Le rôle essentiel des parents auprès de l’enfant

Les parents ont valeur d’exemple : Initiateurs de l’enfant aux règles morales, les parents ont aussi, pour lui, valeur d’exemple. C’est en les voyant se conduire que l’enfant apprend – ou non – la valeur des règles sociales : « Mais pourquoi on fait la queue, papa ? Il y a trop de monde ! On n’a qu’à partir sans payer ! » C’est en fonction de la façon dont ses parents le traitent, et traitent les autres, que l’enfant apprend – ou n’apprend pas – le respect de l’autre. C’est toujours, en effet, aux actes de ses parents et à ce qu’ils ont profondément – et surtout inconsciemment – dans la tête que l’enfant s’identifie, quels que soient les beaux discours dont par ailleurs ils l’abreuvent.

SORTIE

Pour Françoise Dolto, l’enfant agit à l’exemple de ses parents parce qu’il les aime et parce qu’ils représentent une image achevée de lui-même vers laquelle il tend. Autre façon d’illustrer deux instances dont parle Freud : l’ »idéal du moi », les valeurs issues de l’exemple parental, que le « moi » se donne comme idéal à atteindre ; et le « surmoi », ces mêmes valeurs qui lui servent à régler sa conduite.

Les valeurs morales ne peuvent donc pas se transmettre comme un savoir intellectuel. L’enfant n’y accède pas par le seul discours, mais par l’expérience. S’il a pu, grâce à l’éducation donnée par ses parents, découvrir que le renoncement aux plaisirs immédiats et « illégaux » est difficile. Mais que la souffrance qu’il implique n’est pas vaine, car, passée l’épreuve, la porte s’ouvre sur des plaisirs plus grands, parce que plus élaborés et socialement valorisés. Ainsi, l’envie de voir, la « pulsion scopique », peut-elle conduire un enfant à passer sa vie à « regarder par les trous de serrure ». Mais elle peut aussi s’exercer dans un autre registre : poussé par son envie de voir et de savoir, l’enfant pourra, par exemple, devenir chercheur. Ce processus par lequel les pulsions changent de but, que Freud appelle la « sublimation », n’est possible que si les interdits sont posés. Sans ce type de remaniement profond, qui implique à la fois sa tête et son corps, l’enfant pourra certes apprendre à l’école les valeurs morales, mais il ne pourra pas être habité par elles. Elles risquent donc de ne fonctionner pour lui que comme un corset. Qui ne pourra contenir longtemps les envies si elles sont trop fortes.

Cette impuissance des seules paroles face à la force des envies, un spot télévisé la montre admirablement. Une petite fille à l’air effronté, un pot de dessert entamé dans une main, une cuillère dans l’autre et le visage entièrement barbouillé de chocolat, déclare sentencieusement : « Il ne faut pas manger de mousse au chocolat avant le dîner sinon tu trahis la confiance que tes parents ils ont mise à l’intérieur de toi. » A l’appel de son père – « A table ! » –, elle disparaît. Et ne reste plus que sa voix qui, annonçant la marque du dessert, ajoute, comme pour justifier l’écart entre ses paroles et ses actes : « C’est trop, trop bon ! »

Ce spot ne vaut-il pas toutes les « leçons de morale » ?

Du passé faisons table rase… : l’adolescence est faite pour ça !

Il a les cheveux verts et un anneau dans la narine ? Elle parle une langue incompréhensible et ses copains sont l’opposé exact de ce que vous souhaiteriez ? Cela vous choque ? Ça tombe bien ! C’est fait pour ça.

L’adolescence, c’est le moment où l’on a besoin de trouver ses propres valeurs et d’être sûr qu’elles ne doivent rien à l’influence des parents. Et il y a un bon moyen pour s’en assurer : c’est de dire et de faire le contraire de ce qu’ils voudraient pour les entendre hurler ! Vous trouvez cela infantile ? Vous avez tort. Cette attitude est la preuve que vos enfants sont en marche vers la maturité. Ils font un travail difficile et estimable pour se mettre au monde, tout seul, une seconde fois. Et s’ils crient si fort leurs valeurs, c’est parce qu’ils ne sont pas sûrs de leurs choix. Alors si c’est vraiment trop dur pour vous, rappelez-vous que les  » adolescents toujours gentils  » qui ne contestent jamais, ce n’est pas, comme leurs parents le croient, parce qu’ils sont  » bien élevés « . C’est parce qu’on ne leur a jamais vraiment donné le droit de penser.

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source   :   https://prendresoindenosenfantsquantiques.wordpress.com/

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