Les enfants sont des êtres humains à part entière

 

 Les enfants et les jeunes occupent une période vraiment unique dans le cycle humain qui mérite toute notre attention et la meilleure partie de nos ressources et de nos investissements. Ils sont le « capital social » majeur de toute société préoccupée de changement pour des jours meilleurs et pour l’avenir de ses membres : leur éducation assure une chance d’améliorer les conditions économiques et sociales ; leur intégration sociale réussie en vue de la résolution des conflits peut faciliter la gestion des affrontements sociaux ; leur santé et une bonne nutrition peuvent encourager la longévité, la baisse les coûts sociaux et une meilleure qualité de vie ; leur bien-être psychologique apporte la promesse d’une société dotée de davantage de résilience et vie d'enfantsriche sur un plan culturel.

 La plupart des parents espèrent que leurs enfants auront une qualité de vie meilleure que la leur et ils travaillent dur pour atteindre cet objectif.

La Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (CRE) de 1989, www.unicef.org/crc/ , nous rappelle que les enfants sont des êtres humains à part entière qui méritent le meilleur de ce que la vie puisse offrir à chaque étape de leur développement. Cependant, les enfants et les jeunes ne sont pas un groupe homogène.

Au début du troisième millénaire, les enfants sont élevés au travers d’une grande variété de dispositifs sociaux, se trouvant confrontés à des difficultés très différentes au cours de leurs vies quotidiennes. Ils ont des rêves et des désirs différents pour leur avenir. Beaucoup d’enfants du monde d’aujourd’hui ne vivent pas dans un environnement où ils sont protégés par une famille aimante ou peuvent user de leur droit à aller à l’école. D’autres doivent faire face à des situations et des catastrophes inimaginables ainsi qu’à un quotidien extrêmement difficile. Ils ont subi des traumatismes, ont subi la discrimination, des souffrances, des atrocités et sévices divers et ont des responsabilités qui vont bien au-delà de celles de leur âge www.unicef.org/rightsite/sowc .

Malgré cela, la plupart des enfants sont capables de répondre à des matériels de communication positifs en vue d’apprendre, de rire, de jouer, de grandir et de développer tout leur potentiel. Les droits de l’enfant à la communication Ce document se préoccupe spécifiquement du rôle que joue la communication dans l’amélioration de la vie des enfants du monde entier.

Comment la communication peut-elle aider les enfants, particulièrement les plus défavorisés et les plus vulnérables, à survivre, à se développer et à s’épanouir ? Comment la communication avec les enfants peut-elle aider à combler les fossés entre les générations et les cultures et permettre de réaliser les objectifs de développement social ?

Les droits des enfants, ainsi qu’ils sont définis dans la CRE, comprennent différents droits à la communication : le droit d’être entendu et d’être pris au sérieux; le droit à la liberté d’expression et à l’information; le droit au respect de la vie privée; le droit de développer une identité culturelle et d’être fier de son héritage et de ses croyances. Et qu’ils vivent dans des sociétés pauvres et aux ressources insuffisantes ou dans des sociétés commercialisées à l’extrême et orientées vers la recherche du profit, filles et garçons ont besoin de se faire entendre et d’être pris au sérieux; la possibilité de faire part de leurs besoins et d’exprimer leurs opinions ainsi que leur accès à des informations importantes doivent être élargis.

Les efforts de communication doivent respecter la vie privée et la dignité des enfants et encourager leur estime de soi et leur confiance. Là où des efforts sont faits pour donner une « voix » aux enfants, il doit s’agir plus que d’une vague tentative représentant le point de vue d’adultes : ils doivent aussi servir d’appui à l’intégralité de leur développement ou à leurs aptitudes à résoudre les problèmes.

enfant messages

Plutôt que de concevoir les enfants comme des petites personnes en train de devenir des adultes complètement développés, de nombreux spécialistes mondiaux du développement de l’enfant nous proposent de les percevoir plutôt comme des êtres humains à part entière : nous devons pleinement accepter les enfants, à chaque étape de leur développement, comme ayant des besoins et des aptitudes uniques ainsi qu’un point de vue personnel qui mérite d’être entendu avec respect et empathie. Par exemple, il n’est pas suffisant d’avoir des enfants apparaissant dans des programmes de télévision ou de radio, dans des illustrations de livres, sur des affiches ou dans d’autres formes de médias pour rendre ces supports « adaptés aux enfants ».

Les messages doivent être conçus sur mesure pour un public spécifique d’enfants et se doivent d’inclure leurs besoins, perspectives et points de vue afin d’établir un rapport avec eux d’une façon qui soit efficace et utile. Les connaissances accumulées par des années passées à étudier les enfants et les médias montrent que les enfants sont des usagers actifs des médias : ils réagissent, pensent, ont des sentiments et créent leurs propres interprétations. Ils apportent à leurs contacts avec les médias une foule de prédispositions, capacités, désirs et expériences. Ils regardent la télévision ou bien écoutent des histoires dans des circonstances personnelles, sociales et culturelles qui influencent aussi ce qu’ils tirent de cette expérience.

 Nous ne devons jamais supposer que ce dont nous, en tant qu’adultes, avons besoin dans les médias, et ce que nous en tirons (comme les programmes de télévision, les articles de magazines, les histoires entendues, les jeux de cartes, les affiches) correspond aux besoins et désirs d’un enfant. Les différents environnements médiatiques des enfants Les enfants diffèrent également dans l’accès qu’ils ont aux différentes formes de médias comme les livres, les magazines, la radio, la télévision, les ordinateurs, Internet, les lecteurs de musique et les téléphones mobiles. Dans certaines régions touchées par des guerres et des catastrophes, les enfants risquent de n’avoir aucun accès à aucune forme de médias.

Plus spécifiquement, les inégalités numériques qui caractérisent notre monde contemporain nous placent devant une grande variété de difficultés : alors que certains enfants vivent dans des environnements riches en médias, qui convergent vers une « culture de l’écran » qui domine leurs vies, d’autres restent toujours privés des formes les plus élémentaires de la technologie de la communication qui caractérise notre monde globalisé.

En outre, plusieurs programmes pilotes du monde entier font découvrir aux enfants les technologies de la communication comme Internet et les téléphones mobiles sur une base expérimentale. Cependant, les processus de mondialisation technologique et culturelle sont en train de s’accélérer et l’accès à différents médias est en train de devenir de plus en plus commun, même dans les endroits les plus isolés. Mais l’accès lui-même n’est pas suffisant pour changer les choses de façon positive pour les enfants. Il ne s’agit pas seulement de la capacité de pouvoir regarder la télévision ou de jouer à des jeux sur un ordinateur mais bien aussi de la qualité du contenu de la télévision et de l’ordinateur avec lequel ils sont en contact.

groupe enfants

Ce n’est pas l’accès aux téléphones mobiles ou à Internet qui donnera aux enfants des possibilités de croissance et de développement mais les utilisations qu’ils pourront faire de ces médias et la nature des relations qu’ils encouragent. Il ne s’agit pas seulement de concevoir un spectacle de marionnettes pour enfants mais de veiller à ce que le message soit approprié en termes de développement et de culture tout en servant de catalyseur à un changement qui soit positif. De plus, alors que les technologies plus avancées sont souvent citées comme ayant l’avantage de toucher un nombre plus grand d’enfants, dans certains cas (par exemple les bidonvilles, les zones rurales isolées privées d’électricité ou lors des situations d’urgence), des technologies moins sophistiquées peuvent être plus efficaces pour atteindre des populations spécifiques.

Il est nécessaire de développer des façons créatives de faire parvenir des contenus médiatiques dans des situations difficiles et de toucher des enfants qui, autrement, risquent de ne pas y avoir accès. Des méthodes simples peuvent aller des camions mobiles et des pousse-pousse distribuant des contenus vidéo et audio jusqu’à des appareils qui n’utilisent même pas d’électricité, comme le bioscope, un appareil qui projette des diapositives que l’on fait défiler avec une manivelle. Les principaux enjeux sont : comment pouvons-nous toucher les enfants et enrichir leurs vies en utilisant les médias de façon avisée et responsable en vue d’assurer leur bien-être et un développement sain?

Comment pouvons-nous utiliser les différents moyens de communication pour changer les choses, plus particulièrement pour les enfants vulnérables et défavorisés, de façon à renforcer leur résilience, les aider à survivre et à s’épanouir et les placer sur la trajectoire d’une vie meilleure?

Source : Magazine https://www.unicef.org/cwc/files/

 Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de citer le site de Francesca : https://prendresoindenosenfantsquantiques.wordpress.com/

 

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