Lorsque le courage est une vertu

 

Lorsque que l’on parle de courage, on regroupe trois vertus : le courage, la force (morale) et le sacrifice (l’héroïsme). En effet, le courage tient plus au cœur qu’à la raison. Il est avant tout générosité et on peut dire qu’il est à la base de toutes les vertus, à vivre tous les jours ; une lutte perpétuelle, non seulement dans son travail, dans sa vie familiale et sociale, mais aussi dans sa vie intérieure : lutter contre ses passions ou contre sa paresse. C’est donc réellement une force, la force de l’âme, ou force morale, l’une des quatre vertus cardinales, « la condition de toute vertu » confirme Saint Thomas d’Aquin. C’est une puissance d’action, physique et morale. Une cause agissante qui produit un effet.

Celle qui nous intéresse ici est une énergie morale, associée à l’intelligence, au travail et à l’amour. Une puissance de l’esprit et surtout du cœur liée à la vie, ce mystère. Elle s’exprime par le courage qui porte à vivre malgré mille obstacles, et paradoxalement parfois à mourir, en donnant sa vie.

La force morale définie ainsi : « Elle assure dans les difficultés la fermeté et la constance dans la poursuite du bien. Elle affermit la résolution de résister aux tentations délétères d’abandon et de mollesse, pour surmonter les obstacles. Elle permet de vaincre la peur même de la mort, d’affronter l’épreuve et la persécution, jusqu’au sacrifice de sa vie pour une juste cause ». On parle aussi de la vertu du guerrier car le courage est aussi celle des hommes politiques lorsqu’il s’agit de déposer les armes. Il faut alors un courage inouï pour faire la paix.

arche de noé

Bien entendu avant d’en arriver à cette perfection, le courage, fruit de la force morale, peut être défini comme une énergie morale qui porte à braver les difficultés, l’adversité, le danger, au lieu de les fuir. A ce sujet, Le Senne a dit : « Le courage est la vertu de l’homme menacé, traqué par l’urgence du péril ».  Le courage est une maîtrise intelligente de la peur chez les êtres vivants, même les plus faibles, en réaction contre l’instinct de conservation qui les porte à fuir après avoir cédé à la panique. On affronte au lieu de supporter…

C’est V.Jankélévitch qui allait encore plus loin lorsqu’il affirme qu’allant à contre-courant des instincts, le courage nous fabrique une surnature. Et il conclut par ce mot remarquable : « Le courage obéit à la vocation de l’esprit, qui est une vocation de liberté ». Pour être courageux, il faut donc avoir peur ou plutôt être non-courageux, craindre, puis oser affronter. Celui qui n’a jamais peur n’est pas courageux, il est aveugle, au mieux insouciant ou intrépide. Le courage n’est une vertu que s’il est au service du bien.

Le courage moral implique une énergie durable de caractère, qui porte à avouer et à soutenir ce que l’on croit, même au risque de sa vie et de sa liberté. Pour durer, il exige de la mesure et de l’expérience. Mais le courage n’est jamais acquis, il faut toujours recommencer à le mobiliser, car la peur refoulée demeure embusquée.

Le courage de tous les courages ne serait-il pas celui d’affronter la douleur, physique ou morale. Par le courage, l’homme souffrant libère son âme de l’ego, comme s’il ne s’agissait plus de lui. Au contraire de la témérité qui elle, n’examine rien et prend souvent des risques inutiles, le courage implique une réflexion intelligente. Il se tient au juste milieu entre deux excès….

Pour ne pas faire amalgame, on dira que la différence entre le courage et l’héroïsme est que ce dernier implique le sacrifice désintéressé de sa vie. Sur le champ de bataille ou dans la vie, le héros est celui qui s’expose alors qu’il pourrait rester à l’abri ; qui va chercher un camarade blessé, qui sous la torture et la menace refuse de livrer ses camarades. Héroïque aussi est la mère qui se sacrifie pour un enfant malade, ou lourdement handicapé, l’infirmière pour les malades contagieux etc…. L’héroïsme n’est pas une vertu cardinale c’est une forme de mysticisme.

Se pose alors la question de savoir comment faire pour donner la force à ceux qui ne l’ont pas ou du moins à ceux, notamment les jeunes,  qui auront un jour ou l’autre à affronter les dures réalités de la vie ( ?)

Les exigences les plus dures donnent la vraie force. Si la jeunesse est désemparée, c’est qu’on n’exige pas assez d’elle. Ce sont les maîtres les plus sévères qui, dans le temps des études, nous aident le plus. Et les parents d’abord qui apprennent à vaincre les difficultés au lieu de les éviter. Le recommencement après l’échec, c’est le nom secret du courage. Pourvu que la motivation soit au rendez-vous : La Foi.   

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site https://prendresoindenosenfantsquantiques.wordpress.com/

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