Etablir un projet éthique pour son enfant

 

Aucun parent ne peut avoir de vision juste de l’enfant ». Pour autant, ceux-ci se doivent de clarifier, ensemble, un projet éducatif : « Ethique ». Il faut se mettre d’accord sur ce que l’on veut faire de son enfant : un citoyen du monde, quelqu’un de tolérant, qui va se préoccuper des autres… Quel être humain a t-on envie de forger ?

 Un travail important pour le couple aussi, mais qui nécessite, chose ô combien difficile, de s’extraire un moment du quotidien. « Cela nécessite de commencer par s’interroger soi-même : Qu’est-ce qui fait sens dans ma vie ? Quelles sont mes valeurs ? Pourquoi ai-je envie de cela pour mon enfant ?… Et après, en discuter avec l’autre. C’est en parlant que se constitue le couple parental ». Etre parent : un métier de tous les jours qui relève du cheminement, du tâtonnement.

Le plus souvent, les rôles se répartissent naturellement au sein du couple. Sachant qu’il y en a toujours un qui sera plus sévère que l’autre. Dans l’idéal, il faudrait laisser faire celui qui semble avoir le plus de bon sens. Si une femme ne supporte pas de laisser pleurer son bébé et que son compagnon lui demande d’attendre une demi-heure avant de courir vers lui, ne peut-elle pas essayer de le laisser pleurer cinq minutes ? En général, il vaut mieux entendre la personne la plus sévère : l’enfant a besoin d’intégrer les lois et les règles.

Mais si le couple doit faire front commun devant les enfants, il doit aussi leur montrer qu’il peut y avoir des désaccords. Il faut leur apprendre qu’il peut y avoir des différences, mais que, quoiqu’il arrive, on respecte la position de l’autre. Que l’on vive ensemble ou séparés, il faut toujours donner de l’importance à l’autre, lui laisser une place.

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Parents divorcés, familles recomposées : un difficile équilibre

 « Ton père t’as encore laissé sortir ? », « Ta mère n’a jamais su faire à manger… »

Qu’il est parfois difficile de ne pas céder à la tentation de critiquer, disqualifier l’autre, quand on vit séparé du père ou de la mère de ses enfants… il faut pourtant absolument respecter la position de l’autre. Et renoncer à avoir une vision commune, cesser de vouloir tout contrôler. On ne sera jamais d’accord sur l’éducation au quotidien ». Commençons donc par accepter que cela puisse se passer autrement chez l’autre. « Sans renoncer au projet éthique, à ce que l’on veut faire de votre enfant ».

Et qui dit divorce dit aussi souvent famille recomposée. Combien sommes-nous à vivre avec des enfants qui ne sont pas les nôtres ? Un contexte familial particulier qui impose d’établir des règles. On ne peut pas se substituer aux parents de l’enfant. Les grands choix, les questions liées à des valeurs, il doit en discuter avec eux. Par contre, au quotidien, il faut lui demander de respecter des règles de vie. S’il vous répond ‘tu n’es pas mon père ou ma mère’, rétorquez-leur qu’il est sous votre toit et qu’ici, cela se passe comme cela et pas autrement.

Que l’on vive ensemble ou séparés, l’important est avant tout de toujours garder en tête que l’éducation des enfants se fait à deux. Main dans la main. Ce que certaines femmes ont parfois du mal à accepter.

Leur toute-puissance, elles ne la manifestent pas par l’autorité mais par une grande proximité affective avec l’enfant. Celui-ci finit par voir le monde à travers les yeux de sa mère, par vivre pour la soutenir. Ce qui peut l’empêcher de se différencier, de prendre son autonomie. »

Si l’éducation des enfants a longtemps été l’apanage des femmes, les nouveaux pères, comme on les appelle souvent, ne demandent qu’à s’impliquer. A leur façon, avec leurs méthodes, souvent critiquées d’ailleurs par leurs femmes, qui, hier, déploraient leur peu de contribution à l’éducation des enfants. Elles veulent qu’ils agissent comme elles-mêmes l’auraient fait. Mais il faut les laisser agir à leur manière. Ils montrent à l’enfant un autre accès au monde que celui de l’affect, une autre manière de se faire obéir, en ayant recours à l’humour, au jeu, à l’échange ludique.

 A condition de les laisser entrer dans la danse.

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Citation :

Education des enfants : l’importance de l’ambiance

« Sous prétexte que les très jeunes enfants ne seraient pas conscients de ce qui se passe autour d’eux, les parents sont négligents: ils leur donnent le spectacle de leurs mensonges, de leurs énervements, de leurs violences… Et ils s’imaginent ensuite qu’ils pourront les éduquer!

On a observé qu’un bébé peut tomber malade et manifester des troubles nerveux à cause des disputes de ses parents, et cela même s’il n’en a pas été directement le témoin. La raison en est que ces disputes créent autour de lui une atmosphère de désharmonie que l’enfant ressent, et d’autant plus qu’il est encore très lié à ses parents. Le bébé n’est pas conscient, mais c’est son corps éthérique qui reçoit les chocs.

On voit certains parents se conduire avec une telle insouciance qu’on ne peut pas s’empêcher de se demander s’ils aiment vraiment leurs enfants. Eux, évidemment, diront qu’ils les aiment. Mais s’ils les aimaient, ils changeraient d’attitude, ils feraient l’effort au moins de ne pas se laisser aller à certains comportements qui agissent très négativement. Tant qu’ils ne font pas cet effort, c’est qu’ils n’aiment pas vraiment leurs enfants. »

~ Omraam Mikhaël Aïvanhov

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