Lorsque le Détachement est une vertu

Le détachement c’est l’abandon volontaire de tout ce qui lie sans nécessité, en vue d’un bien moral et/ou spirituel. Le détachement est ce mystérieux mouvement de l’esprit qui porte à renoncer à ce qui est superficiel, vanité, apparence, et d’abord à son moi égoïste, envahissant, avide surtout de « réussir dans la vie », pour laisser place à des valeurs supérieures, auxquelles nous sommes destinés.

« Moins on possède, plus riche est notre vie » – une certaine jeunesse, celle qui pense au lieu d’être pensée, l’a bien compris. Le détachement véritable, par son fruit immédiat, est une vertu de transparence. Cessant d’être ébloui par les lumières de cette fête qu’est le monde, la pénombre de notre grotte intérieure s’anime.  On y trouve alors Dieu, une secrète connivence s’établit entre Lui et nous. On sent qu’il tient à nous, non pour nous corrompre par le bonheur, mais au contraire pour nous soutenir, nous hausser, nous faire croître par les obstacles qu’il dose, par le dépouillement de l’accessoire auquel il invite. Ainsi la présence de l’ETRE augmente en densité dans la mesure où l’on se détache, où l’on renonce à soi-même, où l’on tâche de s’oublier. Il faut s’efforcer à un abandon total. Lorsque cette perte de soi est réalisée, lorsqu’elle est liée à la joie, alors nous sommes maîtres des choses et l’événement nous est donné, gracieusement. C’est cette « pauvreté » qui rend riche. C’est la tempérance qui rend livre. C’est l’abandon qui rend puissant. Et c’est pour nous une preuve singulière de l’existence de Dieu. Mais le détachement ne suffit pas. Il doit déboucher sur le don de soi.

enfants chez francesca

Le premier geste de détachement est de purifier on être, de le rendre plus détachable, plus léger et de rompre les amarres. D’être déjà en abandon et en désir, celui que l’on sera demain, celui que l’on a toujours été. Une chose est sûre : on ne possède que ce à quoi on a renoncé. C’est comme fait de ne pouvoir s’endormir…. Le fait d’y renoncer nous prolonge systématiquement dans un profond sommeil. Pour être vraiment livre, il nous faut toujours, dans le tain de nos vies quotidiennes, nous intéresser aux choses et nous en détacher. Faire de son mieux, mais ne pas être anxieux des résultats.

Le détachement est simplicité, mais cela ne suffit pas. Le parfait détachement implique le dépouillement, l’esprit de pauvreté cher à Saint François d’Assise, à Saint Bernard et à Charles de Foucauld. (à lire). Finalement, la pauvreté c’est l’état de celui qui est dépourvu du nécessaire. Tout autre est l’esprit de pauvreté. C’est le détachement des biens de ce monde au profit des valeurs spirituelles et altruistes. Ainsi, la pauvreté devint richesse….

La perfection est toujours difficile à atteindre… l’essentiel est d’entrer dans un esprit de perfection. Le détachement nous y aide. D’abord, la simplicité. Elle rendra le partage plus facile, surtout si tout est soutenu par un esprit d’amour. Au fond, les seuls riches, ici-bas et ailleurs, ce sont ceux qui aiment.

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