Chaque naissance est un émerveillement

 

ENFANTSUn petit être est là, qui a déjà son caractère et sa volonté. Quel est donc cet être ? D’où vient-il ? Est-il vraiment issu de ses parents ?

Ces questions surgissent inévitablement, mais comment y répondre ? Deux approches sont possibles.

La première est l’approche matérialiste de la science. Elle considère que seul ce qui est matériel existe et, par conséquent, les explications qu’elle peut fournir n’ont trait qu’à la formation du corps et des organes. Tout ce qui est immatériel comme l’esprit est tenu pour inexistant. De nombreuses questions restent ainsi sans réponse.

La deuxième approche est spiritualiste.

Elle pense au contraire que la réalité ne se limite pas à la matière et que beaucoup de choses bien qu’invisibles terrestrement n’en existent pas moins. L’esprit en fait partie, il est le centre de notre personnalité, notre vrai moi qui vient habiter le petit corps préparé pour nous par notre mère. C’est pour donner un aperçu de cette deuxième approche que ce livre a été écrit. En découvrant d’où viennent les enfants et comment ils s’incarnent dans le petit corps en formation, le lecteur découvrira comment il est lui-même arrivé ici sur terre, puisque, lui aussi, un jour, a été l’un de ces enfants.

L’enfant à venir, qui est-il ? N’est-il qu’un corps de chair ? 

Tout au long des neuf mois de la grossesse, le futur enfant se développe dans le ventre de sa mère.

Dans les premiers temps, rien ne transparaît, la mère ne sait qu’indirectement que quelque chose se passe en elle. Progressivement ce nouvel état devient évident et apparaît au grand jour, au fur et mesure que son ventre s’arrondit. Au début, tout se passe de manière imperceptible. La mère ne sent pas le petit corps en formation, celui-ci est trop petit, de plus il est encore immobile. Mais soudain, il bouge et réagit à différents stimuli. Ce qui jusqu’alors n’était qu’«organique» est désormais ressenti comme un petit être doté d’une volonté et d’une personnalité.

enfant chez francesca

Quelqu’un est présent ! 

Et cette présence cesse d’être celle d’une chose pour devenir celle d’un être vivant.

A la naissance, cette impression se renforce encore. Un être est là, qui ressent, réagit, veut…

Dans le futur, il vivra de manière autonome et dirigera sa vie selon sa volonté et ses désirs.

A chaque naissance, c’est l’émerveillement face à cette vie qui débute, mais c’est aussi un questionnement. Quel est ce petit être qui vient d’arriver ? Qui est-il ? D’où vient-il ? Est-il une partie de ses parents ? Ces derniers l’ont-ils vraiment créé ?

Certes, les parents ont donné quelque chose pour que cet enfant soit là, et indéniablement il s’agit de quelque chose de matériel : un ovule pour la mère, un spermatozoïde pour le père, et pour la mère encore, une certaine quantité de substances pendant la grossesse. Tout cet apport n’est cependant que matériel et n’a servi qu’à construire le corps du nouveau-né. Mais l’enfant possède une volonté qui est distincte de celle de ses parents et qui s’oppose en partie à la leur. Il a aussi un caractère qui lui est propre. Les parents donneraient-ils également à l’enfant sa personnalité ?

Dans l’affirmative, comment cette transmission s’est-elle effectuée ? Comment de l’immatériel, de l’insaisissable physiquement, a-t-il été transmis des parents à l’enfant ? Et qui plus est, comment quelque chose qu’ils ont cédé, qui leur est donc soustrait, peut-il ne pas leur manquer une fois donné ? En effet, les parents ne voient pas une partie de leur personnalité disparaître ou leurs facultés décroître parce qu’ils ont conçu un enfant.

Toutes ces questions reviennent à se demander si le nouveau-né est fait uniquement de chair, d’une chair d’où s’épanouiraient une conscience, un caractère et une volonté, ou s’il existe quelque chose de plus que le corps physique, quelque chose d’immatériel comme l’esprit, c’est-à-dire une âme dans laquelle se trouveraient les différentes facultés psychiques et qui viendrait habiter le corps pendant la durée de la vie terrestre.

Les différentes grandes religions confirment toutes l’existence de deux éléments distincts dans l’homme, l’un matériel, l’autre immatériel. Le récit imagé de la création de l’homme donné  dans la Bible est parfaitement explicite :«L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre…» fait allusion au processus matériel de la formation du corps physique. «Il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant» (Genèse2,7) parle de l’adjonction d’une chose immatérielle : l’esprit humain, qui anime et dirige le corps physique.

En dehors de l’explication religieuse, l’expérience nous amène également à reconnaître que la constitution de l’être humain est bien double. Quand on observe les premières tentatives des bébés pour se mouvoir, par exemple bouger les mains, on a beaucoup plus l’impression d’assister aux tentatives d’un esprit distinct du corps qui cherche à maîtriser son nouvel instrument, que de voir un corps prendre progressivement conscience de lui-même. On peut d’ailleurs facilement observer que les jeunes enfants ne s’identifient pas à leur corps, mais qu’ils l’utilisent comme un objet distinct d’eux, comme une chose qui n’est pas eux-mêmes, par exemple, lorsque furieux, ils utilisent leur propre tête comme un instrument pour frapper leurs petits camarades.

Lorsque le nouveau-né accepte, refuse ou montre son déplaisir si les choses ne se déroulent pas comme il le souhaite, cela ne témoigne-t-il pas également de l’existence d’une personnalité déjà formée et, par là, d’un «ayant déjà été», plutôt que d’un moi en train de se constituer progressivement sous la pression d’influences internes et externes ?

Différentes expressions de notre langage traduisent la connaissance intuitive que nous avons de la préexistence de l’esprit par rapport au corps. Lorsque nous disons «La mère met son enfant au monde», cela ne signifie-t-il pas que l’enfant, en tant qu’esprit, n’était pas dans ce monde, c’est-à-dire dans la matière, mais ailleurs, et qu’il a accédé au monde grâce à sa mère ?

naitre

Les expressions «il est né poète» ou, à propos d’autres dons : «c’est inné» ne montrent-elles pas également que les facultés de l’esprit étaient présentes avant la naissance ; par conséquent que l’esprit préexistait à cette vie terrestre ?

La science affirme que le développement de l’être humain est entièrement matériel. Mais que pouvons-nous répondre à un enfant qui demande à sa mère : «Dis, maman, où était mon petit frère avant qu’il soit avec nous ?» Si l’enfant demande où était auparavant son petit frère, c’est que pour lui, celui-ci ne pouvait pas ne pas être ailleurs. Et s’il était ailleurs, c’est qu’il existait déjà, qu’il était déjà en vie. Pour l’enfant qui questionne, il est certain et évident que son frère n’est pas brusquement sorti du néant.

Bien sûr, il ne s’agit que d’une question d’enfant. Mais si nous voulons être honnêtes avec nous-mêmes, quels arguments irréfutables pouvons-nous fournir à cet enfant pour justifier l’affirmation courante que la vie débute avec la conception ? Quelles preuves avons-nous pour lui affirmer que son frère n’existait pas auparavant ?

Extrait du livre de Christopher Vasey intitulé : Le Secret de la Naissance (2015)

 Nous recommanderons la lecture de ce livre à toute personne qui désirerait approfondir le sujet. Pour plus de renseignements : www.messagedugraal.org

 

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