Lorsque l’amitié est une vertu

amitieSelon les définitions des dictionnaires, l’Amitié est une affection pure de tout attrait sexuel, unissant deux êtres. Pour durer dit-on, l’Amitié doit être paisible et respecter le partenaire. Eh qui dit amis dit égaux : mêmes droits, mêmes devoirs. Loyauté. L’amitié suppose aussi le désintéressement, sinon c’est de la simple complicité d’intérêt.

Pour l’être humain, personnage sociale, l’amitié est une des conditions du bonheur. Elle donne les avantages de l’amour sans les inconvénients de la passion. Elle est un refuge contre le malheur. Elle n’est ni manque, ni fusion, mais communauté, partage, fidélité… en amitié, on se choisi, en ce sens, l’amitié est une vertu, ce que l’amour charnel n’est pas. Cependant, c’est une petite vertu, elle a ses limites. C’est à travers nos amis que nous nous aimons nous-mêmes, finalement nous les aimons parce qu’ils nous aiment….

L’amitié n’est complète que lorsqu’elle est non seulement une ressemblance que l’on cultive, une confiance que l’on pratique, mais un effort commun et réciproque pour s’élever, pour se purifier, pour se surmonter. Alors, l’amitié sent non seulement sa douceur mais sa force, ce qui est nécessaire pour qu’elle atteigne sa plénitude. A cette hauteur, à cette profondeur, l’amitié ne craint aucune atteinte, ni l’éloignement, ni le temps, ne peuvent l’altérer. Seule une amitié désintéressée est vertueuse et durable.

La première qualité d’un ami, avec la fidélité, c’est sans doute la discrétion. Garder une certaine distance, ne pas s’imposer, espacer les rencontres pour ne pas lasser. Il en est des amis comme de la famille. Un trésor parfois inaccessible, puisque le seul fait de prétendre le posséder, l’accaparer, le ferait perdre.

L’amitié est l’un des beaux cadeaux de la vie. Elle nous rend vivants, généreux, nous permet de nous ouvrir à d’autres façons de penser et de réagir. Des pistes pour l’entretenir et s’y épanouir.

Les amitiés homme / femme : Un ami, c’est quelqu’un qui nous connaît par cœur, à qui nous nous livrons sans fard. Le désir a besoin de mystère, ce dont l’amitié se passe volontiers : « Désirer l’autre, c’est percevoir que sa construction psychique n’a rien à voir avec la mienne, explique Catherine Blanc, sexologue, psychanalyste et auteure de La sexualité des femmes n’est pas celle des magazines (Pocket, “Évolution”). Cette différence crée un vide entre l’autre et moi, que je vais chercher à combler grâce à la sexualité.

Avec un ami, les enjeux relèvent d’un autre ordre : nous tentons de rejouer la tendresse, la proximité que nous avons vécues avec papa, maman, nos frères et sœurs. Nous sortons du champ du sexuel pour ne pas risquer de convoquer une situation incestueuse. » Parfois, certains se lancent dans ce que les Brésiliens appellent « l’amitié colorée ». Un soir de spleen ou de solitude, ils se réconfortent dans les bras l’un de l’autre. « C’est surtout la tendresse qui est à l’oeuvre dans ces passages à l’acte, estime Sophie Cadalen. Il s’agit plus d’un désir de câlins que d’un vrai désir sexuel. » Même constat pour Serge Hefez : « Les relations sexuelles de copinage ne sont pas de même nature que les relations sexuelles amoureuses. Dans le premier cas, il s’agit juste d’un jeu érotique, sans grande conséquence. En revanche, si l’amour s’en mêle, la différence fondamentale des sexes entre en ligne de compte. Elle fait réapparaître les enjeux inconscients entre un homme et une femme. Des enjeux forcément teintés d’ambivalence : l’activité et la passivité, la soumission et la domination. L’ordre égalitaire de la camaraderie s’en trouve bouleversé. »

AMITIE

En ce qui concerne l’amitié en tant que vertu : il est important de cultiver en soi ses amitiés, les arroser en quelque sorte, de peur qu’elles ne se dessèchent et ne se fanent. Savoir partager la solitude des cœurs. En vérité, élever l’amitié au degré de vertu, c’est s’oublier soi-même, être capable d’aimer l’autre et de se taire. Et si notre ami souffre, de le soutenir avec discrétion et tendresse. Mais cela, c’est plus qu’une amitié ordinaire. On entre dans un amour de dépassement, l’amour-charité.

La charité penchant à faire le bien d’une manière désintéressée, est la troisième vertu théologale, la grande nouveauté apportée par le christianisme : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu ». La charité chrétienne va beaucoup plus loin de la bonté naturelle. Dans sa célèbre 1er Epitre aux Corinthiens (13, 1-7), Saint Paul souligne l’importance de la charité : « Quand je parlerai les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité je ne suis qu’airain qui sonne. Quand j’aurai le don de prophétie et que je connaîtrai tous les mystères et toutes les sciences, quand j’aurai la plénitude de la foi, si je n’ai pas la charité je ne suis rien… » 

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