Cette nouvelle Violence des Enfants

Jamais auparavant nous n’avons pu constater autant de violence des enfants, envers d’autres enfants… Ces tragédies incitent à une prise de conscience brutale ; elles appellent impérieusement à des transformations de base dans la manière d’éduquer les parents et les méthodes d’enseignement à l’école. C’est là la base de tout travail, et ce, depuis bon nombre d’années.

Les parents et les élèves qui ont connu ces événements abjects ont droit à toute sympathie. L’impensable semble atteindre, encore et encore, ces précieuses petites âmes que nous appelons nos enfants.

La colère monte car une génération entière de parents et d’enseignants se sent frustrée. Ces gens ont l’impression d’avoir fait de leur mieux, mais quelque chose leur a échappé et a permis qu’une faille monumentale vienne miner l’éducation et l’instruction traditionnelles – une faille qui a corrompu l’esprit d’enfants au point qu’ils s’arment jusqu’aux dents pour aller exécuter leurs camarades.

Comme le disait Doreen Virtue dans l’un de ses livres,  je cite :

« Un enfant est celui qui affiche une série d’attributs psychologiques inconnus et inhabituels et qui adopte un schéma de comportement qui, jusqu’ici, n’a pas fait l’objet d’études. Ce schéma comporte des facteurs communs et uniques suggérant que ceux qui sont en contact avec ces enfants (notamment les parents) doivent adopter une autre attitude et un mode d’éducation différent pour que ces petits atteignent l’équilibre. Si l’on ne tient pas compte de ces schémas, l’on risque d’engendrer des déséquilibres et des contrariétés dans l’esprit de ces jeunes vies si précieuses »…

La colère et l’indignation grondent face à cette violence infantile. Les parents bloquent les rues avec leurs voitures, klaxonnent pour manifester leur désapprobation face à la myriade de véhicules de presse qui ont envahi la ville comme autant de vautours électroniques et qui assaillent brutalement de leur micros et de leurs caméras les parents chagrinés, les professeurs et les élèves consternés. La population est lasse de revivre constamment les mêmes scènes d’horreur.

Un seul pris position devant la caméra, c’est en mars 2001, un certain Bill Maher (comédien) déclarant son exaspération à l’auditoire nationale. Selon lui, il était temps de « reprendre nos familles en main ». Il affirma que c’était une grave erreur de faire de nos enfants des partenaires dans la famille, car ils finissaient par « prendre le dessus » et « contrôler nos vies ». Il poursuivait sa tirade en avertissant les enfants de faire ce qu’on leur disait, comme  à son époque à lui, ajoutant qu’il ne fallait pas leur accorder de statut égalitaire. Qu’il fallait les remettre à leur place. Que les adultes étaient dépositaires de la Sagesse et pas eux. Qu’il ne fallait plus nous laisser « gouverner » par eux. Et il ne blaguait pas. Assis vis-à-vis du téléviseur tout le monde était consterné de vois l’ignorance qui sous-tendait ces anciennes façons de penser et d’éduquer. […]

enfant triste

Il faut savoir que jamais tuerie à l’école n’a été perpétrée par un enfant qui, au cours de son enfance, a été respecté par sa famille, dont les parents sont les meilleurs amis et à qui on a accordé des choix en tant que « partenaire dans la famille ». Ces principes fondamentaux rattachés au rôle de parents contribuent à une solide estime de soi chez l’enfant et lui donnent la capacité de discerne le bien du mal lorsqu’il subit la pression de ses pairs, inévitable dans notre société.

Presque sans exception, les massacres à l’école ont été commis par des jeunes confus qui n’ont jamais eu la possibilité de parler de leurs problèmes à la maison, ou dont les parents étaient si parfaitement inconscients de leurs agissements que ceux-ci fabriquaient à leur insu des bombes dans le garage. D’après les rapports, les « gamins meurtriers » sont frustrés, souvent les victimes de petites brutes à l’école, et des êtres incapables d’affronter les facteurs de stress quotidiens. Malheureusement, ils ne retrouvent aucun ami à qui se fier au sein de la cellule familiale et échafaudent alors, à l’aide de jeux de mort et de sites Web haineux, une réalité « vindicative » qui leur est propre. Les études scientifiques ont désormais démontré que certains de ces jeunes prenaient des substances ou des médicaments, preuve supplémentaire indiquant que cette substance ne donne pas les résultats escomptés. Ces jeunes assassins ne communiquaient pas avec leurs parents ou alors ne se sentaient pas suffisamment proches d’aucun membre de leur famille pour entamer un dialogue.

Sans vouloir offenser M.Maher dont j’ai cité les propos plus haut… disons que ses commentaires ont plutôt rendu un mauvais service à tous les enfants. Croyons-nous vraiment que ces gamins, aujourd’hui morts ou en captivité, se seraient mieux comportés s’ils avaient été frappés tôt dans la vie et sommés de « bien se comporter, ou il t’en cuira » ?? Il s’agit d’enfants… de sages petits humains dans des corps minuscules qui se voient forcés de se plier à un schéma qui s’avère tout à fait préjudiciable à certains d’entre eux. S’ils ont la rage, on peut accuser les situations contraignantes qu’ils subissent : celles qu’engendrent les murailles d’indifférence ou les adultes trop occupés pour s’intéresser à eux.

Je persiste à croire que la clé de ce phénomène de violence des enfants dont nous sommes témoins est un simple changement d’attitude combiné au respect dans l’éducation des enfants. Nous devons en faire des partenaires dans nos familles et ne jamais insinuer qu’ils devraient tyranniser la famille ni la régir. Offrir des choix à nos enfants et faire preuve de respect au sein de la famille ne signifie pas de mettre les jeunes au gouvernail. La discipline s’avère encore nécessaire et le fait d’imposer des limites demeure un principe valable du rôle de parents. Si l’enfant est respecté, à mesure qu’il grandit, il apprend mieux et accepte plus aisément la discipline que celui qui grandit à coups de « attends d’être plus vieux – Tu ne sais rien à ton âge » etc… Nous ne devons pas régresser à des méthodes d’éducation à la maison datant d’un demi-siècle. Nous ne devons pas baisser les bras.

Beaucoup de gens qui baissent les bras pensent que puisqu’ils ne s’en sont pas si mal sortis avec ces anciennes méthodes d’éducation il serait correct de revenir aux « bonnes vieilles méthodes », quand les enfants n’avaient pas le droit de parole, qu’ils respectaient leurs parents et ne mitraillaient pas leurs camarades de classe.  Si c’était vraiment la solution, comment expliquer les déchaînements de violence de Jeunes Japonais, le Japon, là où règne une culture où la relation parents-enfants est claire. Le modèle japonais de la cellule familiale a toujours semblé idéal. Les enfants sont obéissants et vénèrent leurs aînés. Pourtant, d’après les nouvelles, le Japon connaîtrait les problèmes qui sévissent.…

Les enfants ont changé et nulle méthode ancienne peu importe son efficacité d’antan, ne va désormais donner de résultat. Les enfants d’aujourd’hui sont le résultat produit de l’évolution humaine  et par le fait même, deviennent une source d’espoir pour nous tous. Contre toute attente, la race humaine semble avoir triomphé des sombres prophéties millénaristes et des scénarios apocalyptiques. Nous nous trouvons désormais à un carrefour de conscience où nos enfants sont informés et sages, où ils sont mûrs pour une approche d’un autre type en ce qui a trait à l’éducation parentale et à l’instruction scolaire. Ils font face à un univers où la tolérance prend des formes routes neuves et où les modèles politiques et religieux leur apparaissent peu à peu comme des mystifications. Sur leur radar à l’humanité, l’intégrité prime le plus souvent et en son absence, ils réalisent, même tout petits. Parfois, quand cette droiture fait défaut à la maison ou à l’école, ils battent en retraite, se tournent vers l’intérieur pour y découvrir ce que le monde à d’autre à leur offrir, ou mieux encore, ce qu’ils pourraient créer eux-mêmes, à partir de leur colère et de leur rage, qui serait plus valable.

Certains jeunes, en proie à autant de frustrations que nous cherchent à exprimer leurs idées sur la question. Après tout, ce sont eux qui vivent ces tragédies. Nous sommes parfois persuadés qu’ils vivent dans un néant et que nous seuls, les adultes, sommes habilités à former des comités, à rédiger des livres et à nous pencher sur ce dilemme. Mais de plus en plus adolescents et jeunes adultes s’assemblent, mus par leur sens des responsabilités, allant même jusqu’à enfanter des livres.

[Les élèves sont-ils capables de mettre fin à la violence à l’école – Les solutions proposées par la jeunesse].

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source   :   https://prendresoindenosenfantsquantiques.wordpress.com/

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :