courante car un pouvoir purifiant lui était attribué.

Le placenta et l’air

Très peu de pays remettaient le placenta à l’air. Dans certains pays comme la Finlande ou le Portugal, la délivre était séchée à l’air, suspendue dans les branches d’un arbre.

L’ingestion du placenta

Avant le XVIème siècle, on retrouve certains récits qui relatent de l’ingestion du placenta (la placentophagie) par la mère. À cet organe était attribué une telle puissance qu’en l’ingérant, la femme retrouvait sa force et sa vitalité, ce qui lui permettait de retrouver les nutriments qu’elle avait dépensés lors de l’accouchement. Cette coutume s’est peu à peu perdue en même temps que la valeur symbolique du placenta a évolué. Il n’était alors plus possible de consommer ce qui était considéré comme le double ou le compagnon du nouveau-né.

Aux alentours du XVIIème siècle, une valeur nourricière était attribuée au placenta. Ce dernier était supposé apporter un support spirituel, une nourriture pour l’âme de l’enfant. Il représentait alors la moitié symbolique du nouveau-né. En France, le placenta était nommé galette, ce qui correspond à la signification latine du mot placenta. Cette valeur nourricière a également donné d’autres noms à la délivre, comme la nourrice de l’enfant ou la mamelle de l’embryon.

Certains récits témoignent toutefois de pratiques de placentophagie dans les Abruzzes (Italie) au début du XXème siècle. En effet, les femmes ingéraient la délivre pour son effet galactogène.

fillette-arc-en-cielAujourd’hui, toutes ces croyances et valeurs symboliques autour du placenta sont oubliées. Avec l’hospitalisation des naissances, les couples n’ont plus à se soucier du placenta. Souvent associé au risque d’hémorragie, le placenta fait l’objet d’une inspection précise. Une fois assuré qu’elle a été expulsée dans son intégrité, la délivre est incinérée dans la quasi-totalité des hôpitaux.

Pourtant, même en milieu hospitalier, le devenir du placenta a changé. Pendant une époque, il était stocké dans un congélateur, puis, assez rapidement, acheminé vers la production de cosmétique ou la pharmacologie. Cette initiative était prise sans l’accord des parents. En effet, dans les années 80, il existait des entreprises spécialisées dans la récolte des placentas auprès des hôpitaux qui les remettaient ensuite à des laboratoires de cosmétique. Certains services de grands brûlés utilisaient ces placentas afin de faciliter le bourgeonnement de la peau et sa cicatrisation. Un pouvoir de protection de la peau était ainsi attribué à la délivre. Ces pratiques ont été abandonnées depuis la découverte du SIDA.

En effet, le placenta peut être un vecteur potentiel de divers virus comme le VIH, l’hépatite B ou C. Il fait donc l’objet de mesures particulières, car considéré comme potentiellement contaminé.

Extrait de :  Rites et croyances autour du PLACENTA par Florence Bulliard Salgat

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site https ://prendresoindenosenfantsquantiques.wordpress.com/

Comprendre la perte Gémellaire

Par Florent DECHOZ

La fécondation multiple concerne entre 15% et 40% des grossesses. D’après les estimations, une seule de ces grossesses arrivera à terme avec les deux jumeaux vivants. Ces chiffres étonnants proviennent de recherches allemandes et belges effectuées à partir d’échographies lors de dépistages précoces. Le plus souvent ignorées, ces pertes d’embryons qui interviennent avant la première échographie vont créer, pour la majorité des survivants, des souffrances profondes qui peuvent se manifester très tôt après la naissance. Certains nomment ces souffrances spécifiques : « Syndrome du jumeau né seul ».

Un diagnostic difficile

Les symptômes dont vont souffrir ces enfants, puis les adultes, n’ont rien de spécifiques, tous sont bien connus au contraire et se réfèrent à de grands thèmes de classification. La dépression chronique, l’hyper-sensibilité, l’instabilité, la difficulté à se concentrer, l’échec scolaire, puis professionnel, voilà des signes presque banals aujourd’hui. Les saignements en début de grossesse sont quasiment la seule preuve que la nature a éliminé une ou plusieurs fécondations sans interrompre pour autant toutes les vies présentes dans l’utérus de la future maman. Une échographie pratiquée après ces saignements laissent souvent apparaître un seul œuf fécondé.

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Certaines grossesses multiples passent donc totalement inaperçues, c’est le cas par exemple lorsque l’un des jumeaux monozygotes (vrais jumeaux) cesse de vivre. Aucune trace ne subsistera au moment de la naissance, d’autant que le décès est survenu en début de grossesse. En France, sauf cas particuliers, la première échographie n’intervient qu’au troisième mois, et tant de choses ont pu se produire avant cette première échographie !

Des souffrances multiples

A ce moment de l’article, je n’évoquerai que les troubles qui peuvent mettre un adulte sur la piste d’une perte gémellaire intra-utérine ; je reviendrai un peu plus loin sur les enfants.

Le premier trouble, qui me paraît majeur, consiste à vivre un état intérieur ambivalent par rapport à la vie elle-même : « J’ai envie de vivre, j’ai envie de mourir… J’ai envie de m’en sortir, d’évoluer, mais rien ne va, alors je désespère… J’ai envie d’être amoureux, mais cela ne va jamais…etc. ». C’est comme si ces individus étaient un pied dans la vie, un pied dans la mort. Ils ressentent souvent de l’impuissance à pouvoir changer de manière positive, d’autant plus que leurs soucis résistent de manière profonde à un chemin thérapeutique soutenu et engagé. Ce faisant, ils doutent de plus en plus d’eux et de leur volonté à vraiment vouloir changer. Ils peuvent se croire atteint d’un mal incurable, voire être l’enjeu de magie noire à leur encontre.

Ils ressentent un sentiment d’isolement, la sensation d’être trop différent et incompris, même par leurs amis proches. Ils peuvent être tentés de masquer leur syndrome dépressif et compenser ; le terrain devient alors propice aux addictions (alcool, drogues, sexe, jeux…)

Quant à la relation de couple, si elle ne trouve pas d’épanouissement par les enfants, elle sera souvent quasi improbable, tendus qu’ils sont entre leur besoin continuel de fusionner à l’autre et l’amer constat que l’imperfection de l’autre ne comblera jamais leurs manques ; le jumeau né seul peut, après plusieurs échecs à former un couple stable, errer de relations superficielles en relations sans lendemain. Finalement se sentir encore plus seul.

Mon cheminement sur ce traumatisme

Il est bien évident que je suis concerné par ce traumatisme. Des dysfonctionnements irrationnels qui échappaient à la thérapie, et se manifestaient notamment dans le couple, m’ont mis sur la piste de ce traumatisme. Une fois cette évidence révélée, il m’aura fallu trouver ce qui allait véritablement apaiser un système nerveux fragile et instable dès que les émotions d’abandon, de rejet, de séparation me faisaient passer dans la peur viscérale de mourir dans un abysse d’isolement.

J’ai, bien sûr, testé des tas d’outils différents, mais ce sont les voyages au tambour et la rencontre des « autres mondes » qui m’ont permis peu à peu de pacifier les programmes de survie qui devenaient de plus en plus gênants au quotidien. Il m’aura fallu plusieurs années d’expérimentation personnelle, puis le partage d’amis souffrant de la même difficulté, pour que j’ose proposer un premier stage sur ce sujet très sensible.

Les compétences que favorise la perte gémellaire intra-utérine

La plus évidente à ce jour, pour moi, est l’aisance à se mouvoir dans les autres mondes, les mondes invisibles. Pour certains, cela prendra très tôt l’’aspect du rêveur qui s’échappe dans son univers, dans ses pensées dès que quelques chose l’ennuie. D’autres peuvent voir l’invisible, jusqu’à se faire peur parfois et oublier, une fois devenus adultes, qu’ils percevaient une autre réalité dans leur petite enfance. D’autres encore voyagent hors de leur corps ; ces voyages astraux sont la technique de choix utilisée lors des voyages dit chamaniques.

De manière générale, ces quelques exemples contribuent à mettre en évidence des dons spirituels innés. En dehors de toute église, de toute religion, la blessure gémellaire ouvre le chemin vers les hautes fréquences spirituelles… vers un chemin plus conscient. Cette capacité peut se traduire par une grande créativité, une grande inspiration dans ses idées, ses projets. D’autres seront intuitifs, voire médiums. La plupart auront une grande curiosité de l’autre, ils chercheront souvent à prendre soin de l’autre (avec un certain succès à la clé). Ils pourront choisir des métiers d’aide et de soins dans le domaine de la santé physique, mais également dans les domaines psychiques et spirituels.

Leur hypersensibilité naturelle pourra les rendre poreux aux métiers de la justice et de l’écologie. Ils défendront de grandes causes humanistes traversées d’un idéalisme implacable ; ils savent se fondre dans les systèmes où les intelligences collectives sont de rigueur.

Les enjeux du soin

La première urgence qu’il est bon de traiter consistera à rendre plus paisible la relation au monde extérieur qui peut vite se vivre comme potentiellement hostile. Chaque moment de fusion conduira en retour à un autre moment de séparation plus ou moins violente éventuellement explosive. Il en découle un besoin profond de pacifier une incarnation difficile dans un monde extérieur très éloigné de sa sensibilité intérieure.
Les peines de cœur, les déceptions, devront se frayer un chemin vers l’unité afin de sortir du tumulte d’un état dépressif qui pourrait devenir chronique.

Comment ?

Si l’on veut évoluer, un travail de psychothérapie s’impose pour clarifier les symptômes qui auraient comme origine des dysfonctionnements familiaux et pour commencer un chemin d’individuation (se distancier des souffrances portées par sa famille). Je considère que l’exploration de la perte gémellaire n’est pas suffisante à expliquer tout ce qui ne tourne pas rond dans sa vie, il convient donc d’acquérir plus de discernement dans une introspection personnelle.

Vient ensuite un temps de retrouvailles avec l’empreinte mémorielle laissée par la rencontre gémellaire. L’âme du jumeau mort est loin, mais il reste une reliance possible avec cette unité accessible dans le monde astral. Le chamanisme offre des outils précieux qui, dirigés de bonne manière, permettent à la fois de nourrir un cœur fragilisé par une forme d’abandon, et de se rouvrir à l’unité du non-séparé dans le monde astral.

Le voyage au tambour, bien conduit, permet de recréer des ponts avec l’invisible et d’observer des changements tangibles dans l’évolution plus paisible de sa vie. Enfin, n’oublions pas un dernier ingrédient indispensable: vouloir changer, certes, mais en acceptant que ce changement a besoin de temps pour se vérifier. Nous aimerions tous que la magie opère d’un coup de baguette, mais la réalité est plus subtile. Il m’a fallu bien des années pour voir s’opérer en moi un changement positif, c’est comme s’il fallait réécrire des programmes informatiques défectueux, et il y a un nombre incalculable de lignes de codes à réécrire.

perte gémellaire

Des pistes pour les chercheurs

Depuis que j’anime des stages sur ce sujet, les ex-enfants qui y participent me font part de leurs difficultés durant leur petite enfance. J’en arrive aujourd’hui à me questionner sur les liens qui peuvent exister entre la perte gémellaire intra-utérine et certaines spécificités de l’enfant. Je citerai les enfants « dys », ceux au fort potentiel qui paradoxalement présentent souvent des difficultés scolaires, les hyperactifs, les hypersensibles, et ce ne sont là que quelques exemples ; avis aux chercheurs !

Un ouvrage est en cours de publication sur le thème de ce traumatisme souvent ignoré. J’espère qu’il saura nourrir votre chemin personnel, qu’il permettra à un plus grand nombre de trouver des solutions pour apaiser leurs difficultés à vivre, et qu’il ouvrira une voie pour éclairer le chemin d’épanouissement des Âmes sensibles en quête de sens (pour leur vie).

Retrouver mon programme de stages sur ce thème par ce lien :
institutarcenciel.com-chamanique-la-perte-gemellaire-doubles-energetiques-unicite

 

Un regain d’intérêt pour le Placenta

 

Autrefois, le placenta était doté d’une forte valeur symbolique. Il était respecté et lié à différents rituels. Jusqu’au milieu du XXème siècle, les femmes accouchaient hors milieux hospitaliers. Le traitement du placenta était alors lié aux coutumes et croyances qui entouraient la naissance.

Aujourd’hui, la majorité des accouchements a lieu à l’hôpital. Petit à petit, le placenta a perdu de sa valeur symbolique et dans la plupart des hôpitaux, il est simplement incinéré car considéré comme un déchet organique. Cette disparition des rituels et croyances entourant le placenta semble donc être liée à l’évolution de l’environnement de la naissance. Depuis que les femmes accouchent couchée sur le dos, elles n’ont plus la possibilité de voir le placenta, ce qui peut entraîner une perte d’intérêt de ce qu’il en adviendra. En milieu hospitalier, les couples n’ont pas à se préoccuper du placenta et de ce qui en sera fait. À force de voir le placenta comme étant une entité négligeable et même menaçante, il finit par générer un certain dégoût auprès des parents.

Cependant, il existe chez les femmes qui accouchent à domicile un regain d’intérêt pour le placenta et les rituels qui y sont associés. Lorsque l’accouchement a lieu à la maison, les parents sont obligés de se soucier du placenta et de son élimination. Souvent, pour ces parents, il y a une réflexion quant à sa signification et, de ce fait, il est plus difficile de le considérer comme un simple déchet.

Aujourd’hui, nous vivons dans une société de contrôle, de planification. Le rythme de vie y est rapide. La tendance actuelle est de réduire l’accouchement à un phénomène biologique avec un certain nombre de risques à prévenir et des protocoles à respecter. Le processus de la naissance est très surveillé et les femmes ont perdu leur puissance à donner la vie. Le côté humain et sacré de la naissance s’est peu à peu perdu. Je suis persuadée que la manière dont les couples attendent la venue de leur bébé ainsi que le déroulement de l’accouchement aura une influence sur leur rôle de parents et les relations créés entre eux et leur enfant.

Traditionnellement, les rituels étaient essentiellement d’ordre religieux et permettaient de marquer les étapes importantes de la vie comme la naissance, l’adolescence, le mariage et la mort. Les religions offrent une structure apaisante et soutenante à la personne qui y adhère. Il y a toute une communauté autour de la personne qui vit une étape marquante et ainsi son sentiment d’appartenance est fort. En effet, le rite lie l’individu à sa collectivité et inversement. Le rituel religieux avait également un aspect obligatoire.

douleur

Dans notre société moderne, il y a un affaiblissement des rituels religieux. Pourtant, l’humain a besoin de rites. Les personnes incroyantes se retrouvent souvent seules face aux nouvelles étapes de la vie et doivent donc trouver en elles-mêmes les ressources leur permettant d’affronter chaque nouveau passage de leur existence. Les rites permettent, en outre, la séparation. L’anthropologue français, Arnold Van Gennep, a mis en évidence une structure universelle des rites de passages. Il parle de trois étapes :

  • soit la séparation de l’état antérieur,
  • la marginalisation et
  • l’agrégation à un état supérieur.

Ces trois phases nomment bien, à mon sens, ce qu’un individu traverse lors d’un nouveau passage de vie. Il y a une notion de séparation avec ce qui était et, finalement, l’évolution vers un nouvel état.

À travers les rites, la société et ses normes sont reproduites mais en ayant une mise en scène, une approche théâtrale. Les gestes symboliques et les paroles leur confèrent une structure. En supprimant peu à peu les rites dans nos sociétés modernes, nous avons perdu également le côté sacré, la symbolique et la spiritualité dans nos vies quotidiennes. Il en découle ainsi un isolement.

La naissance n’échappe pas à l’affaiblissement des rituels. Autrefois, le rite le plus important et le plus typique (du moins dans les pays chrétiens) était le baptême du nouveau-né. Âgé d’à peine quelques jours, l’enfant était baptisé, parfois même sans la présence de la mère car elle n’avait pas encore passé la période des relevailles. Ce rituel représentait l’entrée de l’enfant dans la communauté villageoise. Aujourd’hui, ce passage devient rare et a complétement perdu son côté obligatoire.

Dans beaucoup d’autres cultures cependant, il existe encore des rites qui accompagnent la femme enceinte et son statut si particulier. Ces rituels ponctuent tous les passages de la maternité, de la conception aux relevailles.

Extrait de :  Rites et croyances autour du PLACENTA par Florence Bulliard Salgat

 

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