Lorsque la Foi est une vertu

 

Du latin fides : engagement, lien. La foi est l’adhésion de l’intelligence à la vérité.

Toutes les religions ont été fondées par un personnage charismatique, bénéficiant de l’expérience de Dieu, parfois envoyé par Lui pour éclairer les hommes. Malheureusement, l’expérience religieuse n’obéit pas aux critères actuels de la science occidentale, pour laquelle ce qui est « réel » est ce qui peut être observé partout et par tous et reproduit. Aussi un fossé est-il creusé entre la science et la foi, car l’expérience des mystiques n’est donnée qu’à une infime minorité et n’est pas reproductible.

La foi religieuse s’appuie sur une révélation divine transmise par des prophètes et fixée par des textes sacrés. Pour un chrétien, la foi est une libre adhésion de l’esprit aux vérités révélées par le Christ et enseignées par l’Eglise. Celle-ci s’efforce de montrer que la foi surnaturelle n’est pas contraire à la raison, mais l’accomplit, en lui faisant connaître des vérités qui la dépassent et enrichit ainsi le trésor de ses connaissances et de sa croissance spirituelle. Dieu étant par essence insaisissable, il est difficile d’établir un critère commun de la foi appliquée à toutes les religions. C’est pourquoi les églises ont établi des dogmes, des articles de foi. Dans les Etats totalitaires, autrefois comme aujourd’hui, l’adhésion du pouvoir politique au dogme a souvent entraîné une obligation abusive d’adhérer à la foi et aux pratiques religieuses. Cet abus, ajouté celui du pouvoir temporel et des richesses ecclésiastique s, ont fondé la notion démocratique de laïcité et provoqué en Occident la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Les dépositaires de la foi avaient oublié la règle d’or, le libre agrément, exprimé par le concile de Tolède : « Ne faites violence à personne pour l’amener à la foi ».

entre ciel et terre

La foi est d’abord un don de Dieu. Avoir la foi, c’est ressentir au plus profond de son cœur une impression durable et bouleversante qui ne peut se comparer qu’à l’amour, qui est l’Amour dans sa perfection et sa quintessence. S’il est vrai que dans les sciences, savoir c’est aussi chercher, combien plus dans la foi, où la différence est immense entre le domaine de ce qui est connu et de ce qui est inconnaissable et qui n’est pressenti que par l’amour, à travers les ombres. Ce clair-obscur invite à une recherche qui ne finit pas. On retrouve cet élan dans toutes les religions, de toutes les époques. Si ce sentiment religieux s’affadit, peut demeurer la « carcasse » : dogmes, images, souvenirs, traditions. Ils aident dans la « traversée du désert », ou dans les « nuits de l’esprit » décrites par les mystiques. Mais cela ne suffit pas.

La foi est un « sentiment ». Cela signifie que la foi n’est pas le fruit d’une activité intellectuelle ou encore de la raison.

La foi n’est donc pas un « choix raisonné » basé sur un argumentaire. La croyance est un choix de croire pour des raisons identifiées, profitables à la personne. La croyance n’est pas la foi. On ne peut démontrer par des équations mathématiques que l’on aime une autre personne, comme on ne peut démontrer le contraire. On pourra argumenter sans fin, sans avoir de moyen de conclure. La foi obéit au même mode de fonctionnement : elle est indémontrable et on ne peut démontrer son contraire. Cette volonté de démonstration n’a d’ailleurs aucun sens : une personne a la foi ou elle ne l’a pas. Le langage religieux, s’il est donc inadapté pour convaincre de la foi, parle à ceux qui ont la foi sur un plan symbolique, affectif, spirituel mais non littéral.

La foi. Il semble qu’elle donne le pouvoir d’accomplir des actes extraordinaires.

Dans le monde chrétien, la foi a remplacé le doute. Celui-ci balaye tout, il purifie l’esprit. Si vous doutez de vos expériences, de vos opinions, vous êtes libres d’observer clairement. Le doute est un des principaux facteurs du monde oriental, du bouddhisme et de l’hindouisme ; on y exige que vous doutiez, que vous mettiez en question ; n’acceptez pas, soyez votre propre lumière, une lumière que personne ne peut vous donner. La grande force n’arrive pas par le truchement de la prière, de l’illusion ou de la foi; elle vient par la lucidité, par l’intermédiaire de l’esprit qui voit clairement ; cette lucidité n’est pas intermittente. Quand une chose est vue clairement alors on en est débarrassé. Etre soulagé de ce fardeau donne de la vitalité, de l’énergie, de la force. De même, la libération totale de tout attachement apporte la force de l’amour et peut faire bien plus que toutes les autres expériences et les prières.

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