Lorsque l’Optimisme est une vertu

 

Optimisme, du latin optimus, le meilleur. Tendance à voir les choses du bon côté. Doctrine défendue par Leibniz, d’après lequel « tout est pour le mieux dans le  meilleur des mondes possible ». Pour le croyant, Dieu ne peut vouloir que le bien et souvent le fait sortir du mal même.

L’optimisme engendre la bonne humeur, évocation du bonheur, tout ce qui procure la joie.

On peut reconnaître que le mal existe en l’homme et en dehors de l’homme, tout en postulant ou du moins en espérant que le bien finalement l’emportera. C’est un pari nécessaire. Sinon, il n’y a pas de vie possible. Le pessimisme systématique casse l’élan vital et conduit parfois au suicide. Il est raisonnable et positif de parier sur ce qui exalte et favorise la vie, et non sur ce qui la détruit.

OPTIMISME CHEZ FRANCESCALe sourire est une vertu qui illumine la vie, la sienne et surtout celle des autres. Une femme, un enfant qui sourient dans la maison, c’est un soleil, c’est le bonheur. A opposer à ces visages tristes, taciturnes, qui jettent de l’ombre partout où ils passent. Le sourire n’est pas le rire, même s’il est un rire rentré, un rire intérieur, jamais vulgaire. Le sourire n’est pas la joie, même si la joie engendre secrètement le sourire, dans la durée. Le sourire est le signe de l’esprit sur un visage. Celui qui ne sait pas rire peut exprimer sa joie par l’humour. C’est une gaieté d’imagination, un mélange de science, de morale et de traits plaisants destinés à atténuer la rigueur du discours.

L’humour qui se moque de la morale sentencieuse permet à la vertu de ne pas être triste et de se faire pardonner son caractère contraignant. Il est aussi par la dérision de soi-même dans les épreuves, une forme de politesse pour ne pas importuner les autres. Il permet de supporter ce qui nous fait souffrir en remettant à leur place les vraies valeurs du détachement.

Cultiver l’optimisme intelligent

Bonne nouvelle, il existe aussi un optimisme qui concilie réalisme et esprit critique, et que l’on peut appeler « optimisme intelligent ». « Intelligent parce que nous partons du constat qu’il produit des bienfaits dans les différents domaines de notre vie, affirment Alain Braconnier et Odile Jacob dans un livre intitulé « OPTIMISTE ». C’est d’ailleurs le leitmotiv du chercheur en psychologie américain Christopher Peterson : selon lui, les études mettent en évidence que cette disposition d’esprit est associée au bonheur, à la persévérance et à l’accomplissement personnel. L’optimiste intelligent n’est pas dans l’illusion : il planifie, prend en compte le critère d’efficacité, là où l’optimiste de l’illusion se contente de formules incantatoires. » Il est entendu que nous ne sommes pas tous égaux face à cette aptitude : notre histoire, nos expériences, mais aussi notre biologie font la différence. Mais nous pouvons tous majorer notre capital mieux-être. Parce qu’il ne néglige pas les services du pessimisme, ne dénie pas la complexité de notre psyché et, surtout, parce qu’il fait appel à nos ressources personnelles et à notre intelligence, cet optimisme-là nous séduit et nous convainc. Alain Braconnier nous propose cinq pistes à explorer.

La disposition optimiste à penser le futur peut se définir comme une confiance générale à obtenir des résultats ou comme la capacité à imaginer qu’il y aura des sentiments, des comportements, des expériences positives à vivre. Il s’agit donc de s’efforcer, lorsque l’on est dans l’anticipation négative, d’opposer à chaque crainte ou obstacle son antidote positif, de manière à rééquilibrer la pensée et les émotions. S’adonner à la rêverie positive sur le futur, sans souci de réalisme, est également un moyen agréable et efficace de faire barrage à l’anxiété. Le mode explicatif positif des événements a été étudié par des chercheurs en psychologie, qui ont découvert que les optimistes avaient tendance à considérer des épisodes désagréables comme étant momentanés, spécifiques à une situation donnée et liés à des raisons extérieures à eux. Efforçons-nous donc d’analyser chaque expérience négative en la passant au tamis de ces trois critères. Pour s’exercer, on peut repenser à des événements du passé et en faire un récit qui tienne compte de ces éléments.

Autre point qui les différencie des pessimistes, les optimistes pensent que le fait d’agir aura des conséquences plus bénéfiques que s’ils laissaient simplement « faire les choses ».Un comportement actif (élaborer une stratégie, faire un choix, poser un acte) est toujours plus positif – en termes d’image de soi, de confiance et de vision d’avenir – qu’un comportement d’inhibition ou de passivité. Le bon réflexe est donc de prendre en compte la situation (échec, impasse) puis de se demander : « Que puis-je faire maintenant ? » Cela nous fait quitter la position de victime pour nous remettre en position de sujet.

Il convient de chercher l’opportunité qui se cache dans chaque difficulté plutôt que de la considérer comme une invitation à « tout laisser tomber ». Mais, avant cela, il est important de s’accorder le temps de digérer la nouvelle situation (échec, impasse, retard) et les émotions qu’elle déclenche. Trop de décisions sont prises hâtivement parce qu’elles sont motivées par le désir de passer à un épisode plus agréable. Or, l’optimisme intelligent fait avec la réalité, il n’est ni déni de celle-ci ni refoulement des émotions négatives.

SOUS LA PLUIE

Si l’humain n’était pas foncièrement optimiste, il ne grandirait pas, ne marcherait pas et n’acquerrait aucune compétence d’aucune sorte. L’optimisme est un élan, une force vitale qui nous pousse à aller de l’avant, à obtenir, à conquérir. Par la force, par l’intelligence et par les mots. Prendre conscience de la dose de confiance en soi et en l’avenir qu’il nous a fallu pour arriver là où nous sommes est le premier pas pour continuer à avancer. Sans ce fond d’optimisme, nous serions-nous lancés dans des histoires d’amour ? Aurions-nous tissé des liens d’amitié ? Aurions-nous tenté telles études, tel concours, telle formation ? L’énergie vitale qui nous anime ne demande qu’à être activée, canalisée puis utilisée. Certaines postures la renforcent et la nourrissent. Savourer la beauté du monde et des êtres, juste autour de soi, ouvre l’esprit et le cœur. Au contraire du pessimiste, dont le regard ne s’attarde que sur le mauvais, construire des cercles vertueux, en s’appuyant sur nos petites réussites, qui permettent de gagner en confiance et en ambition. Prendre le temps de penser, de questionner, de s’informer, d’imaginer et de rêver. Au lieu de sauter aux conclusions, de généraliser, d’user de préjugés et de certitudes. Deux postures diamétralement opposées. La première est la signature de l’optimiste intelligent, tandis que la seconde porte celle du pessimiste résigné.

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer le site de Francesca https ://prendresoindenosenfantsquantiques.wordpress.com/

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