LORSQUE L’AMOUR EST UNE VERTU

On distingue en vérité TROIS types d’amour susceptibles de s’imbriquer les uns dans les autres :

  1. EROS (érotisme). C’est l’amour charnel, sexuel. Le désir physique de l’autre qui s’exprime par la passion amoureuse, mais malheureusement, vécue souvent dans le manque et la souffrance.
  2. PHILIA (amitié). L’amour charnel qui évolue vers l’amour-tendresse. Il n’est plus seulement un instinct animal ou une concupiscent, il se donne, il est joyeux, épanoui. C’est l’amour conjugal accompli et celui aussi que l’on porte à ses enfants et réciproquement.
  3. AGAPE (charité). C’est l’amour donné sans recherche de contrepartie. Il est le bien par excellence. Les croyants disent trouver cet amour en DIEU.

vierge marie

L’amour EROS n’est pas une vertu : « L’amour ne se commande pas puisque c’est l’amour qui commande ». Mais au fur et à mesure que l’on avance dans la sagesse et la vertu, on se détache des désirs égoïstes, on s’élève aux degrés de l’amour. On n’aime d’abord que Si puis l’Autre, et enfin les Autres. Ainsi, la « bienveillance naît de la concupiscence puisque l’amour naît du désir, dont il n’est que la sublimation joyeuse et comblée.

Cet amour-là est un une vertu : vouloir le bien d’autrui, c’est le bien même !

L’Amour est donc le commencement de tout……..

L’amour contient la foi et l’espérance. L’amour s’incarne dans l’attachement du masculin et du féminin. Cette manière de vouloir ce qu’on n’a pas, en s’identifiant à lui par une sorte de charme, s’applique à tout, de proche en proche, même soi-même. Mais s’aimer d’un amour supérieur, c’est se vouloir dans son meilleur état, s’unir d’avance à ce qu’on sera. L’amour humain est une essence vouée à l’incomplétude. Elle ne peut conserver son identité avec elle-même qu’en changeant de for, d’esprit et de nature. Ce changement se fait en hauteur : il intègre le passé (l’instinct) et la chair dans une réalité plus haute. La sexualité est alors enveloppée dans l’Esprit. Le rôle de l’esprit est d’assumer et de sublimer ce qui doit être spiritualisé dans la matière et dans la vie, de préparer ainsi une métamorphose des énergies de l’Univers.

L’enthousiasme est le sentiment que l’on éprouve lorsqu’on sent au fond du cœur comme un Dieu caché. Ce principe qui vous anime et qui permet de créer. La ferveur est aussi un fruit de l’amour. Elle concerna la hâte, l‘intensité, l’allure vive et chantante de celui qui espère et qui croit. La tendresse, la douceur, la fidélité sont aussi les effets de l’amour sublimé.

Tout part d’un mythe antique, celui de l’androgyne, un être humain complet. Pour des raisons inexpliquées, l’androgyne aurait été coupé en deux, donnant mâle et femelle, désormais voués à se chercher pour s’unir et retrouver l’unité. Ce désir porte à l’amour charnel, fusionnel, donc l’Eros. Il se fonde sur l’idée que l’unité originelle nous précède, idées religieuse (retour de l’âme à Dieu) ou idée freudienne (unité perdue mère-enfant), idée biologique enfin (tout commence par la division d’une cellule).  Si l’union (association) de deux êtres est possible, la fusion ne l’est pas. Au-delà de l’accouplement, la réalité et l’unité du Moi persistent. La fusion idéale ici-bas impliquerait l’effacement de l’ego, ce qui reviendrait à mourir. Par ce fait, l’amour charnel n’est donc pas une fusion, mais la rencontre délicieuse de deux solitudes.

La clé de la crise que l’humanité subit n’est pas ici ? Ce conflit perpétuel entre la chair et l’esprit ; l’esprit qui veut s’incarner dans un corps rebelle à l’esprit ?

Cette dualité inscrite dans l’espèce paraît insurmontable. On a cru que la morale chrétienne, la pression sociale, les tabous, en limitant les débordements de l’instinct allaient supprimer les angoisses que l’on croyait suscitées par les refoulements de ces instincts, mais ce n’est pas ainsi que l’on retrouvera l’innocence. On ne retrouvera pas le paradis en faisant l’économie du sacrifice … Autrement dit, l’homme est double, comme pris entre la bête et l’ange.

Cette dualité de l’Etre Humain dédoublé, l’un suprasensible e t de type mystique et l’autre infrasensible de type sensuel est inscrite dans notre nature avant toute spécification morale qui n’a qu’un rôle d’encadrement dicté par la sagesse qui travaille à l’unité de l’être. La résistance, le refus de la chair de reconnaître la prééminence de l’esprit tente de se justifier et de se sublimer, ce qui la rend difficilement discernable. Le conflit s’y dissimule et tend à ne plus apparaître devant la conscience. Le mal-être que l’on observe dans nos sociétés viendrait donc de la négation de ce conflit, plus que du conflit lui-même ( ?)

animée1

Au point de vue sexualité, chez l’animal il y a le besoin et chez l’homme le désir. L’instinct animal règle facilement le besoin : l’animal s’accouple surtout au printemps pour la reproduction. L’homme est continuellement sollicité par le désir. La différence est considérable entre la charge du besoin et l’élan du désir, entre l’appel physiologique et l’invite psychique, d’où le danger des images pornographiques qui charrient les supports médiatiques et des fins mercantiles. Le monde est malheureusement submergé par un érotisme de bas étage. L’homme après avoir abandonné l’instinct animal saura-t-il se prendre en charge dans son intérêt supérieur ( ?)

L’invitation grandissante de l’humanité en pleine évolution invite le feu sexuel à se discipliner comme il l’est chez la bête par nature et non par liberté et raison. Le XXè siècle a fini par oser aborder ces rivages interdits. Des perspectives presque innommables menacent de transformer la condition humaine. Devenu maître de son destin, l’homme peut en effet maître de son destin et dégrader l’amour et le réduite à l’insignifiance. Mais il peut aussi le sublimer !

Tout engagement implique un beau risque à courir, sans cette foi toute chargée d’espérance, y aurait-il Amour ?

Je ne crois pas au hasard. Ce que nous appelons hasard n’est que notre incapacité à comprendre un degré d’ordre supérieur… Spirituel. L’univers semble fait de hasards, c’est à dire de rencontres qui paraissent fortuites, mais ces rencontres ont une finalité, un sens ; elles convergent vers une fin. Dans ces conditions, le hasard est une illusion de notre ignorance.

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