L’absence du père pendant la grossesse et le choix d’un prénom

 

 Le processus d’attraction des âmes en attente d’incarnation dépend normalement de la présence des deux parents. Que se passe-t-il lorsque le père n’est que peu présent pendant la grossesse, voire totalement absent, soit qu’il voyage ou travaille au loin, soit qu’il décède après une maladie ou un accident ? L’esprit du futur enfant n’aura-t-il aucune affinité avec son père ? Ne lui ressemblera-t-il en rien ?

 Il est à noter que nous nous occupons ici des ressemblances spirituelles. Les similitudes physiques sont en effet inévitables puisqu’elles sont déterminées par moitié à partir des gènes du père.

main d'enfant

L’attraction exercée par les parents sur l’âme de l’enfant commence dès la conception. Or, celle-ci a lieu peu de temps après la procréation, c’est-à-dire à un moment où le père est vraisemblablement encore présent et par conséquent peut également faire office de pôle d’attraction et de point d’ancrage. Qu’il vienne à s’en aller au loin, les premiers fils tissés demeurent malgré son absence. L’âme de l’enfant peut donc tout à fait être en affinité spirituelle avec le père.

Admettons maintenant, pour prendre un exemple extrême, que le père quitte la mère l’heure qui suit l’acte de procréation. Que se passe-t-il alors ? Tout dépendra de la relation intérieure, d’esprit à esprit, entre la mère et le père. Si un amour véritable existe entre eux, leurs esprits resteront «proches» car ils aspirent à être ensemble, chacun pense à l’autre, ils se réjouissent à la pensée d’être à nouveau réunis. Un lien subtil se forme entre eux. Cette proximité intérieure est plus forte que la distance physique qui sépare les époux. Les irradiations du père sont ancrées dans la mère et agissent à partir de là. Si ce n’était pas le cas, les enfants mis au monde dans de telles situations, par une mère seule, lui ressembleraient exclusivement, psychiquement parlant, et ne partageraient aucun point commun avec le père, ce que la réalité contredit.

Si au lieu d’amour, c’est une relation de haine qui existe entre les deux géniteurs, le processus n’est pas fondamentalement différent, car l’intensité d’une telle liaison est tout aussi forte qu’une relation d’amour. Les irradiations du père sont également ancrées dans la mère et agissent également à partir d’elle. Il en ira différemment si les deux géniteurs qui sont séparés l’un de l’autre n’éprouvent aucun sentiment profond, si l’indifférence règne entre les deux, comme c’est le cas dans une relation sans lendemain.

Ici, l’influence du père qui disparaît aussitôt sera faible, mais celle de la mère restera prépondérante, puisqu’elle constituera pratiquement à elle seule le pôle d’attraction spirituel.

Dans ce cas, l’enfant ressemblera spirituellement avant tout à la mère et physiquement aux deux parents.

Le choix du prénom 

Nous ne prêtons pas tellement attention à notre prénom parce que nous y sommes habitués, et que nous l’utilisons sans y penser. Pourtant, nos parents ont souvent beaucoup réfléchi avant de nous le donner. Ces réflexions avaient-elles un sens ? Les prénoms ont-ils une importance ou est-il indifférent de s’appeler François plutôt que Georges ou Isabelle plutôt que Suzanne ?

Au premier abord, on pourrait penser qu’un prénom en vaut un autre, qu’ils ne sont que des sons choisis un peu au hasard pour désigner les humains. En réalité, ce n’est pas le cas. Chaque prénom possède une force et un sens qui correspondent à la personnalité de celui qui le porte. Leur attribution ne se fait pas au hasard, mais elle est dirigée par la loi de l’attraction des affinités.

Chaque chose qui nous entoure, que ce soient des pierres, des plantes ou des objets fabriqués par l’homme, porte en elle des forces qui sont l’expression de ses propres caractéristiques. Chaque objet est constitué de matériaux différents, ce qui le distingue par conséquent nettement des autres. Il irradie donc différemment et possède sa propre «vibration», «couleur» ou «énergie», que l’être humain peut ressentir. L’irradiation qui émane d’un éclat de silex, par exemple, n’a rien à voir avec celle d’une méduse ; pas plus que l’irradiation de l’or ne correspond à ce qui émane du mercure. Le genre de ces irradiations diffère chaque fois.

Tout son possède également sa propre «couleur» et sa propre irradiation. C’est pourquoi l’être humain qui cherche à désigner un objet par un nom, sera inconsciemment poussé par la force de l’attraction des affinités à utiliser des sons dont la force et les caractéristiques correspondent à celles de l’objet en question.

Les noms attribués aux choses ne sont donc pas des étiquettes choisies arbitrairement et qui seraient interchangeables ; chaque nom correspond très exactement à ce qu’il désigne. Il y a identité de genre entre le désigné et le désignant. Le nom vibre de manière similaire à l’objet, il possède la même «couleur», la même «énergie» et la même «force». Ce qui vient d’être dit à propos des objets est également valable pour les êtres humains. En vertu de son libre arbitre, tout esprit développe ses facultés à sa manière. Sa personnalité est donc unique. Ce qui irradie de lui est par conséquent d’un genre particulier et possède ses propres caractéristiques. On peut d’ailleurs le ressentir, grâce aux impressions de sympathie, de confiance, de répulsion, etc. qui s’éveillent en nous au contact d’autrui.

Or, de même qu’un nom a été donné à toute chose en fonction des forces particulières qui en émanent, de même les prénoms sont donnés en fonction des caractéristiques des âmes qui vont s’incarner. Lorsqu’une personne a un unique prénom, celui-ci résume à lui seul ses caractéristiques ; dans le cas contraire, celles-ci sont réparties sur plusieurs prénoms. Mais pour si nombreux qu’ils soient, ils sont tous en affinité avec celui qui les porte. Un seul d’entre eux est cependant mis en avant, alors que les autres ne sont pas utilisés par l’entourage.

Le choix du prénom est le plus souvent effectué avant la naissance mais ce fait ne contredit en rien ce qui vient d’être dit. L’enfant n’a pas besoin d’être né pour que ses irradiations soient ressenties par ses parents. Elles le sont déjà au cours de la grossesse, puisque l’âme du futur enfant se lie à la mère bien avant la naissance.

Chacun a probablement déjà ressenti l’étroite relation qui existe entre l’individu et son prénom. Lorsque quelqu’un prononce plusieurs fois de suite notre prénom de manière erronée, nous nous sentons froissés ou dépréciés. Les efforts que nous faisons pour rectifier la prononciation de notre interlocuteur montrent en tout cas que cela ne nous est pas indifférent.

Les parents peuvent facilement constater l’importance et l’individualité des prénoms. Il suffit qu’ils s’imaginent ce qu’il adviendrait s’ils intervertissaient les prénoms de leur aîné et de leur cadet. Ils ressentiraient tout de suite que «cela ne va pas». Il y a dissonance : le prénom du deuxième enfant ne correspond pas à la personnalité du premier. Il ne vibre pas avec lui. Ce n’est pas une question d’habitude de la part des parents ; ce qui émane du prénom du cadet ne correspond pas à l’aîné. Prénom et enfant ne vont alors plus ensemble. Cela vaut aussi pour de vrais jumeaux. Bien que se ressemblant beaucoup, les jumeaux sont des esprits distincts ayant eu chacun un vécu et un parcours différent au cours de leurs incarnations précédentes, et qui ont par conséquent développé une personnalité propre. Leurs prénoms doivent être autres et ne sont pas interchangeables, comme l’a très justement ressenti la mère dans l’histoire véridique qui suit.

enfant quantique chez francesca

Cette femme avait mis au monde des jumelles et avait informé la sage-femme du prénom choisi pour chacune. Quelle ne fut pas sa surprise de constater, lorsque plus tard dans la journée on lui ramena ses deux filles, que les bracelets qui portaient leur prénom ne correspondaient pas à ce qu’elle avait indiqué : la première née (Maria) portait le prénom de la seconde (Emma), et inversement. La mère demanda tout de suite de corriger l’erreur. On l’informa que ce n’était plus possible car les enfants étaient déjà enregistrées de cette manière auprès des autorités ; mais que cela ne prêtait pas à conséquence puisque les deux étaient ses filles. La mère ne voulut rien savoir et, bouleversée, insista sur le fait que la première s’appelait Maria et non Emma, comme cela avait été transcrit par erreur, et que la deuxième née était bien Emma. Devant son désarroi, l’administration de l’hôpital fut finalement d’accord pour effectuer le changement des prénoms auprès de l’état civil, au grand soulagement de la mère, mais surtout pour le plus grand bien des deux filles.

Étant donné l’importance du prénom, le choix de celui-ci, dans certaines sociétés et tribus, était laissé au prêtre ou chaman. En raison de leurs facultés spirituelles plus développées, ils étaient considérés comme les plus à même de déterminer le prénom de l’enfant qu’on leur présentait.

De nos jours, cela n’a plus cours, chez nous en tout cas, et ce sont les parents qui décident du prénom de leur enfant. Le choisissent-ils à bon escient ? Correspond-il à l’esprit de leur  enfant ? Les prénoms sont si nombreux que l’on pourrait penser que leur choix relève seulement du hasard.

Les parents choisissent toujours le ou les prénoms qui correspondent le mieux à leur enfant. La raison en est qu’ils ne peuvent pas choisir de manière arbitraire, sans base ou point de repère, puisque l’enfant à venir est déjà présent. Son esprit est lié au petit corps en préparation dans le ventre de sa mère. Il irradie, et ses irradiations sont ressenties par ses parents ; elles font pression sur eux, teintent leur choix, orientent leurs intentions et raisonnements dans une direction bien précise : vers le prénom qui vibre à l’unisson avec les irradiations de leur enfant.

La pression des irradiations de l’enfant sur les parents n’est-elle pas à l’oeuvre lorsque ces derniers, qui avaient déjà déterminé le prénom bien avant l’heure de la grossesse, changent brusquement d’idée dès que celle-ci s’annonce ou après le moment de l’incarnation. Comme ils l’expriment eux-mêmes, le premier prénom « ne correspondait vraiment pas à l’enfant», dont la présence et les irradiations se manifestent maintenant concrètement. Si, par contre, les parents qui avaient déjà choisi le prénom longtemps avant la grossesse le gardent, c’est qu’il correspond à l’âme qui s’incarne.

C’est sous l’effet de cette même pression que des parents qui abordent une grossesse sans aucune idée de prénom, en voient soudain un bien précis s’imposer à eux comme une évidence. Ou encore, des parents qui malgré tous leurs efforts pour trouver un nom de garçon, n’en trouvent qu’un de fille, parce qu’en définitive leur enfant est bien une fille.

Que ce ou ces prénoms soient identiques à ceux des parents ou des ancêtres n’a rien d’étonnant puisque, en raison de l’attraction des affinités, les esprits en affinité se retrouvent dans les mêmes familles.

enfant quantique chez francesca

Qu’en est-il alors des vagues de prénoms qui caractérisent certaines époques ? Certains d’entre eux, très peu utilisés pendant des dizaines d’années, deviennent soudain très populaires, puis cessent à nouveau d’être employés après quelque temps. Il ne s’agit pas d’un phénomène de mode d’où serait exclue l’action de la loi de l’affinité. Celle-ci agit encore, l’affinité se situe entre le contexte historique et social d’une époque et les esprits qui s’y incarnent. Une époque donnée peut en effet offrir les situations nécessaires pour l’évolution de certains esprits qui, en raison de leur genre similaire, portent le même prénom.

Le choix n’est donc pas laissé au hasard, mais il est dirigé par la loi de l’affinité. Les prénoms correspondent à ce que nous sommes et font partie des aides octroyées à l’être humain pour sa vie terrestre, car les forces qu’ils renferment le soutiennent pour réveiller et exercer ses propres forces en conséquence.

Extrait du livre de Christopher Vasey intitulé : Le Secret de la Naissance (2015)

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site https ://prendresoindenosenfantsquantiques.wordpress.com/

Apprendre à nos enfants à gérer leur propre colère

enfants SOSGérer sa colère n’est pas chose évidente. Ni pour nous, ni, encore moins, pour nos enfants. C’est une question qui nous désespère au quotidien, parce que nous aspirons à plus de clame et de tranquillité. Comment donc leur enseigner à gérer leur propre colère ?

Je viens de récupérer mes deux plus jeunes, Léon 6 ans, et Anatole 4 ans, de l’école. Tout se passe bien, nous commençons à rentrer chez nous. D’un seul coup, sans que je ne comprenne d’où cela vient – j’étais occupée à saluer une amie de ma fille – , Anatole s’assied sur le trottoir, et se met à pleurer. Les quelques mots que j’entends semble indiquer qu’il est énervé contre son frère. De mon côté, j’ai beau lui indiquer que le trottoir est sale, il ne bouge pas. Et l’amie de ma fille nous regarde, attendant de voir ce qu’il va se passer…

Avez-vous déjà vécu une scène similaire ? J’imagine que oui… Heureusement, je suis armée de ma panoplie de parent positif, et j’ai une meilleure idée de comment réagir. Je vous invite donc à me suivre pour le découvrir.

Ce que nous avons l’habitude de faire et qui aggrave la situation 

Voyons déjà quelles seraient quelques réactions classiques, qui ne vont malheureusement pas aider notre enfant à apprendre à gérer sa colère.

  • Minimiser les choses

Parce que nous aimerions bien que cette situation n’ait pas lieu, parce que nous voudrions nous en sortir au plus vite, nous cherchons d’abord à la minimiser auprès de notre enfant : “Ce n’est rien ! Ce n’est pas grave ! N’y prête pas attention…” Vous est-il déjà arrivé, cependant, d’être affecté par une situation, quelle qu’elle soit, et qu’un ami, à qui vous racontez ce qui vous arrive, vous réponde : “Ce n’est rien ! N’y prête pas attention…” ? Est-ce que ça vous aide ? Avez-vous l’impression que tout va mieux et que vous êtes alors prêt à passer à autre chose ? Ou vous sentez-vous au contraire incompris, et encore plus agacé ? Oui, c’est bien ce qui arrive à nos enfants également !

Essayer d’effacer les sentiments négatifs est vain. Ils sont déjà là. Mieux vaut apprendre à les traverser…

  • Expliquer

Pensant que les choses seront plus faciles à vivre pour notre enfant lorsqu’il les aura comprises, nous entrons dans des explications. Dans mon cas, ça aurait pu donner : “Ah, il t’a dit ça ? Mais c’est parce qu’il ne savait pas que…”. Nous n’avons pas forcément tort d’expliquer. Mais ce n’est pas le moment. Pas encore. Car, comme nous le verrons plus loin, lorsqu’une personne est sous l’emprise d’une émotion, elle n’est pas capable de raisonnement…

enfant pleur

L’explication qui vient trop tôt n’est pas entendue, et ces justifications renforcent là aussi chez notre enfant le sentiment d’être incompris.

  • Prendre les choses personnellement

Ecrit froidement, en dehors du moment, cette attitude-là peut paraitre surprenante. Comment pourrais-je prendre contre moi le fait que mon fils se mette par terre, sous le coup de la colère contre son frère ? En fait, ce n’est pas à ce moment-là que je le prends personnellement. Au moment où je le vois par terre, effectivement, je ne me dis pas qu’il fait ça contre moi.

Seulement, nous sommes humains. Et lorsque je lui demande de se relever parce que le trottoir est sale et qu’il “refuse de m’écouter”, alors j’ai vite fait de considérer qu’alors il s’oppose à moi ! Je m’agace intérieurement face à cette situation que non seulement je ne sais pas gérer, mais que je n’ai en plus aucune envie de gérer tant elle m’apparait ridicule ! Et c’est à ce moment-là que nos pensées nous entrainent du côté obscur…

  • Imposer notre volonté, par la force s’il le faut

C’est trop tard. En prenant les choses personnellement, forts de nos années d’expérience de ce schéma classique d’autorité verticale, nous sommes entrés dans une bataille. Nous considérons à présent que notre enfant doit nous obéir, et que nous allons le forcer à le faire, quoi que nous ayons besoin de faire pour cela. Nous en avons le droit, nous sommes l’adulte, il est l’enfant.

D’abord, nous répèterons l’instruction de se lever, plus fermement, plus fort peut-être. Puis, s’il n’obéit pas, nous le saisirons pas le bras, le lèverons nous-mêmes, et le trainerons sur le trottoir, tandis qu’il continuera de pleurer et crier, bien évidemment ! Au moins nous lui aurons montré qui gagne dans ce genre de cas.

  • Tenir compte du regard des autres

La honte. C’est la honte qui nous envahit lorsque ce genre de scènes se déroule en public. Et la prise en compte du regard des autres aggrave les choses. Parce qu’en plus des pensées qui se créent en nous, nous imaginons celles qui se créent chez eux.

“Cette mère ne sait pas gérer son enfant ! Voyons voir comment elle va réagir maintenant… Ah, il est toujours assis par terre, bravo la méthode bienveillante ! Il est juste mal élevé son môme, et puis c’est tout…”

Alors, on perd la perspective de ce qui compte pour nous, on perd le sens des priorités, et, forts des jugements que nous avons devinés chez les autres, nous modifions notre réaction pour leur montrer que nous ne méritions pas ces jugements.

Mais savons-nous vraiment ce que les autres pensent ? Et si, au contraire, ils pensaient “Ca ne doit pas être facile de faire face à un enfant qui s’assied par terre… Au moins, elle parvient à garder son calme, je ne sais pas si j’y parviendrais à sa place !” ? C’est possible également. Et cela nous tranquilliserait sacrément, non ? Et quand bien même nous connaissons la position éducative de celui qui nous regarde, et que nous savons bien qu’il penche plus probablement vers le premier scénario ? Alors, recentrons-nous bien sur l’essentiel, et posons-nous cette question, proposée par Isabelle Filliozat dans Au coeur des émotions de l’enfant : “Qu’est-ce qui est le plus précieux pour moi ?”

Ma réponse (quand je parviens à l’entendre, ce qui est heureusement de plus en plus fréquent) est très claire. Le plus précieux pour moi, c’est d’accompagner mon enfant, que lui et moi sortions grandis de cette situation, et peu importe ce qu’en pense mon beau-père qui me regarde…

Ce n’est pas qu’il ne veut pas, c’est qu’il ne le peut pas… 

L’immaturité du cerveau de l’enfant

Les découvertes de la neuroscience l’ont prouvé : le cerveau humain n’est vraiment mûr qu’à 25 ans ! Et cela a un impact certain sur les comportements. En fait, ce qu’il est important de retenir, c’est que la partie frontale, celle qui est le siège de la réflexion, de l’empathie, du raisonnement, est celle qui mettra le plus de temps à se développer. La partie plus primaire, où siègent les émotions a donc beaucoup plus de prise sur l’enfant.

En fait, lorsque les émotions prennent le dessus, tout se passe comme si la partie frontale se déconnectait, et n’était plus capable d’agir. Plus capable. A ce moment-là, ce sont les émotions qui ont le contrôle.

La règle à suivre est donc à la fois simple et compliquée, mais très claire : il est inutile de donner des explications tant que l’enfant est sous le coup de son émotion, en l’occurence la colère. Il faudra d’abord l’aider à revenir à un état émotionnel neutre.

La méthode sans perdant

On peut ensuite s’interroger sur notre posture. Pourquoi considérons-nous d’office que l’enfant qui s’oppose s’oppose à nous ? En fait, il nous appartient de ne pas basculer immédiatement dans une lutte de pouvoir qui n’apportera rien de bon. Il n’est pas question de gagner face à notre enfant. Ni de le laisser gagner non plus. Parce que dans les deux cas, cela signifiera qu’il y a un perdant, ce qui ne sera jamais bon pour notre relation.

Ce n’est pas une bataille. La parentalité positive propose une alternative : une méthode sans perdant.

Lorsque nous faisons face aux difficultés de notre enfant, nous ne sommes pas contre lui, mais avec lui.

L’enfant reproduit ce qu’il voit

Si nous cherchons à enseigner à notre enfant à gérer sa propre colère, il nous faudra également nous apprendre à dominer la nôtre. Car l’enfant apprend surtout par l’exemple. Lui crier dessus pour lui dire qu’il doit se calmer est tout simplement contre-productif !

Bien sûr, c’est plus facile à dire qu’à faire. C’est pourtant fondamental. Alors, lorsque nous y parviendrons, nous pourrons modeler explicitement les méthodes qui peuvent aider à se calmer : respirer profondément, marquer une pause, fermer les yeux. Et ne pas hésiter dans ces moments-là à le mettre en valeur, pour qu’il le comprenne. “Je vais respirer pour essayer de me calmer, sinon je risque de dire des choses que je ne voudrais pas dire…”. L’enfant pourra alors comprendre qu’il arrive à tout le monde de se mettre en colère, mais qu’il existe des manières d’y faire face de façon posée.

Si en revanche, lorsque la colère nous gagne, nous basculons dans l’opposition, les cris, et l’imposition de notre décision sur notre enfant, c’est également ce qu’il reproduira lorsqu’il le pourra. En particulier lorsqu’il sera à son tour en position de force, face à son petit frère par exemple…

enfant jeune

Les étapes à suivre face à l’enfant en colère 

Revenir à un état émotionnel neutre

Ainsi, le plus important, le plus prioritaire, est de commencer par baisser l’état émotionnel de tous. Avant de chercher à régler la situation. Pour cela, un seul moyen : le temps de pause. Mis en avant par Jane Nelsen dans La discipline positive, le temps de pause est un outil fondamental pour laisser l’émotion passer. Parfois, il suffira de donner le temps au temps.

Cependant, certaines attitudes peuvent nous aider à raccourcir ce temps de pause nécessaire.

  • Décrire simplement la situation : “Tu voulais parler à Léon et il t’a dit non.”
  • Valider les sentiments de l’enfant : “J’ai l’impression que ça t’a énervé.”
  • Attirer son attention sur un élément de l’environnement pour apaiser le cerveau, avant de reparler du problème : “As-tu vu que cette feuille était plus verte que l’autre ?”

Les deux premiers points correspondent à un message de compréhension. Or l’enfant se sentira soutenu lorsqu’il se sentira écouté. Le dernier point l’aidera simplement à sortir de la vague de son émotion, lorsqu’elle est vraiment trop forte, et nous pourrons alors utiliser nos compétences d’écoute.

Poser la limite en termes d’actes, pas de sentiment

Les parents sont parfois freinés dans cette démarche d’écoute parce qu’ils pensent que valider les sentiments correspond à valider l’attitude de l’enfant. Ce n’est pas le cas. Nous pouvons tout à fait valider le sentiment sans approuver l’acte. Exemple : “Tu as le droit d’être énervé ; il te faut trouver une autre manière de l’exprimer. Dans cette maison, on ne tape pas.”

Au besoin, il peut être nécessaire de guider physiquement notre enfant vers autre chose. Doucement. L’éloigner d’un frère sur lequel il menace de faire passer sa colère par exemple… L’art consiste alors à le faire tout en validant l’émotion, et non en nous mettant à hurler nous-mêmes ! Plutôt sur le ton suivant : “Tu sembles tellement énervé que tu t’apprêtais à taper ton frère, alors que tu sais très bien faire autrement. Nous allons nous éloigner un moment, le temps qu’il faudra pour pouvoir en parler.”

Concevoir une roue des options

Afin de montrer à l’enfant qu’il existe différentes manières de réagir à la colère, et que nous avons chacun des options à notre disposition, on peut construire avec lui une roue des options.

L’idée est la suivante :

Dans un moment de calme, on discute avec l’enfant des différentes actions que nous avons à notre disposition pour nous calmer. Il est important qu’il en suggère lui-même car nous réagissons tous différemment, et avons tous ces ressources en nous. Celles qui nous correspondent. On construit alors avec lui une roue des options, pour qu’il puisse physiquement constater qu’il a le choix. Et lorsque la colère monte, nous lui présenterons cette roue, lui en lisant les différentes options.

Ange

Finalement 

Je ne saurai finir cet article sans vous raconter comment ma situation de départ s’est terminée.

Comme je vous le disais, ma panoplie de parent positif m’aide au quotidien. Face à mon Anatole, je me suis donc contenté de constater la situation, et de la lui refléter, comme suggéré ci-dessus.

“Tu voulais parler à Léon, et il n’a pas voulu. Ca t’énerve parce que tu y tenais. Tu voulais vraiment lui parler.”

J’attends un peu. Je sais que la parentalité positive est une question de rythme, et le regard des autres ne me pèse absolument pas. Je transmets également les limites, mais sans insister trop. Je sais que mon enfant est jeune, qu’il a besoin d’un temps d’apprentissage, et la situation n’est pas grave, je choisis mes combats.

“Tu es assis par terre. S’asseoir par terre sur le trottoir n’est pas une bonne idée, parce que c’est sale. Il faudra bien se laver les mains en rentrant.”

C’est également une manière de calmer son cerveau, l’encourageant à porter son attention sur autre chose. Je respire doucement, tout en lui laissant encore une demi-minute, puis demande : “Alors, qu’est-ce qu’on fait, on y va maintenant ?” Oui. Anatole se lève. Il n’est toujours pas au top de sa forme, mais il a été écouté, il n’est plus sous la vague de l’émotion, et nous pouvons avancer vers autre chose. Il a 4 ans, et il a traversé sa colère.

A présent, c’est à vous. A vous d’appliquer ces conseils. Voici donc ce que je vous propose. La prochaine fois que votre enfant se met en colère, reflétez ce qu’il se passe, simplement, sans jugement, et observez la différence !

Note : cet article a été écrit par Coralie, du blog Les 6 doigts de la main, qui accompagne les parents sur le chemin de la parentalité

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