Ces enfants qui ont triomphé de leur passé

 

— La grande enquête « Que sont-ils devenus ? »(1) réalisée par la Fondation, révèle que 75 % des anciens enfants placés dans les Villages d’ACTION ENFANCE sont aujourd’hui satisfaits de leur vie. Pour ces adultes à l’enfance cabossée, qu’est-ce que cela signifie exactement ? Réussir sa vie a-t-il la même résonance que pour un adulte ayant passé son enfance entouré de sa famille ?

« On est toujours émerveillé devant ces enfants qui ont su triompher d’épreuves immenses et se faire une vie d’homme, malgré tout », écrit Boris Cyrulnik, psychiatre et psychanalyste(2). Malgré la maltraitance, les violences subies, l’abandon, la grande majorité des anciens enfants placés dans un Village de la Fondation ACTION ENFANCE ont réussi à construire un projet de vie personnelle et/ou professionnelle. Mieux : 75 % des répondants à l’enquête « Que sont-ils devenus ? » initiée par la Fondation se disent globalement satisfaits ou très satisfaits de leur existence. « C’est un chiffre à analyser par rapport à leurs propres critères, précise Patrick Dubéchot, sociologue démographe, ancien responsable CREAS(3) de l’ETSUP(4), pilote de l’étude. Parce qu’ils ont le sentiment de vivre de manière beaucoup plus satisfaisante que leur propre famille, mais aussi d’avoir eu une enfance grâce à la Fondation, ils s’estiment aujourd’hui satisfaits de leur vie. »

enfants du ciel

ÊTRE DANS LA NORME, C’EST TOUT

Au regard de notre histoire, mais aussi de notre personnalité, les promesses que peut nous faire la vie varient d’un individu à l’autre. Enfant placé ou non, chacun a sa vision de ce qu’est réussir sa vie. Pour l’un, c’est la quête du bonheur, pur et simple, tandis qu’un autre se contentera d’effacer une souffrance. Pour un autre encore, réussir sa vie peut signifier « accomplir quelque chose », qu’il s’agisse de réussite sociale ou familiale. Ce peut être enfin simplement d’avoir une vie respectable.

C’est ce qu’attend une grande partie des anciens des Villages dont la volonté est de se rapprocher d’une forme de « normalité » et, surtout, de ne pas reproduire ce qu’ils ont vécu. Et pour près de 70 % d’entre eux, l’expérience en Village d’Enfants a été déterminante dans leur trajectoire et a été un facteur d’insertion sociale. La stabilité de l’accueil et des personnels leur a permis de se construire une sécurité affective, un espace pour vivre une enfance ordinaire : grâce aux Villages, ils ont le sentiment de s’en être sortis.

Références :

(1) Enquête Fondation ACTION ENFANCE 2014. Voir Grandir n°83, Dossier pages 4 à 10.

(2) Boris Cyrulnik : Un merveilleux malheur, Odile Jacob, 1ère édition 1999, 2e édition 2002.

(3) CREAS : Centre de Recherche et d’Études en Action Sociale.

(4) ETSUP : Ecole Supérieure de Travail Social.

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source   :   https://prendresoindenosenfantsquantiques.wordpress.com/

 

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